Lors de son passage aux États-Unis pour les célébrations de la victoire de l'Espagne en Coupe du monde 2026, l'attaquant du FC Barcelone Ferran Torres a suscité une polémique en arborant une casquette au slogan détourné, « Make Spain Great Again » (MEGA). Selon Euronews FR, le joueur a immédiatement réagi à cette controverse en affirmant qu'il s'agissait d'une simple blague entre amis, sans aucune connotation politique.

Ce qu'il faut retenir

  • Ferran Torres a porté une casquette « Make Spain Great Again » (MEGA) lors du défilé de victoire à Madrid, un clin d'œil au slogan « Make America Great Again » (MAGA) de Donald Trump.
  • Le joueur de 26 ans a déclaré à CNN que son geste n’avait « rien à voir avec la politique », précisant qu’il s’agissait d’une initiative personnelle pour célébrer la victoire de la Roja.
  • L’administration Trump a interprété ce geste comme un soutien à l’idéologie MAGA, une réaction relayée par le compte officiel de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux.
  • Torres, annoncé partant du FC Barcelone, a évoqué son avenir lors d’une interview, sans confirmer un départ vers le Paris Saint-Germain dirigé par Luis Enrique.
  • Le lendemain de la victoire en finale contre l’Argentine (1-0), une rumeur évoquait l’acquisition spéculative de 20 logements à Valence par une société immobilière liée au joueur, une information démentie par son entourage.

Ferran Torres, auteur du but décisif en prolongation lors de la finale au stade de New York/New Jersey, a porté une casquette au slogan « Make Spain Great Again » lors du défilé de victoire organisé à Madrid le 17 juillet 2026. Un choix vestimentaire qui a rapidement fait réagir, alors que le slogan original, « Make America Great Again » (MAGA), reste associé à l’ex-président américain Donald Trump et à l’aile populiste du Parti républicain. Selon Euronews FR, l’administration Trump a interprété ce geste comme un soutien tacite à l’idéologie MAGA, allant jusqu’à publier un message sur son compte officiel : « Tout le monde veut rejoindre ce mouvement ».

Interrogé par la journaliste Kaitlan Collins sur le plateau de CNN, Ferran Torres a balayé ces interprétations en expliquant que sa démarche était avant tout ludique. « C’était pour m'amuser avec mes amis, ma famille, et cela n'avait rien à voir avec la politique », a-t-il déclaré en anglais. « Honnêtement, je ne m'y connais pas en politique. C'était seulement pour pouvoir revoir l'Espagne tout en haut, en train de gagner la Coupe ». Le joueur, âgé de 26 ans et issu de la génération 2000, a souligné que son geste relevait de la célébration sportive, loin de toute considération idéologique.

Cette polémique survient alors que Ferran Torres est au cœur des transferts pour la saison 2026-2027. Annoncé comme partant du FC Barcelone, le Valencien pourrait rejoindre le Paris Saint-Germain, club dirigé par son ancien entraîneur Luis Enrique. Lors de son passage à CNN, il a été questionné directement sur cette hypothèse. « Pour l'instant, tout ce que je sais, c'est que je dois y retourner le 12 août et m'entraîner avec eux », a-t-il répondu avec un sourire. « Nous verrons ce qui se passera (...) dans le football, tout peut changer en un instant, je suis prêt à tout ». Une déclaration qui laisse planer le doute sur son avenir, tout en confirmant son intention de poursuivre sa carrière au plus haut niveau.

Une victoire historique et une polémique immédiate

Le geste de Ferran Torres a pris une dimension particulière au lendemain de la victoire espagnole en Coupe du monde. Le 15 juillet 2026, l’Espagne a remporté son deuxième titre mondial en s’imposant 1-0 face à l’Argentine en prolongation, grâce à un but de l’attaquant du Barça à la 106e minute. Un exploit qui a été salué dans le monde entier, mais qui a rapidement été éclipsé par la polémique autour de la casquette « MEGA ».

Alors que la presse espagnole révélait simultanément l’existence d’une société immobilière détenue par Torres, accusée d’avoir acquis 20 logements à Valence dans un but spéculatif, le joueur a choisi de maintenir son message lors du défilé de victoire. Une coïncidence qui a alimenté les spéculations sur un possible lien entre ses choix vestimentaires et ses activités professionnelles. Son entourage n’a pas tardé à démentir ces accusations, qualifiant l’information de « fausse ». Interrogé sur cette affaire, Torres a préféré ne pas s’étendre, se concentrant sur l’essentiel : la célébration de son titre mondial avec la Roja.

Selon Euronews FR, le joueur a également multiplié les interventions médiatiques aux États-Unis, enchaînant les interviews sur ESPN et dans l’émission Today de NBC. Une stratégie de communication qui vise à maintenir sa visibilité dans un contexte de transferts agités, tout en gérant les répercussions de sa prise de position symbolique.

Et maintenant ?

Si Ferran Torres a réussi à désamorcer la polémique autour de sa casquette « Make Spain Great Again », son avenir professionnel reste incertain. Son contrat avec le FC Barcelone arrive à échéance, et les négociations pour son transfert vers le Paris Saint-Germain pourraient s’accélérer dans les prochaines semaines. Une signature au PSG, dirigée par Luis Enrique qui l’a déjà entraîné en sélection, semble être une piste privilégiée, mais rien n’est encore acté. D’ici le 12 août 2026, date de reprise des entraînements avec le club catalan, le joueur devra clarifier sa situation. Dans l’immédiat, il reste focalisé sur la préparation de la nouvelle saison, tout en gérant les sollicitations médiatiques liées à son statut de champion du monde.

Cette affaire soulève une question plus large sur l’influence des symboles politiques dans le sport, un phénomène qui dépasse largement le cadre du football. Alors que des athlètes de tous horizons utilisent des vêtements ou des accessoires pour exprimer des messages, souvent détournés de leur sens originel, les réactions des institutions et des supporters montrent à quel point ces gestes peuvent être chargés de sens. Pour Ferran Torres, le message semble clair : son engagement se limite au terrain, où il continue de marquer l’histoire. Que ce soit avec une casquette ou un ballon, son objectif reste inchangé : faire briller l’Espagne au plus haut niveau.

Le slogan « Make Spain Great Again » (MEGA) est une réinterprétation du célèbre « Make America Great Again » (MAGA), symbole de la campagne et de l’idéologie politique de Donald Trump. Il a été popularisé par des mouvements populistes ou des détracteurs du gouvernement en place, notamment en Europe. Dans le contexte du football, ce slogan a été utilisé de manière ironique ou parodique par certains supporters ou joueurs, comme Ferran Torres, pour célébrer la victoire de leur équipe nationale.