Dès la première course européenne de la saison 2026, l’écurie Mercedes F1 franchit une étape majeure dans sa transition énergétique. L’équipe allemande devient la première du plateau à aligner un camion électrique pour l’intégralité de ses déplacements entre les neuf Grands Prix organisés sur le continent. Une initiative qui s’inscrit dans une volonté affichée de réduire l’empreinte carbone de la compétition automobile.

Ce qu'il faut retenir

  • Premier camion électrique utilisé par une écurie sur l’ensemble des courses européennes en 2026
  • Neuf Grands Prix concernés en Europe, soit la quasi-totalité des épreuves continentales de la saison
  • Modèle employé : le Mercedes-Benz Trucks eActros 600, un véhicule 100 % électrique
  • Objectif environnemental : réduction significative des émissions de CO₂ liées aux logistiques de l’équipe
  • Annonce officielle faite ce 3 juin 2026 par Mercedes F1

D’après les informations rapportées par Ouest France, cette innovation logistique marque un tournant dans la gestion des déplacements des écuries en compétition. Le choix du Mercedes-Benz Trucks eActros 600 — un véhicule capable de parcourir jusqu’à 500 km en une seule charge — répond aux exigences techniques des trajets entre circuits européens. Ce camion, équipé d’une batterie de 600 kWh, permet d’envisager des rotations sans escale entre des villes comme Barcelone, Monaco ou Monza.

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus large pris par Mercedes F1 pour la neutralité carbone d’ici 2030. L’écurie, déjà engagée dans des initiatives de recyclage des composants et d’utilisation d’énergies renouvelables sur ses sites, franchit une nouvelle étape en appliquant ces principes à sa logistique mobile. « Ce camion électrique symbolise notre volonté de concilier performance sportive et responsabilité environnementale », a déclaré Toto Wolff, directeur de l’écurie Mercedes-AMG Petronas F1 Team, cité par Ouest France.

« Nous sommes fiers de devenir la première écurie à rouler entièrement électrique en Europe cette saison. C’est une avancée concrète vers notre objectif zéro émission nette, et nous espérons inspirer d’autres acteurs du sport automobile à suivre cette voie. »
— Toto Wolff, directeur de Mercedes F1

Le calendrier européen de la saison 2026 compte neuf Grands Prix, dont le Grand Prix de Monaco, celui d’Espagne à Barcelone, ou encore celui d’Italie à Monza. Autant de destinations accessibles avec ce véhicule, dont les temps de recharge restent compatibles avec les fenêtres logistiques des écuries. Selon les constructeurs, l’eActros 600 peut être rechargé à 80 % en environ 30 minutes, une durée maîtrisable entre deux étapes.

Cette initiative intervient alors que la Formule 1 elle-même renforce ses exigences en matière de durabilité. Depuis 2022, le championnat impose aux écuries de réduire leurs émissions directes de CO₂ de 50 % d’ici 2030, un objectif qui inclut les déplacements. Mercedes F1 devance ainsi ses concurrents, la plupart des équipes utilisant encore des camions thermiques pour leurs logistiques. Seul McLaren avait testé un véhicule partiellement électrique lors de quelques courses en 2024, mais sans généraliser l’usage.

Et maintenant ?

Si l’expérience se révèle concluante, d’autres écuries pourraient emboîter le pas de Mercedes dès la saison 2027. Une réunion des directeurs logistiques est prévue en septembre 2026 pour évaluer l’impact opérationnel et environnemental de cette initiative. Les résultats pourraient influencer les prochaines réglementations techniques de la F1, dont certaines pourraient rendre obligatoire l’électrification partielle des flottes d’ici 2028.

Reste à voir si les performances du eActros 600 — notamment en termes d’autonomie et de fiabilité — répondront aux attentes des équipes en conditions réelles. Pour l’heure, Mercedes F1 a confirmé que le camion sera déployé dès la première manche européenne, prévue à Monaco le 24 mai 2026. Une date clé pour mesurer l’impact concret de cette transition.

Le Mercedes-Benz Trucks eActros 600 offre une autonomie de 500 km, adaptée aux trajets entre circuits européens. Son temps de recharge rapide (30 minutes pour 80 %) et sa capacité à transporter le matériel technique des écuries en ont fait le choix idéal, selon les responsables logistiques de l’équipe.