Invaincu depuis six combats en UFC, le Français Fares Ziam (18 victoires, 4 défaites) affronte ce dimanche 7 juin, lors d’une Fight Night à Las Vegas, l’Australien Tom Nolan (record non communiqué). Ce combat, diffusé à partir de 2h du matin sur RMC Sport 1, marque une étape décisive pour le Tricolore, classé 14e mondial chez les -70 kg selon RMC Sport. Après une préparation intensive au sein de l’académie ONX Sports de Denver, dirigée par l’entraîneur Trevor Wittman, Ziam entend confirmer sa progression et forcer l’UFC à lui proposer des adversaires de premier plan.
Ce qu'il faut retenir
- Ziam (18V-4D) reste sur six victoires consécutives en UFC, dont un TKO remarqué contre Sadhykov.
- Son adversaire du soir, Tom Nolan, bien que non classé, aligne lui aussi quatre succès d’affilée dans l’organisation.
- Le Français, qui se juge prêt pour affronter des membres du Top 5, vise un retour à l’UFC Paris en septembre.
- Ziam estime avoir "gagné le public" mais doit encore convaincre les matchmakers de l’UFC pour obtenir des affiches prestigieuses.
- Plusieurs opportunités face à des combattants du Top 15, comme Renato Moicano (n°9) ou Beneil Dariush (n°15), lui ont déjà été proposées sans aboutir.
Un adversaire au profil exigeant pour un combat à haute portée stratégique
Si l’affiche surprend au premier abord, Fares Ziam assume pleinement son choix. Selon ses propres mots, relayés par RMC Sport, "Nolan mérite aussi ce top 15". L’Australien, bien que non classé, affiche un parcours impressionnant avec quatre victoires consécutives à l’UFC, ce qui en fait un adversaire à la fois technique et en progression constante. « Je suis capable d’affronter des top 10, donc lui il faut que je l’affronte », a-t-il expliqué lors d’un entretien pour la chaîne.
Préparé au sein du réputé ONX Sports, où il a travaillé sous la direction de Trevor Wittman — entraîneur entre autres de Jorge Masvidal et Henry Cejudo —, Ziam se dit plus fort que jamais. Il met en avant une amélioration globale de ses compétences, tout en reconnaissant le potentiel technique de son adversaire. « Il a un beau striking qui peut surprendre si on n’est pas concentré », a-t-il prévenu. « Mais vu le type d’adversaire qu’il a affronté et moi le type d’adversaire que j’ai affronté, je pense qu’il n’a jamais affronté quelqu’un d’aussi fort que moi. »
Des ambitions claires : le Top 10, puis Paris en ligne de mire
Au-delà du défi immédiat, Fares Ziam a les yeux rivés sur les prochaines étapes de sa carrière. Classé 14e mondial, il ne cache plus son ambition de gravir les échelons. « Je veux clairement un top 10 ou un nom, peu importe. Je me sens prêt. Je me sens prêt pour Dan Hooker, pour Mateusz Gamrot. Honnêtement, même pour le top 5 je me sens prêt », a-t-il confié. Pourtant, le Français garde la tête froide : « Ma politique, c’est ‘étape par étape’. On ne peut pas griller les étapes d’un coup comme ça ».
Un autre objectif le motive particulièrement : l’UFC Paris, prévu en septembre à l’Accor Arena. Ziam a même adapté le calendrier de sa préparation pour être en mesure de disputer ce rendez-vous majeur. « L’UFC Paris est clairement un objectif. Avec mon manager, on voulait vraiment une date avant Paris. On visait le mois de mai ou juin, et c’est ce qui est tombé », a-t-il indiqué. Mais cette fois, il entend décrocher une affiche à la hauteur de son nouveau statut. « Là on va faire le fight qu’il faut et après pour Paris, il est hors de question que je n’aie pas de nom ! », a-t-il lancé.
Une popularité grandissante, mais un défi à relever auprès des décideurs de l’UFC
Si Fares Ziam reconnaît avoir gagné en notoriété auprès du public, il estime devoir encore marquer davantage les esprits en interne à l’UFC. « Je pense que j’ai gagné le public mais je pense que je dois gagner un peu plus l’UFC, les matchmakers… Il faut que je leur montre un peu plus », a-t-il souligné. Plusieurs opportunités lui ont déjà été proposées, comme un combat contre Renato Moicano (n°9) ou Beneil Dariush (n°15), mais les contraintes de timing ont empêché leur concrétisation jusqu’à présent.
Ce combat contre Nolan pourrait donc être le tremplin dont il a besoin pour forcer la main aux décideurs de l’organisation. Une victoire convaincante à Las Vegas pourrait lui ouvrir les portes d’un affrontement face à un membre du Top 10, voire davantage. Pour l’heure, Ziam mise sur la régularité et la progression méthodique pour s’imposer parmi les meilleurs.
Reste à savoir si cette victoire à Las Vegas suffira à convaincre les matchmakers de lui proposer des adversaires à sa mesure. Une chose est sûre : Fares Ziam, après six succès consécutifs, entend désormais faire parler de lui bien au-delà des simples résultats.
Selon Ziam, Nolan mérite sa place dans le Top 15 grâce à ses quatre victoires consécutives à l’UFC et son style technique. Le Français considère ce combat comme une étape logique vers des affiches plus prestigieuses, tout en étant prêt à rivaliser avec des membres du Top 10.