Dans la nuit de samedi à dimanche, le Français d’origine algérienne Farès Ziam entrera dans la cage de l’UFC à Las Vegas pour affronter l’Australien Tom Nolan. Ce combat, le onzième de sa carrière en octogone, marque un nouveau chapitre pour ce combattant polyvalent, qui allie avec brio carrière sportive et passion pour l’apiculture. Selon RFI, Ziam s’est confié en amont de cette rencontre, partageant son état d’esprit et son attachement profond à l’Algérie, son pays d’origine.

Ce qu'il faut retenir

  • Farès Ziam, Franco-Algérien de 32 ans, affronte Tom Nolan ce week-end à Las Vegas lors d’un combat comptant pour l’UFC.
  • Il s’agit du 11e combat en octogone de Ziam, qui a accordé un entretien à RFI pour évoquer sa préparation et ses motivations.
  • Le combattant, également apiculteur, a souligné son attachement à l’Algérie et ses multiples passions en dehors des arts martiaux.
  • Ce duel à Las Vegas pourrait offrir à Ziam l’opportunité de se repositionner dans la catégorie des poids mi-moyens de l’UFC.

Un combattant aux multiples facettes

Farès Ziam n’est pas seulement connu pour ses performances en MMA. Comme le rapporte RFI, il exerce également la profession d’apiculteur en parallèle de sa carrière sportive. Cette activité, qu’il mène avec passion, lui permet de se ressourcer entre deux entraînements ou séjours en salle de sport. « Je cultive une centaine de ruches », a-t-il expliqué lors de son entretien avec la rédaction, ajoutant que cette passion lui apporte un équilibre indispensable dans un métier aussi exigeant que celui de combattant professionnel.

Bref, entre les coups de poing et le bourdonnement des abeilles, Ziam a su construire un mode de vie qui reflète sa personnalité éclectique. Son parcours, marqué par des origines franco-algériennes, influence aussi sa vision du sport et de la compétition. « L’Algérie, c’est mon cœur, la France, mon pays », a-t-il confié, soulignant l’importance de ses racines dans sa motivation.

Un défi technique et mental avant l’UFC 300

Tom Nolan, son adversaire du soir, arrive dans ce combat avec un palmarès plus fourni en combats professionnels, mais Ziam compte bien tirer profit de son expérience en octogone. Selon les observateurs, Nolan affiche un style agressif, ce qui pourrait pousser le Français à adapter sa stratégie pour éviter les échanges prolongés au sol. « Je sais que Nolan aime frapper fort, mais je compte bien utiliser mon jeu de jambes et ma précision », a-t-il indiqué à RFI. Ce duel s’annonce donc comme une confrontation entre deux approches différentes de la discipline.

Le combat aura lieu dans le cadre de l’UFC 300, un événement majeur de la saison, où Ziam espère marquer les esprits. Après une série de résultats mitigés ces deux dernières années, une victoire pourrait lui permettre de rebondir dans la catégorie des 77 kg, où il rêve de disputer un titre. « Je me bats pour prouver que je peux encore viser haut », a-t-il résumé, montrant ainsi sa détermination à ne pas laisser filer cette opportunité.

L’Algérie et la France, deux drapeaux dans la cage

Farès Ziam incarne, à travers ses performances, une forme de double appartenance. D’un côté, l’Algérie, pays de ses parents, dont il porte fièrement les couleurs lors des présentations avant combat. De l’autre, la France, où il a grandi et où il s’est construit en tant qu’athlète. RFI souligne que cette dualité nourrit sa motivation, lui offrant une source d’inspiration supplémentaire. « Chaque fois que je monte sur le ring, c’est aussi pour représenter ceux qui, comme moi, ont des origines multiples », a-t-il déclaré.

Cette dimension symbolique prend une importance particulière dans un sport comme le MMA, où l’identité des combattants est souvent mise en avant. Pour Ziam, chaque victoire ou défaite résonne donc au-delà du simple résultat sportif, touchant un public bien plus large que celui des fans de combat.

Et maintenant ?

Si Ziam s’impose face à Nolan, il pourrait se voir proposer un nouveau contrat avec l’UFC ou, à minima, une place dans un classement officiel. Une défaite, en revanche, compliquerait son retour vers le haut de la catégorie. Quel que soit l’issue, ce combat servira de test pour évaluer sa capacité à retrouver le chemin des podiums. Les prochains événements de l’UFC, prévus d’ici la fin de l’été, pourraient également offrir à Ziam une nouvelle opportunité de briller, à condition de confirmer sa forme du moment.

Reste à voir si ce duel à Las Vegas marquera un tournant dans la carrière de Farès Ziam. Une chose est sûre : entre ses coups de poing et ses abeilles, le Franco-Algérien continue de tracer sa route, porté par une détermination qui ne faiblit pas.

Avant d’affronter Tom Nolan, Farès Ziam affichait un bilan de 11 combats en UFC, avec 7 victoires (dont 3 par KO) et 4 défaites. Il a notamment remporté ses deux derniers combats en 2025, après une période difficile entre 2023 et 2024.