Quelques heures après la qualification du PSG en finale de Ligue des champions, la place de la Concorde à Paris a été le théâtre d’affrontements entre supporters et forces de l’ordre, ainsi que d’un acte de vandalisme ciblant une exposition photographique. Selon le Figaro, l’installation intitulée « Vivre ensemble », imaginée par le photographe Yann Arthus-Bertrand, a été partiellement saccagée dans la nuit de mercredi à jeudi. Les panneaux, installés depuis début avril, ont été retrouvés au sol et endommagés, quelques heures seulement après le match remporté par le PSG face au Bayern Munich (2-0).

Cette exposition, composée de 185 tirages en plein air, s’inscrit dans le cadre de la promotion du livre « France, un album de famille », publié aux éditions Actes Sud. Elle propose un portrait de la société française à travers des centaines de photographies. Initialement prévue jusqu’au 10 mai, l’installation a été partiellement restaurée dès jeudi matin grâce à l’intervention de volontaires. Yann Arthus-Bertrand a salué leur mobilisation sur les réseaux sociaux, tout en regrettant la dégradation subie par son œuvre.

Ce qu'il faut retenir

  • L’exposition « Vivre ensemble » de Yann Arthus-Bertrand, installée place de la Concorde depuis début avril, a été vandalisée dans la nuit du 6 au 7 mai 2026, quelques heures après la victoire du PSG en demi-finale de Ligue des champions.
  • Les panneaux, composés de 185 tirages en plein air, ont été endommagés et retrouvés au sol. L’installation devait initialement se terminer le 10 mai.
  • Dans le même temps, 127 interpellations ont été recensées en région parisienne, dont 108 à Paris, selon les annonces de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, faites jeudi matin sur CNews et Europe 1. Vingt-trois policiers ont également été légèrement blessés.
  • Yann Arthus-Bertrand a partagé des images du saccage sur Facebook avant d’appeler à l’aide pour restaurer l’exposition, une opération qui a déjà commencé avec l’appui de bénévoles.

Une exposition dédiée au « vivre ensemble » prise pour cible

L’exposition « Vivre ensemble » avait été inaugurée début avril dans le cadre de la sortie du livre « France, un album de famille », un projet photographique conçu pour capturer la diversité et l’unité du territoire français. Une première version de cette exposition avait déjà été présentée l’an dernier à l’Hôtel de Ville de Paris, soulignant l’engagement de Yann Arthus-Bertrand en faveur des valeurs de cohésion sociale.

Placée sur l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale, la place de la Concorde, l’installation visait à illustrer la richesse des interactions humaines à travers des portraits variés. Son vandalisme survient donc comme une ironie amère, alors que le thème même de l’exposition résonne avec l’actualité sociale et sportive récente.

Des violences urbaines liées aux célébrations sportives

Les dégradations de l’exposition s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions survenant après la victoire du PSG. Selon les autorités, 127 interpellations ont eu lieu en région parisienne dans la nuit du 6 au 7 mai, dont une majorité à Paris. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé que vingt-trois policiers avaient été légèrement blessés lors des opérations de maintien de l’ordre.

Ces chiffres reflètent l’ampleur des débordements qui ont accompagné les célébrations des supporters parisiens. Si la joie légitime des supporters s’est exprimée, elle a aussi dégénéré en violences urbaines, affectant à la fois les biens publics et privés, ainsi que des projets culturels comme celui d’Arthus-Bertrand.

Yann Arthus-Bertrand réagit avec amertume et appelle à la solidarité

Sur Facebook, Yann Arthus-Bertrand a partagé des images de son exposition vandalisée, accompagnées d’un message empreint de déception. Il a déclaré : « Manifestement, les supporters du PSG ont adoré l’exposition. » avant d’ajouter, dans un ton plus solennel : « J’exhorte les gens qui aiment le foot et la photographie, qui pensent que vivre ensemble, c’est important, à venir donner un petit coup de main. »

Dès jeudi matin, des bénévoles se sont mobilisés pour remettre en état les panneaux endommagés. Le photographe a salué leur engagement, confirmant que la restauration était déjà en cours. Cette réaction illustre une volonté de ne pas laisser ce geste isolé ternir le message porté par son exposition.

Un rappel des enjeux de cohésion sociale dans un contexte tendu

L’incident survient alors que la société française traverse des périodes de fortes tensions, qu’elles soient sociales, politiques ou sportives. L’exposition « Vivre ensemble », en mettant en avant la diversité des visages de la France, proposait une vision apaisante et unificatrice, en phase avec les valeurs républicaines.

Pourtant, le saccage de cette installation rappelle que les divisions peuvent resurgir rapidement, même dans des espaces symboliques dédiés au dialogue. Yann Arthus-Bertrand, connu pour son engagement écologiste et humaniste, a souvent utilisé son art comme un vecteur de prise de conscience collective. Ce vandalisme interroge donc autant sur la gestion des émotions collectives que sur la protection du patrimoine culturel éphémère.

Et maintenant ?

L’exposition « Vivre ensemble » devrait continuer à être restaurée dans les prochaines heures, avec l’aide des bénévoles mobilisés. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles poursuites concernant le vandalisme, mais les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs des dégradations et des violences urbaines.

Quant aux célébrations des supporters parisiens, les organisateurs et les forces de l’ordre devraient renforcer les dispositifs pour éviter de nouveaux débordements lors des prochains événements sportifs ou festifs.

Reste à voir si ce geste de solidarité autour de la restauration de l’exposition permettra de faire passer un message de paix, ou si cet épisode laissera des traces dans le débat public sur la gestion des émotions collectives et la protection du patrimoine culturel éphémère.

L’exposition a été vandalisée dans la nuit suivant la victoire du PSG en demi-finale de Ligue des champions. Si les motivations précises des auteurs des dégradations ne sont pas encore connues, cet acte s’inscrit dans un contexte plus large de violences urbaines liées aux célébrations sportives. Selon Yann Arthus-Bertrand, l’installation a simplement subi les conséquences des débordements, sans que son contenu ne soit directement visé.

Dès jeudi matin, des bénévoles se sont mobilisés pour remettre en état les panneaux endommagés. L’exposition, initialement prévue jusqu’au 10 mai, devrait donc pouvoir se poursuivre, sous réserve des éventuels nouveaux actes de vandalisme. Les organisateurs n’ont pas encore annoncé de mesures supplémentaires pour renforcer sa sécurité.