Selon RMC Sport, l’ancien arbitre international français Gilles Veissière a remis en cause mardi la désignation de l’Allemand Daniel Siebert pour officier lors de la finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, remportée par les Parisiens aux tirs au but (1-1, 4-3 tab.) le 30 mai 2026 au Parc des Princes.

Alors que le club parisien réalisait un deuxième sacre consécutif dans la compétition après sa large victoire face à l’Inter Milan en 2025, Veissière a pointé du doigt la décision de l’UEFA de confier la rencontre à un arbitre déjà en contact avec l’une des finalistes. « Le gars, il en a marre. C’est négatif, négatif, négatif, négatif. Il est dans une finale, il voit bien qu’elle est vilaine », a déclaré Veissière sur le plateau de l’*After Foot*, en référence à l’agacement apparent de Siebert face au temps de jeu prolongé par Arsenal avant le coup de sifflet final de la première mi-temps. « C’est une erreur de désignation de mettre cet arbitre-là, qui est par ailleurs un grand arbitre, car on ne fait pas une finale de Ligue des champions si on n’a pas le niveau ».

Ce qu'il faut retenir

  • L’UEFA a désigné Daniel Siebert, arbitre allemand de 42 ans, pour la finale PSG-Arsenal du 30 mai 2026, malgré ses deux précédents matchs contre les Gunners cette saison.
  • Gilles Veissière estime que Siebert, agacé par l’attitude d’Arsenal, a vu son arbitrage influencé par ce contexte, notamment avec l’arrêt prématuré de la première mi-temps.
  • Siebert avait déjà arbitré Arsenal en quart de finale (0-0) et en demi-finale (2-1) cette saison, toutes deux à l’Emirates Stadium.
  • Veissière valide cependant deux décisions controversées : un non-penalty pour Arsenal à la 15e minute (double main de Saka) et un non-penalty à la 102e minute pour les Gunners.
  • L’ex-arbitre souligne qu’une faute sur Nuno Mendes par Madueke aurait pu être sifflée, mais aurait été perçue comme une erreur d’appréciation.

Un arbitre déjà familier des tensions avec Arsenal

Daniel Siebert, officier de 42 ans, avait officié à deux reprises face à Arsenal lors de cette édition de Ligue des champions. D’abord en quart de finale retour au stade Emirates, où les Gunners avaient arraché un match nul 0-0 face au Sporting CP, avant d’être éliminés (1-0 sur l’ensemble des deux matchs). Puis en demi-finale retour, où il avait dirigé la victoire 2-1 de l’Atlético de Madrid contre Arsenal, rencontre marquée par les protestations des Espagnols après un penalty non sifflé en faveur de Griezmann.

Pour Veissière, la répétition de ces désignations pose question : « L’UEFA fait cette erreur, c’est incompréhensible. Ils ont mis l’arbitre en difficulté. Il les avait déjà arbitrés dans des conditions difficiles contre l’Atlético et ils lui en redonnent une dose derrière. Et je peux vous dire que je n’aurais pas voulu être à sa place ».

Les décisions controversées de Siebert sous la loupe

Malgré les critiques sur son affectation, Veissière a défendu les choix de Siebert sur deux actions litigieuses. La première concerne Bukayo Saka, auteur d’une double touche de balle avec la main sur un corner tiré par le PSG à la 15e minute. Le but d’Arsenal à l’ouverture du score était déjà entériné (1-0 par Havertz), mais l’intervention de Saka a relancé le débat sur la main volontaire. « Je suis catégorique : la double main, le joueur n’y est absolument pour rien. On a une excellente décision de l’arbitre, qui choisit de ne pas siffler » a affirmé Veissière.

La seconde action litigieuse est survenue en prolongation, à la 102e minute, lorsque Noni Madueke a cru obtenir un penalty après une chute dans la surface face à Nuno Mendes. Siebert n’a pas sifflé, déclenchant la colère de Mikel Arteta et de Declan Rice, avertis pour protestation. Veissière, lui, a nuancé : « C’était clairement un penalty à mes yeux ». Mais l’ancien arbitre a ajouté que Madueke avait d’abord accroché le bras de Mendes, justifiant une possible faute en faveur du PSG, que Siebert aurait pu siffler pour une « masterclass » d’arbitrage.

Un PSG héroïque, un Arsenal impuissant

Sur le terrain, le PSG a confirmé son statut de favori malgré un parcours semé d’embûches. Après un début de match difficile (but de Havertz dès la 2e minute), les Parisiens ont égalisé par Vitinha à la 80e minute avant de triompher aux tirs au but. Cette victoire marque le deuxième titre consécutif du club dans la compétition, après le 5-0 infligé à l’Inter Milan en 2025. Côté Arsenal, malgré une résistance acharnée, l’équipe de Mikel Arteta a échoué à remporter son premier trophée européen depuis 1994.

Les réactions d’après-match ont rapidement tourné autour de l’arbitrage. Si Veissière a défendu Siebert sur les décisions clés, d’autres observateurs, comme Alou Diarra ou Bixente Lizarazu, ont critiqué la gestion globale de la rencontre par l’arbitre allemand. « Siebert n’a pas su gérer la tension » a estimé Lizarazu sur RMC Sport, tandis que Dugarry a lancé : « Bien fait pour eux » en référence à la performance d’Arsenal, jugée anémique en attaque.

Et maintenant ?

La polémique autour de Daniel Siebert pourrait relancer le débat sur la neutralité des arbitres en Ligue des champions. L’UEFA n’a pour l’instant pas réagi aux critiques de Veissière, mais une révision de ses critères de désignation pour les finales pourrait être envisagée. Par ailleurs, la prochaine édition de la compétition s’annonce déjà sous haute tension, avec plusieurs clubs français en lice. La question de la formation des arbitres internationaux, notamment sur la gestion des temps morts et des protestations, pourrait également être remise à l’ordre du jour avant le mercato estival.

Pour les Parisiens, cette victoire valide leur statut de puissance européenne, même si le parcours en dents de scie a montré des limites. Côté Arsenal, la désillusion pourrait peser dans les mois à venir, alors que le club tente de se structurer pour devenir un sérieux concurrent en C1.

Veissière estime que Siebert, déjà en contact avec Arsenal cette saison (quart et demi-finale), a été influencé par son agacement face à la lenteur des Gunners, notamment avec l’arrêt prématuré de la première mi-temps. « C’est une erreur de désignation de mettre cet arbitre-là » a-t-il déclaré.