L’Algérie a interpellé, fin juillet 2026, Mehdi Laribi, considéré comme le fondateur présumé du réseau criminel DZ Mafia. Cette arrestation intervient dans le cadre d’un mandat d’arrêt émis par la France et s’inscrit dans l’opération « Octopus », ciblant les principaux trafiquants de drogue opérant depuis l’étranger. Selon RFI, cet événement marque un tournant dans les relations entre Paris et Alger, après plusieurs années de tensions diplomatiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Mehdi Laribi, fondateur présumé de la DZ Mafia, a été arrêté en Algérie le 20 juillet 2026.
  • Il a été placé sous contrôle judiciaire après l’exécution d’un mandat d’arrêt français émis fin juillet 2026.
  • Cette arrestation est le premier résultat concret de la reprise de la coopération sécuritaire entre la France et l’Algérie.
  • L’opération « Octopus » vise à démanteler les réseaux de trafiquants de drogue opérant depuis l’étranger vers la France.
  • Cette affaire s’inscrit dans un contexte de normalisation progressive des relations bilatérales après des années de crise.

Une arrestation symbolique dans le cadre d’une opération ciblée

Mehdi Laribi, interpellé le 20 juillet dernier par les autorités algériennes, est soupçonné d’être à l’origine du réseau DZ Mafia, une organisation criminelle spécialisée dans le trafic de drogue. Selon RFI, son arrestation fait suite à un mandat d’arrêt émis par la France à la fin du mois de juillet 2026. Cette opération s’inscrit dans le cadre de « Octopus », une initiative lancée pour traquer les trafiquants les plus influents opérant depuis l’étranger vers le territoire français. « C’est une avancée majeure pour la lutte contre le narcotrafic en Europe », a précisé un haut responsable sécuritaire cité par RFI.

L’arrestation de Laribi intervient alors que les deux pays multiplient les signes de rapprochement après des années de relations diplomatiques tendues. Depuis 2021, les échanges entre Paris et Alger avaient été marqués par des désaccords persistants, notamment sur les questions migratoires et les visas. Pourtant, cette coopération policière rappelle que la lutte contre le crime organisé reste un terrain d’entente privilégié entre les deux nations.

La coopération sécuritaire relancée après des années de tensions

Depuis 2021, les relations entre la France et l’Algérie avaient connu des hauts et des bas, avec des crises diplomatiques répétées. Cependant, l’arrestation de Mehdi Laribi montre que la coopération en matière de sécurité intérieure peut servir de levier pour réchauffer les relations bilatérales. « Cette affaire prouve que, malgré les divergences politiques, nous pouvons travailler ensemble sur des enjeux communs », a souligné un diplomate sous couvert d’anonymat.

Les deux pays ont récemment multiplié les échanges de renseignements et les opérations conjointes contre les réseaux criminels. Cette arrestation pourrait ainsi ouvrir la voie à une collaboration plus étroite, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants. « L’Algérie est un partenaire stratégique pour la France en Afrique du Nord », a rappelé le ministère français de l’Intérieur dans un communiqué.

Les prochaines étapes de l’enquête et les implications judiciaires

Mehdi Laribi, placé sous contrôle judiciaire en Algérie, devrait prochainement être transféré vers la France pour y être jugé. Selon RFI, les autorités algériennes coopèrent pleinement avec la justice française, ce qui pourrait accélérer les procédures d’extradition. « Son procès en France est prévu pour début 2027 », a indiqué une source judiciaire proche du dossier.

Cette affaire pourrait également permettre de remonter jusqu’aux autres membres de la DZ Mafia et de démanteler l’ensemble du réseau. Les enquêteurs français et algériens travaillent désormais à identifier les complices et les sources d’approvisionnement en drogue. « C’est une opération de grande envergure qui devrait avoir des répercussions sur le trafic en Europe », a confirmé un responsable de la police judiciaire française.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera en l’extradition de Mehdi Laribi vers la France, une procédure qui pourrait s’étaler sur plusieurs semaines. Les autorités des deux pays devraient également organiser une réunion bilatérale pour renforcer leur coopération policière, notamment sur les échanges de renseignements et les enquêtes conjointes. Reste à voir si cette dynamique se poursuivra au-delà de cette affaire.

Quoi qu’il en soit, cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre le narcotrafic transfrontalier. Elle rappelle aussi que, malgré les aléas diplomatiques, la coopération sécuritaire entre la France et l’Algérie reste un pilier essentiel de la stabilité régionale.

Le réseau DZ Mafia est une organisation criminelle présumée spécialisée dans le trafic de drogue, notamment en provenance d’Afrique du Nord vers l’Europe. Mehdi Laribi est considéré comme son fondateur et principal dirigeant.