Filippo Inzaghi, actuel entraîneur de Palerme en Serie B et ancien attaquant emblématique de la Squadra Azzurra, a partagé son analyse sur l’avenir de la sélection italienne dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport, comme le rapporte RMC Sport. À quelques mois des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026, Inzaghi souligne à la fois sa confiance dans les nouvelles orientations de la fédération italienne et l’urgence de se qualifier rapidement.

Ce qu'il faut retenir

  • L’Italie n’a pas participé à une Coupe du monde depuis 2014, une absence qui a conduit à plusieurs changements en cascade dans la direction de l’équipe nationale.
  • Roberto Mancini a été reconduit comme sélectionneur après son passage de 2018 à 2023, tandis que Claudio Ranieri occupe désormais le poste de directeur technique.
  • Inzaghi, entraîneur de Palerme, exprime son optimisme sur l’avenir de la sélection tout en appelant à une qualification rapide pour l’épreuve mondiale.
  • L’ancien international italien, auteur de 25 buts en 57 sélections, espère voir ses jeunes attaquants briller en Serie A pour renforcer l’équipe nationale.

Une équipe nationale en pleine reconstruction

Depuis son dernier Mondial en 2014, l’Italie traverse une période difficile, marquée par des éliminations précoces et une crise de résultats qui a poussé la fédération à revoir en profondeur son organisation. Selon les éléments rapportés par RMC Sport, la nomination de Roberto Mancini au poste de sélectionneur en 2023 – après le bref passage de Leonardo et Paolo Maldini – a marqué un tournant. Ce dernier, vainqueur de l’Euro 2021, a été maintenu malgré son départ controversé en 2023, avant d’être rappelé pour redonner de la stabilité à la Squadra Azzurra.

À ses côtés, Claudio Ranieri a été nommé directeur technique en juin 2026, une décision censée apporter une expertise supplémentaire dans la gestion des talents et la stratégie sportive. Cette restructuration s’inscrit dans un contexte où la pression est forte : l’Italie doit impérativement se qualifier pour la Coupe du monde 2026 pour éviter une nouvelle absence qui risquerait d’affaiblir encore davantage son prestige footballistique.

Inzaghi mise sur Mancini, Ranieri et Malagò

Filippo Inzaghi, qui a porté le maillot italien à 57 reprises entre 1997 et 2007, a évoqué avec prudence et optimisme les chances de son pays de retrouver la scène mondiale. « Notre élimination en phase finale a été une grande déception. Nous repartons désormais sur de nouvelles bases et j’ai confiance, car je connais Giovanni Malagò, Roberto Mancini et Claudio Ranieri, qui sont de véritables gages de succès à ce poste », a-t-il déclaré. L’ancien buteur, connu pour son pragmatisme et son sens du collectif, n’hésite pas à mêler sérieux et humour pour illustrer l’enjeu : « Pour plaisanter, je dis toujours que j’aimerais faire découvrir à mes enfants une Coupe du monde avec l’Italie. Ils sont encore petits, mais il faut se dépêcher, car ils grandissent ».

Les attaquants italiens sous surveillance

Outre la question de la qualification, Inzaghi insiste sur l’importance de voir les jeunes talents italiens s’exprimer en Serie A. Pour lui, la renaissance de la Squadra Azzurra passe nécessairement par le retour d’un avant-centre capable de dominer le classement des buteurs. « Nous avons besoin de ramener un avant-centre en tête du classement des buteurs, pour le bien de l’équipe nationale », a-t-il souligné. Parmi les noms cités, Inzaghi évoque Gianluca Scamacca, Giacomo Raspadori, ainsi que les jeunes Pio Esposito et Camarda, tous issus des centres de formation italiens. Il a également exprimé son souhait de voir Moise Kean retrouver une régularité avec l’équipe nationale, tout en saluant la polyvalence de Mario Cutrone, un joueur qui, selon lui, « ne déçoit jamais ».

Côté Palerme, où Inzaghi a repris les rênes en 2025, l’objectif est clair : monter en Serie A. La saison dernière, le club sicilien a terminé à la quatrième place du championnat de Serie B, mais s’est incliné en demi-finales des barrages d’accession. Pour l’ancien international, cette montée représenterait une étape symbolique, à l’image de sa propre carrière, marquée par des défis constants.

Un calendrier serré pour la qualification

Les éliminatoires pour la Coupe du monde 2026 débutent dès septembre 2026. L’Italie, placée dans un groupe difficile mais jugé accessible sur le papier, devra compter sur la cohésion de son groupe et la performance de ses attaquants pour éviter un scénario catastrophe. La pression est d’autant plus forte que les attentes des supporters sont élevées après plusieurs années de déceptions. Mancini, Ranieri et Malagò devront faire preuve de pragmatisme pour éviter les pièges d’un calendrier chargé, où chaque match comptera double.

Dans ce contexte, les performances des attaquants en club seront scrutées à la loupe. Inzaghi, qui a bâti sa réputation sur son efficacité devant le but, sait mieux que quiconque l’importance de cette dimension. « Sans un avant-centre performant, il sera difficile de rivaliser avec les meilleures équipes », a-t-il rappelé, insistant sur le fait que la Serie A reste le laboratoire idéal pour préparer les échéances internationales.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront décisifs pour la Squadra Azzurra, qui devra enchaîner les bons résultats en éliminatoires. La première rencontre officielle est attendue en septembre 2026, un rendez-vous que la fédération italienne ne peut se permettre d’aborder à la légère. Côté club, Palerme, entraîné par Inzaghi, tentera de confirmer ses ambitions de montée en Serie A, une performance qui renforcerait le moral des troupes et pourrait servir de tremplin pour les internationaux en devenir.

Quant aux attaquants italiens, leur capacité à s’imposer en championnat sera déterminante. Si Scamacca, Raspadori ou Kean parviennent à s’illustrer, la Squadra Azzurra pourrait enfin tourner la page d’une décennie compliquée et retrouver une place parmi les géants du football mondial.

Reste à voir si Mancini et son équipe parviendront à concilier ambition et réalisme. Une chose est sûre : l’urgence est là, et chaque match comptera. Pour Inzaghi, l’enjeu dépasse le cadre sportif : il s’agit aussi de transmettre une passion à la nouvelle génération, une mission qui résonne avec ses propres ambitions en tant qu’entraîneur et père de famille.

Roberto Mancini a été reconduit comme sélectionneur après son retour en 2023, tandis que Claudio Ranieri a été nommé directeur technique en juin 2026. Giovanni Malagò, président de la FIGC, joue également un rôle clé dans cette nouvelle organisation.

Les éliminatoires commencent en septembre 2026. L’Italie devra enchaîner les bons résultats pour éviter une nouvelle absence à la Coupe du monde.