Depuis plusieurs années, le kitesurf et le wing foil attirent de plus en plus d'amateurs sur les plages de Saint-Pierre-Quiberon en Bretagne. Cependant, la maire de la commune, Stéphanie Doyen, s'inquiète de la multiplication des accidents liés à ces activités nautiques. En 2024, une trentaine d'accidents impliquant des kitesurfeurs ont été recensés, poussant ainsi l'élue à envisager des mesures restrictives pour assurer la sécurité de tous.

Ce qu'il faut retenir

  • Stéphanie Doyen, maire de Saint-Pierre-Quiberon, envisage d'interdire certaines zones du littoral aux pratiquants de kitesurf pour des raisons de sécurité.
  • En 2024, une trentaine d'accidents impliquant des kitesurfeurs ont été déclarés, ce qui suscite des inquiétudes croissantes.
  • Les professionnels du kitesurf s'opposent à de telles mesures et soulignent l'importance de la formation et de la sensibilisation des pratiquants.

Sécurité en question

Stéphanie Doyen justifie sa position en tant que garante de la sécurité publique et souligne que l'absence de mesures adéquates pourrait engager la responsabilité morale et pénale de la commune en cas d'accident. Cette décision divise les passionnés de ces sports nautiques et les clubs professionnels qui mettent en avant l'encadrement professionnel offert aux pratiquants, notamment les débutants.

Des solutions en discussion

Face à cette controverse, les sauveteurs en mer proposent des pistes de réflexion pour concilier la pratique du kitesurf et la sécurité des baigneurs. Hervé Le Gal, directeur adjoint du centre de formation SNSM Lorient, suggère de délimiter clairement les zones de pratique pour éviter les risques de collision entre les différents usagers de la mer. Cette approche a déjà été mise en œuvre avec succès dans d'autres régions côtières.

Et maintenant ?

Les autorités locales et les acteurs du kitesurf doivent se rencontrer prochainement pour trouver un terrain d'entente. La décision finale quant à l'interdiction de certaines zones de pratique dépendra des discussions à venir.