Avec une finale de Ligue des champions qui opposera le Paris Saint-Germain à Arsenal ce 30 mai au stade Ferenc-Puskás de Budapest, les supporters parisiens se mobilisent pour tenter d’obtenir une place. Selon Franceinfo - Sport, certains n’hésitent pas à engager des dépenses élevées, voire à explorer toutes les pistes pour accéder à la rencontre.
Ce qu'il faut retenir
- 17 200 places réservées aux abonnés du PSG pour cette finale à Budapest.
- Les billets en revente atteignent des tarifs exorbitants : entre 6 000 € et 28 000 €, transport et hébergement inclus.
- Seule la « vague 1 » des abonnés, dont fait partie Éric Bidault, garantit l’accès prioritaire à l’achat des places.
- Les fanzones à Budapest devraient permettre aux supporters de se retrouver, mais leur organisation reste en suspens.
- La demande est si forte que les prix flambent, en raison de la popularité des deux clubs et de la rareté des billets.
Éric Bidault, abonné de longue date du PSG et membre de la « vague 1 », illustre cette frénésie. Depuis la qualification des Parisiens, il est sollicité par des proches et même des connaissances lointaines. «
Il y en a que tu ne vois jamais et qui t’appellent juste pour les places. Et tu as des potes qui ne sont pas dans la vague 1, mais dans la deuxième ou la troisième», confie-t-il à Franceinfo - Sport. La « vague 1 », réservée aux abonnés les plus fidèles, offre un accès prioritaire à l’achat des billets. Bidault a ainsi obtenu deux places à 180 € chacune. «
Mon sésame. Maintenant, tant qu’on n’a pas physiquement le ticket, qu’on n’est pas dans le stade, il peut tout arriver. Je vais faire attention quand je traverse, je vais regarder quatre fois à droite, quatre fois à gauche», plaisante-t-il, conscient de la valeur de ces précieux sésames.
Le club parisien a mis en vente un total de 17 200 places pour ses abonnés, une offre limitée qui ne suffira pas à contenter l’ensemble des supporters. Pour les autres, l’accès au match passe par la revente, où les prix s’envolent. Vincent Chaudel, économiste du sport à l’Observatoire du Sport Business, explique cette inflation : «
Ce sont deux clubs qui ont une base de fans très importante, dans des marchés importants. Donc ce qui est rare est cher, et mécaniquement, il y a une forte demande et une inflation». Les tarifs varient entre 6 000 € et 28 000 € sur les plateformes spécialisées, un montant qui inclut rarement le transport et l’hébergement à Budapest.
Pour certains supporters, l’enjeu financier devient un véritable obstacle. «
C’est impensable, c’est des montants exorbitants», estime l’un d’eux. Un autre abonde : «
Je ne me suis pas posé la question. Pour moi, je pense que ça va être inaccessible». La majorité des fans se tourne alors vers les fanzones organisées à Budapest, où ils espèrent partager cette expérience en groupe. Cependant, leur mise en place reste à confirmer, laissant planer une incertitude sur les modalités de rassemblement.
Cette finale de Ligue des champions, qui se jouera loin de Paris, soulève des questions sur l’accessibilité du football de haut niveau pour les supporters. Entre spéculation et solidarité, la course aux billets reflète une réalité où le prix des places devient un marqueur des inégalités dans l’accès au sport.
Les places sont principalement réservées aux abonnés du PSG, répartis en plusieurs vagues. La « vague 1 », qui inclut les abonnés les plus fidèles, bénéficie d’un accès prioritaire. Les billets restants peuvent être obtenus via des plateformes de revente, mais à des tarifs très élevés, souvent entre 6 000 € et 28 000 €.
L’organisation des fanzones reste à confirmer. Ces espaces permettraient aux supporters de se retrouver pour suivre le match ensemble, mais leur mise en place dépendra des autorités locales et du PSG. Les détails pratiques devraient être annoncés dans les prochains jours.