La Fédération internationale de football (Fifa) a dénoncé, ce samedi 9 août 2026, une offensive « concertée et continue » visant à discréditer son président, Gianni Infantino, accusé de favoritisme durant son passage à l’UEFA. Ces allégations, révélées vendredi par le quotidien britannique The Telegraph, portent sur une relation intime entretenue avec une employée de l’Union des associations européennes de football (UEFA). Selon France 24, la Fifa présente ces accusations comme une tentative organisée pour affaiblir son dirigeant.

Ce qu'il faut retenir

  • Gianni Infantino, président de la Fifa depuis 2016, est visé par des accusations de favoritisme remontant à son passage à l’UEFA, où il aurait entretenu une relation avec une collaboratrice.
  • Ces allégations ont été relayées par The Telegraph le 8 août 2026, suscitant une vive réaction de la Fifa dès le lendemain.
  • L’instance dirigeante du football mondial qualifie ces accusations d’« effort concerté et continu » pour déstabiliser Infantino, sans apporter de preuves supplémentaires.
  • La relation entre Infantino et l’employée de l’UEFA, bien que présentée comme un élément central des accusations, n’a pas été confirmée officiellement par l’intéressé.

Des accusations remontant à la période à l’UEFA

Les faits incriminés remontent à la période où Gianni Infantino occupait le poste de secrétaire général de l’UEFA, entre 2009 et 2016. Selon les informations publiées par The Telegraph, le président de la Fifa aurait entretenu une relation avec une employée de l’institution européenne, un contexte qui soulève des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts ou abus de pouvoir. L’article du quotidien britannique précise que cette relation aurait eu lieu dans un cadre professionnel, avant que la collaboratrice ne quitte l’UEFA. Aucun détail supplémentaire n’a été rendu public concernant les circonstances exactes de cette relation ou son impact sur les décisions prises par Infantino au sein de l’instance.

Ces révélations interviennent dans un contexte déjà tendu pour la Fifa, qui doit faire face à des critiques récurrentes sur sa gouvernance et sa gestion des affaires internes. Depuis plusieurs années, l’organisation est sous le feu des projecteurs pour des questions éthiques et des soupçons de corruption, notamment liés à l’attribution des Coupes du monde. La présidence d’Infantino, entamée en 2016, a été marquée par des réformes internes et une volonté affichée de modernisation, mais aussi par des polémiques persistantes.

La Fifa contre-attaque et dénonce une manœuvre politique

Dès le 9 août 2026, la Fifa a réagi avec fermeté aux accusations portées contre son président. Dans un communiqué officiel, l’instance a qualifié les allégations de « concertées et continues », suggérant l’existence d’une campagne organisée pour déstabiliser Infantino. Sans nommer explicitement les auteurs de ces accusations, la Fifa a pointé du doigt des « acteurs » qu’elle accuse de chercher à affaiblir son dirigeant dans un contexte de tensions internes et externes.

Le communiqué précise que ces accusations sont « infondées et sans preuve », tout en rappelant le bilan d’Infantino à la tête de la Fifa. Depuis son élection, Infantino a notamment supervisé l’expansion de la Coupe du monde à 48 équipes à partir de 2026 et a mis en place des réformes pour améliorer la transparence financière de l’organisation. La Fifa a également souligné que ces révélations intervenaient à un moment où le football mondial traverse une période de transition, avec des enjeux économiques et sportifs majeurs.

Gianni Infantino reste silencieux sur les détails des accusations

Interrogé par France 24 sur les allégations de favoritisme, Gianni Infantino n’a pas répondu directement aux questions portant sur sa relation avec l’employée de l’UEFA. Il s’est contenté de réaffirmer son engagement en faveur du football et de la Fifa, sans entrer dans les détails des accusations. Son absence de démenti formel sur la relation en question laisse planer un doute sur l’authenticité des faits rapportés, sans pour autant confirmer leur véracité.

Cette stratégie du silence pourrait s’expliquer par la volonté d’éviter une escalade médiatique ou juridique, alors que les règles de la Fifa sur les conflits d’intérêts et le harcèlement moral restent strictes. Une enquête interne pourrait être menée pour faire la lumière sur ces allégations, mais aucune annonce n’a été faite à ce stade par l’institution.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront des réactions des instances dirigeantes du football européen et international. Une enquête interne au sein de l’UEFA ou de la Fifa pourrait être lancée pour vérifier la véracité des allégations, bien qu’aucune date n’ait été fixée à ce jour. Par ailleurs, les médias britanniques et européens pourraient poursuivre leurs investigations, notamment sur les éventuels dysfonctionnements au sein de l’UEFA durant la période concernée. Enfin, la crédibilité d’Infantino pourrait être ébranlée si de nouvelles révélations venaient à émerger, dans un contexte où la transparence est devenue un enjeu central pour les fédérations sportives.

En l’absence de preuves concrètes, la polémique risque de s’éteindre rapidement ou, au contraire, de s’amplifier si d’autres témoignages ou documents venaient à être rendus publics. La Fifa, qui doit organiser la Coupe du monde 2026, reste sous haute surveillance, et toute nouvelle controverse pourrait avoir des répercussions sur l’image de l’institution et de son président.

La Fifa impose à ses dirigeants et employés de respecter des règles strictes en matière de conflits d’intérêts et de relations professionnelles. Toute relation intime entre un dirigeant et un employé est considérée comme un manquement grave aux principes d’éthique et de déontologie. Ces règles sont détaillées dans le Code de conduite de la Fifa, qui prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement ou à l’exclusion des instances dirigeantes. Cependant, l’application de ces règles dépend souvent des enquêtes internes et des preuves disponibles.