En 2025, les arrêts maladie ont coûté 12 milliards d'euros à la Sécurité sociale, poussant le gouvernement à envisager des mesures drastiques. Deux nouvelles mesures ont été adoptées par les députés le 7 avril dans le cadre du projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. La première consiste en la suspension des indemnités journalières en cas de contre-visite médicale. La seconde interdit un second renouvellement des arrêts de travail en téléconsultation.
Ces mesures pourraient cependant se heurter au Conseil constitutionnel, qui a déjà retoqué des propositions similaires par le passé. Olivier Truchot, journaliste, s'insurge contre les arrêts maladie abusifs, dénonçant un système où il est possible d'obtenir un arrêt maladie jusqu'à trois ans en France, bien au-delà des pratiques d'autres pays comme l'Italie.
Le gouvernement envisage de limiter la durée des arrêts maladie à un mois et leur renouvellement à deux mois, avec des changements prévus pour septembre. D'autres mesures comme le renforcement du mi-temps thérapeutique et la réduction des indemnités journalières sont également à l'étude. Cependant, des tensions persistent au Parlement sur ce sujet sensible.
Ce qu'il faut retenir
- Les arrêts maladie ont coûté 12 milliards d'euros en 2025
- Deux mesures ont été adoptées pour lutter contre les abus : suspension des indemnités en cas de contre-visite et interdiction de renouvellement en téléconsultation
- Les propositions du gouvernement pour limiter la durée des arrêts maladie rencontrent des oppositions au Parlement
Renforcement des mesures à venir
Le gouvernement prévoit d'appliquer ces nouvelles règles dès septembre, avec une limitation à un mois pour les arrêts de travail et à deux mois pour leur renouvellement. Des ajustements sur les indemnités journalières et le délai de carence sont également à l'étude pour endiguer les abus.
Oppositions et enjeux
Les débats au Parlement s'annoncent houleux, les différentes sensibilités politiques peinant à trouver un terrain d'entente. La question des arrêts maladie continue de diviser, entre impératifs de santé publique et contraintes économiques.
