La 27e édition du Festival Gnaoua, qui s’est tenue du 25 au 28 juin à Essaouira, a pris fin dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin. Comme le rapporte RFI, ce rendez-vous culturel emblématique a réuni 500 artistes et proposé 50 concerts sur trois jours, célébrant ainsi une tradition ancestrale menacée de disparition avant la création du festival en 1998. L’événement s’est clos par un concert exceptionnel de la star brésilienne Carlinhos Brown.
Ce qu'il faut retenir
- 500 artistes et 50 concerts ont rythmé cette 27e édition à Essaouira
- L’événement s’est achevé dans la nuit du 27 au 28 juin 2026
- Le festival a été créé en 1998 pour préserver la culture gnaoua
- La clôture a été marquée par un concert de Carlinhos Brown
- Cette édition a mis en avant une tradition musicale ancestrale
Un festival dédié à la préservation d’une tradition en péril
Le Festival Gnaoua, dont la première édition remonte à 1998, a été conçu pour redonner vie à une pratique culturelle alors en déclin. Selon RFI, la tradition gnaoua, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2019, était sur le point de s’éteindre avant que ce festival ne lui offre une nouvelle visibilité. Pendant trois jours, les scènes d’Essaouira ont accueilli des maîtres musiciens, des chanteurs et des danseurs venus du Maroc et d’ailleurs, perpétuant ainsi un héritage musical unique, mêlant rythmes africains, soufis et influences berbères.
Cette année, l’accent a été mis sur la transmission intergénérationnelle, avec une programmation incluant des artistes confirmés comme des jeunes talents émergents. Les concerts, gratuits et accessibles à tous, ont attiré des milliers de spectateurs, venus aussi bien du Maroc que de l’étranger, confirmant l’attrait international de cet événement.
Une programmation éclectique pour clore trois jours de festivités
Avant le traditionnel concert de clôture, la 27e édition a proposé une diversité d’artistes et de styles. Parmi les temps forts, on comptait des performances de groupes marocains spécialisés dans le gnawa, mais aussi des collaborations avec des musiciens d’autres horizons, reflétant la volonté d’ouverture du festival. Des ateliers et des débats autour de la culture gnaoua ont également été organisés, permettant au public de mieux comprendre cette tradition.
Côté scène, l’affiche était marquée par la présence de figures historiques du gnawa, comme le maître Maâlem Mahmoud Guinia, disparu en 2023, dont l’héritage a été honoré à travers plusieurs hommages. D’autres artistes, comme le groupe Les Berbères du Gnawa, ont également marqué les esprits par leurs performances énergiques et leurs chants envoûtants.
Carlinhos Brown : un final en apothéose pour une édition mémorable
C’est la star brésilienne Carlinhos Brown qui a assuré la clôture de cette 27e édition, samedi soir, sous les étoiles d’Essaouira. L’artiste, connu pour son engagement en faveur des cultures populaires et son mélange des rythmes afro-brésiliens, a offert un spectacle festif et coloré, mêlant percussions, danses et chants. Son concert a rassemblé un public nombreux, mettant fin en beauté à trois jours de festivités.
« Ce festival est un pont entre les cultures. Ce soir, c’est l’Afrique qui danse avec le Brésil, et cela montre à quel point la musique unit les peuples », a déclaré Carlinhos Brown lors de son passage sur scène.
Avec cette 27e édition, le Festival Gnaoua confirme sa place parmi les grands rendez-vous musicaux du continent africain, tout en rappelant l’importance de protéger et de célébrer les traditions qui façonnent son identité.