Une exposition dédiée à l’histoire du cinéma ivoirien s’ouvre aujourd’hui, jeudi 28 mai 2026, au musée des Cultures contemporaines Adama Toungara d’Abobo (MuCAT) à Abidjan. Intitulée « Ivoire Cinéma, une histoire entre deux mondes », cette manifestation culturelle, qui s’étendra jusqu’au 27 septembre 2026, met en avant les figures emblématiques du 7ᵉ art ivoirien à travers une sélection de travaux artistiques et cinématographiques.

Ce qu'il faut retenir

  • L’exposition « Ivoire Cinéma, une histoire entre deux mondes » se tient du 28 mai au 27 septembre 2026 au musée des Cultures contemporaines Adama Toungara d’Abobo (MuCAT), à Abidjan.
  • Elle rend hommage aux grands noms du cinéma ivoirien, dont Henri Duparc, Timité Bassori et Désiré Ecaré.
  • L’événement s’appuie sur les travaux de jeunes artistes pour explorer l’héritage cinématographique national.

Un hommage aux pionniers du cinéma ivoirien

Selon RFI, l’exposition « Ivoire Cinéma » se veut une plongée dans l’histoire du cinéma ivoirien, souvent méconnue malgré son importance dans le paysage culturel africain. Henri Duparc, réalisateur de films cultes comme « Aya » ou « Le Sixième Doigt », figure parmi les personnalités mises à l’honneur. Timité Bassori, connu pour son engagement dans le cinéma engagé des années 1970, et Désiré Ecaré, réalisateur du célèbre « Visages de femmes », complètent cette sélection de grands noms.

L’angle choisi pour cette exposition, « une histoire entre deux mondes », suggère une réflexion sur les influences culturelles qui ont façonné le cinéma ivoirien, entre héritage local et apports extérieurs. Les organisateurs ont souhaité mettre en lumière la diversité des parcours artistiques qui ont marqué l’évolution du 7ᵉ art en Côte d’Ivoire.

Une exposition nourrie par le travail des jeunes artistes

RFI souligne que l’exposition ne se limite pas à une rétrospective classique. Elle intègre également des créations contemporaines de jeunes artistes, invitant ainsi un dialogue entre générations. Ces travaux, souvent expérimentaux, offrent un éclairage moderne sur les thèmes chers au cinéma ivoirien, tels que l’identité, la tradition ou encore les mutations sociales.

L’un des objectifs affichés par les commissaires de l’exposition est de montrer comment le cinéma ivoirien, malgré des moyens souvent limités, a su développer une identité forte et reconnaissable. Les visiteurs pourront ainsi découvrir des affiches originales, des extraits de films, des photographies et des installations artistiques, le tout dans un parcours conçu pour être à la fois pédagogique et immersif.

Un musée au cœur du projet culturel abidjanais

Le musée des Cultures contemporaines Adama Toungara d’Abobo (MuCAT), où se tient l’exposition, s’impose comme un lieu incontournable pour la promotion de la culture ivoirienne. Inauguré en 2020, ce site culturel abrite des collections variées, allant des arts plastiques aux archives cinématographiques. Son choix comme écrin pour « Ivoire Cinéma » n’est pas anodin : il s’agit de renforcer la visibilité du musée tout en ancrant la manifestation dans le tissu urbain et social d’Abobo, une commune dynamique d’Abidjan.

D’après RFI, cette exposition s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine culturel ivoirien, portée par les autorités locales et les acteurs du secteur. Elle intervient également dans un contexte où le cinéma africain, et ivoirien en particulier, connaît un regain d’intérêt sur la scène internationale.

Et maintenant ?

Après la clôture de l’exposition le 27 septembre 2026, il est probable que les débats autour du cinéma ivoirien s’intensifient, notamment dans les milieux universitaires et artistiques. Une projection-débat ou une tournée de l’exposition dans d’autres villes de Côte d’Ivoire pourrait être envisagée, selon les retours du public et des organisateurs. Par ailleurs, cette initiative pourrait inspirer d’autres projets similaires, visant à documenter et à célébrer le patrimoine cinématographique du continent.

En attendant, l’exposition « Ivoire Cinéma » offre aux visiteurs une occasion unique de (re)découvrir l’histoire d’un cinéma qui, malgré les défis, a su marquer l’Afrique et au-delà. Une plongée dans le passé qui, espèrent ses promoteurs, pourrait inspirer les futures générations de cinéastes ivoiriens.