Le Festival du film britannique et irlandais de Dinard, rendez-vous cinématographique attendu de la côte bretonne, vient de dévoiler deux informations majeures pour sa 37e édition. Selon Le Figaro, la comédienne franco-anglaise Amira Casar présidera le jury, tandis que la comédie irlandaise Once Upon a Time in a Cinema ouvrira officiellement les festivités du 7 au 11 octobre prochain.

Ce qu'il faut retenir

  • Amira Casar, actrice franco-anglaise à la carrière internationale, présidera le jury de la 37e édition du Festival de Dinard, un rôle qui s'inscrit dans la continuité de son attachement à la manifestation.
  • Le film d'ouverture, Once Upon a Time in a Cinema, réalisé par David Gleeson, plonge le public dans l'univers des salles obscures des années 1980, à travers une intrigue mêlant nostalgie et enjeux contemporains.
  • L'événement se déroulera du 7 au 11 octobre 2026 dans la station balnéaire bretonne de Dinard, dédiée cette année aux productions britanniques et irlandaises.
  • Le reste de la programmation et les invités attendus seront dévoilés lors de la rentrée de septembre, comme l'a confirmé l'organisation.

Cette édition marque un double tournant pour le festival. D'une part, le choix d'Amira Casar à la présidence du jury couronne une carrière déjà bien remplie. Née à Londres et ayant grandi entre la France, l'Irlande et le Royaume-Uni, l'actrice incarne parfaitement le pont culturel que le festival cherche à établir chaque année. « Elle tourne dans plus de 80 films et a collaboré avec des réalisateurs de renom tels que Bertrand Bonello, Catherine Breillat ou encore les frères Quay », rappellent les organisateurs dans un communiqué. Son parcours inclut des rôles marquants comme celui de la mère de Timothée Chalamet dans Call Me by Your Name, ou encore des collaborations avec des figures du cinéma français contemporain.

Son lien avec Dinard n'est pas nouveau : en 2000, elle avait déjà participé à la cérémonie de clôture en remettant le Hitchcock d'Or, le trophée suprême du festival, à Billy Elliot. Cette fidélité n'a pas échappé aux organisateurs, qui soulignent qu'"elle connaît bien l'esprit du festival", une qualité essentielle pour animer un jury dont les choix peuvent influencer la visibilité des films en lice.

Un film d'ouverture nostalgique et engagé

Côté écran, le festival a choisi Once Upon a Time in a Cinema pour lancer sa programmation. Réalisé par David Gleeson, scénariste du biopic controversé Tolkien, ce film irlandais revisite la magie des salles de cinéma des années 1980, une époque où « aller au cinéma chaque vendredi soir était un rituel incontournable ». L'intrigue se déroule lors d'une projection mouvementée dans une petite ville, où l'exploitant du cinéma, incarné par Colin Morgan (Merlin, Long Day's Journey Into Night), doit faire face à une série de catastrophes : invasion de rats, dégâts des eaux, et surtout la pression de vendre sa salle à un homme politique peu recommandable. Autant dire que l'avenir du cinéma est en jeu, alors que les spectateurs se tournent de plus en plus vers les VHS et les écrans domestiques.

Ce film, qui met en lumière les tensions entre tradition et modernité, résonne particulièrement dans un contexte où les salles de cinéma indépendantes luttent pour leur survie face à la concurrence des plateformes. « Les rebondissements qui ont lieu en dehors de l'écran sont aussi révélateurs que ceux projetés à l'écran », explique l'organisation dans un communiqué. Une réflexion qui rappelle que le cinéma, au-delà d'un simple divertissement, est aussi un enjeu social et culturel.

Un festival ancré dans la tradition et tourné vers l'avenir

Le Festival de Dinard, créé en 1989, s'est imposé comme un événement incontournable pour les amateurs de cinéma britannique et irlandais en France. Chaque année, il met en avant des œuvres souvent méconnues du grand public hexagonal, tout en offrant une plateforme aux talents émergents. La présidente du jury, Amira Casar, incarne cette volonté de diversité et d'ouverture : « Son parcours, entre la France, l'Irlande et le Royaume-Uni, reflète parfaitement les valeurs du festival », souligne un membre de l'organisation.

La programmation de cette 37e édition promet d'être éclectique, avec des films allant du drame social au film d'auteur en passant par des comédies. Les organisateurs promettent également la présence de stars internationales, sans encore dévoiler leurs noms. Une annonce qui devrait attirer davantage de visiteurs sur la côte d'Émeraude, où Dinard, avec sa vue imprenable sur la baie du Mont-Saint-Michel, offre un cadre idyllique pour célébrer le cinéma.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour les organisateurs consistera à finaliser la programmation complète et à confirmer la présence des invités vedettes. Selon les informations du Figaro, ces annonces interviendront « à la rentrée », soit début septembre. Les festivaliers pourront ainsi réserver leurs places pour cette 37e édition, qui s'annonce déjà comme un cru mémorable. En attendant, les cinéphiles bretons et parisiens ont déjà une date à retenir : du 7 au 11 octobre 2026.

Reste à savoir si cette édition parviendra à attirer un public plus large, notamment grâce à la notoriété d'Amira Casar et à l'engouement suscité par le film d'ouverture. Une chose est sûre : le Festival de Dinard continue de jouer un rôle clé dans la promotion du cinéma britannique et irlandais en France, tout en offrant un cadre unique pour célébrer cet art.

Amira Casar est une actrice franco-anglaise, née à Londres et ayant grandi entre la France, l'Irlande et le Royaume-Uni. Elle a été choisie pour présider le jury en raison de sa double culture, de sa notoriété internationale et de son attachement au Festival de Dinard, où elle avait déjà participé en 2000. Son parcours, qui inclut des collaborations avec des réalisateurs renommés comme Bertrand Bonello ou Catherine Breillat, en fait une figure idéale pour représenter l'esprit du festival.

Réalisé par David Gleeson, Once Upon a Time in a Cinema raconte l'histoire d'un exploitant de cinéma d'une petite ville irlandaise confronté à une série de catastrophes (rats, dégâts des eaux) lors d'une projection un vendredi soir. Alors qu'il tente de gérer ces problèmes, il doit aussi faire face à la pression de vendre sa salle à un homme politique peu recommandable, dans un contexte où les spectateurs se détournent des salles traditionnelles au profit des VHS et des écrans domestiques.