Alors que le Paris Saint-Germain s’apprête à affronter Arsenal en finale de la Ligue des champions à Budapest ce samedi 30 mai 2026, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a appelé les préfets à « ne tolérer aucune violence ou dégradation » dans un télex transmis aujourd’hui. Quelque 22 000 policiers et gendarmes, dont 8 000 déployés en Île-de-France, seront mobilisés pour encadrer les célébrations et prévenir tout débordement, selon Franceinfo - Sport.
Ce qu'il faut retenir
- 22 000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France, dont 8 000 en Île-de-France.
- La finale oppose le Paris Saint-Germain à Arsenal à Budapest le 30 mai 2026.
- Le ministre demande de « prévenir, contenir et réprimer tout débordement », avec une attention particulière sur l’alcool et la délinquance.
- 563 interpellations avaient été recensées après la finale 2025 remportée par le PSG.
- Les préfets doivent garantir la sécurité des forces de l’ordre et « faire cesser les troubles à l’ordre public ».
Un dispositif exceptionnel pour encadrer les festivités
La finale de la Ligue des champions, qui oppose le Paris Saint-Germain à Arsenal au stade Puskás Aréna de Budapest, s’accompagne d’un dispositif policier d’ampleur en France. 8 000 agents seront présents dans la capitale et son agglomération, tandis que 14 000 autres seront répartis sur le reste du territoire pour éviter tout débordement lié aux rassemblements festifs. Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des mesures prises les années précédentes, où des troubles avaient émaillé les célébrations parisiennes.
Laurent Nuñez a insisté sur la nécessité de « mettre en place les mesures nécessaires pour prévenir, contenir et réprimer tout débordement ». Dans son message, relayé par Franceinfo - Sport, il a demandé aux préfets de porter une « attention particulière à la consommation d’alcool, à l’occupation des voies de circulation » ainsi qu’à « la délinquance susceptible d’accompagner ces événements ». L’objectif affiché : « faire cesser les troubles à l’ordre public » tout en garantissant « la sécurité et la préservation de l’intégrité des policiers et gendarmes engagés ».
Un héritage de violences lors des précédentes finales
L’année dernière, alors que le PSG remportait sa première Ligue des champions face à Dortmund, 563 personnes avaient été interpellées le 31 mai 2025, dont 307 placées en garde à vue. Ces chiffres illustrent la tendance récurrente de violences et dégradations lors des célébrations des succès sportifs, un phénomène qui avait marqué les esprits par son ampleur. Pour cette édition 2026, les autorités craignent une répétition de ces débordements, malgré l’organisation de la finale à l’étranger.
« Votre objectif doit être celui de faire cesser les troubles à l’ordre public, d’interpeller les auteurs tout en garantissant la sécurité des forces de l’ordre », a précisé Laurent Nuñez dans son communiqué. La mobilisation exceptionnelle vise ainsi à anticiper les risques de dégradations de biens publics, de rixes entre supporters ou de troubles liés à la consommation d’alcool, trois facteurs souvent associés aux célébrations sportives en France.
Budapest, une finale à distance, mais une vigilance maintenue en France
Contrairement aux éditions précédentes où la finale se déroulait en France, l’édition 2026 a lieu en Hongrie, au stade Puskás Aréna de Budapest. Pourtant, les autorités françaises maintiennent un dispositif renforcé, notamment en Île-de-France, où les supporters des deux clubs pourraient se rassembler dans des lieux symboliques comme les Champs-Élysées ou les abords du Parc des Princes. La mobilisation policière s’explique par la crainte de rassemblements spontanés et de mouvements de foule difficiles à contrôler.
Le ministère de l’Intérieur a également souligné l’importance de « prioriser la lutte contre la délinquance liée à ces événements », un volet qui inclut la surveillance des points de vente d’alcool, la prévention des rodéos urbains et la répression des dégradations de biens publics. « Nous ne tolérerons aucune violence », a martelé Laurent Nuñez, rappelant que les forces de l’ordre étaient « pleinement mobilisées pour faire respecter l’ordre républicain ».
Alors que les deux équipes s’apprêtent à livrer une bataille sportive, les autorités, elles, restent sur le pied de guerre. La question n’est plus seulement celle de la performance des joueurs, mais aussi de la capacité de la France à préserver l’ordre public lors des célébrations, un enjeu récurrent qui dépasse le cadre du football.
Les auteurs de violences peuvent être placés en garde à vue puis déférés devant la justice. Les peines encourues varient selon la gravité des faits : dégradations de biens publics (jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende), violences envers les forces de l’ordre (jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende), ou encore participation à une émeute (jusqu’à 10 ans de prison). Ces mesures s’appliquent quel que soit le lieu où les faits sont commis, en France comme à l’étranger pour les ressortissants français.