Une femme de 42 ans a été mortellement touchée par un projectile d’arme à feu, lundi 25 mai 2026 au matin, alors qu’elle se trouvait sur la voie publique à Vars dans les Hautes-Alpes. L’auteur du tir n’a pas été identifié à ce stade, selon Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Une femme de 42 ans a été atteinte d’une balle à la gorge vers 07h30 à Vars (Hautes-Alpes).
  • Elle a été héliportée au CHU de Grenoble où elle est décédée dans la soirée des suites de ses blessures.
  • L’enquête pour « homicide volontaire » a été confiée à la compagnie de gendarmerie de Briançon.
  • Aucune interpellation n’a été effectuée à ce jour, et toutes les hypothèses restent envisagées.

Le drame s’est produit vers 07h30, alors que la victime, domiciliée dans le département, se trouvait sur la voie publique, précise la procureure de la République de Gap, Marion Lozac’Hmeur, dans un communiqué. « Gravement blessée à la gorge par un projectile d’une arme à feu non encore déterminé à ce stade, la quadragénaire a été héliportée au CHU de Grenoble avec un pronostic vital engagé », a-t-elle déclaré.

Elle est décédée dans la soirée des suites de sa blessure. L’enquête pour « homicide volontaire » a été confiée à la compagnie de gendarmerie de Briançon, conformément à la procédure en vigueur pour ce type d’infraction. Selon la magistrate, « toutes les hypothèses sont pour le moment envisagées » et « aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade ». Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée sur les circonstances exactes de l’incident.

Les autorités n’ont pas détaillé l’arme utilisée ni les motivations possibles du tireur. Les investigations se poursuivent sous la direction de la gendarmerie de Briançon, en collaboration avec les services du parquet de Gap. Le procureur a rappelé que l’enquête visait à établir les circonstances précises du drame et à identifier, le cas échéant, l’auteur du tir.

Un drame en pleine rue, dans un secteur rural

Vars, où s’est produit l’incident, est une commune de 700 habitants située dans le sud des Hautes-Alpes, à une altitude d’environ 1 500 mètres. Le secteur, connu pour ses paysages montagneux et son tourisme estival, est généralement considéré comme calme. La présence d’une victime sur la voie publique à cette heure matinale intrigue d’autant plus les enquêteurs, qui n’excluent aucune piste.

Le procureur a indiqué que l’arme utilisée n’avait pas encore été identifiée. « Nous ne savons pas s’il s’agit d’une arme de poing, d’un fusil ou d’un autre type d’arme à feu, a souligné Marion Lozac’Hmeur. Les experts balistiques sont mobilisés pour analyser le projectile et déterminer sa trajectoire. »

Le drame rappelle, malgré un contexte local très différent, la gravité des violences par arme à feu en France, où les homicides volontaires représentent une infime partie des infractions pénales mais suscitent toujours une attention particulière des autorités. En 2025, selon les dernières statistiques du ministère de l’Intérieur, 123 homicides volontaires avaient été recensés sur l’ensemble du territoire national.

Des proches sous le choc, les gendarmes mobilisés

Les proches de la victime, une mère de famille de 42 ans, ont été informés par les autorités. « Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner la famille et les témoins éventuels, a précisé la procureure. Nous faisons appel au témoignage de toute personne ayant pu être présente ou avoir entendu quelque chose aux alentours de 07h30. »

Les gendarmes de la compagnie de Briançon, épaulés par les équipes du parquet, ont quadrillé la zone où le drame s’est produit. Des perquisitions et des auditions sont en cours, sans qu’aucun détail ne soit encore rendu public. « Nous ne pouvons pas exclure l’hypothèse d’un règlement de comptes ou d’une erreur d’identité, mais rien ne permet de l’affirmer pour l’instant, a rappelé Marion Lozac’Hmeur. Tout est sur la table. »

Le procureur a également mentionné la possibilité d’un acte isolé ou ciblé, sans préciser si la victime était connue des services de police ou de gendarmerie. Les investigations pourraient prendre plusieurs jours, voire semaines, avant d’aboutir à des avancées significatives.

Et maintenant ?

Les enquêteurs de la gendarmerie de Briançon devraient intensifier leurs recherches dans les prochaines 48 heures, en croisant les témoignages et les indices matériels. Une récompense pourrait être proposée en cas d’information utile, comme cela est fréquent dans les affaires de ce type. Le procureur de Gap a indiqué que les résultats des analyses balistiques pourraient orienter les investigations d’ici la fin de la semaine. Reste à savoir si l’auteur du tir a laissé des traces ou s’il a agi avec préméditation.

Les Hautes-Alpes, département marqué par une faible densité de population, restent pour l’instant sous le choc de ce drame. Les autorités appellent à la discrétion pour ne pas entraver le bon déroulement de l’enquête, tout en insistant sur la nécessité de recueillir des informations auprès du public.

Cette affaire intervient dans un contexte national où les violences par arme à feu font l’objet d’une surveillance accrue, notamment depuis l’adoption de mesures législatives renforçant le contrôle des armes à feu en 2023. Les résultats de cette enquête pourraient ainsi avoir un écho bien au-delà des frontières du département.

Selon les informations communiquées par la procureure de Gap, l’arme n’a pas encore été identifiée avec précision. Les experts balistiques analysent actuellement le projectile pour déterminer sa nature et sa trajectoire. Aucune information supplémentaire n’a été divulguée sur ce point.