Alors que la France se prépare à vivre une troisième journée de mobilisation sociale en trois semaines, les autorités sont en alerte maximale. Selon Courrier International, quelque 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour cette journée du 31 octobre, jour d'Halloween, où des militants ont de nouveau appelé la population à faire entendre sa colère face au coût de la vie et à la défaillance des services publics dans tout le pays.
Les manifestations de rue qui déferlent sur l’Europe doivent reprendre en France, avec des appels à des rassemblements violents pour Halloween. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré jeudi soir que des groupes radicaux avaient appelé sur les réseaux sociaux à des rassemblements violents pour Halloween et que la plus grande menace pour l’ordre public surviendrait probablement après la fin officielle des manifestations contre « la vie chère ».
Ce qu'il faut retenir
- 70 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la troisième journée de mobilisation sociale
- Des appels à des rassemblements violents pour Halloween
- Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que la plus grande menace pour l’ordre public surviendrait probablement après la fin officielle des manifestations
Les manifestations en France
Les manifestations en France sont devenues de plus en plus violentes ces dernières semaines. Lors de l’« acte I », « une journée de manifestations largement pacifiques à travers le pays s’est transformée en scènes chaotiques de pillages et de destructions : l’hôtel de ville historique de Limoges a été ravagé par les flammes ; des magasins ont été saccagés et des manifestants ont été mutilés à vie », retrace CNN. Les forces de l’ordre sont mobilisées pour prévenir d’éventuels pillages et émeutes en marge de ce que les organisateurs espèrent être des rassemblements pacifiques.
Le tribunal administratif a autorisé le cortège de Bastille jusqu’à Nation, voulu par les organisateurs de la principale mobilisation mais que la préfecture de police avait interdit. « La colère ne risque pas de s’apaiser de sitôt », met en garde CNN. D’autant plus que la France se dirige vers une élection présidentielle « profondément clivante », en avril 2027, « ce qui accroît encore davantage les enjeux ».
Les réactions des autorités
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que des groupes radicaux avaient appelé sur les réseaux sociaux à des rassemblements violents pour Halloween et que la plus grande menace pour l’ordre public surviendrait probablemente après la fin officielle des manifestations contre « la vie chère ». Les autorités « ne toléreraient aucun excès » et ont promis une réponse sécuritaire « extrêmement ferme ».
Les forces de l’ordre sont mobilisées pour prévenir d’éventuels pillages et émeutes en marge de ce que les organisateurs espèrent être des rassemblements pacifiques. Le ministère de l’Intérieur a fait valoir qu’une forte présence policière avait, lors de la dernière journée de mobilisation il y a une semaine, « largement empêché la répétition des violences et des pillages généralisés qui ont secoué les villes françaises lors d’une première vague de manifestations de masse, le 17 octobre ».
Les manifestations en Europe
Les manifestations ne sont pas limitées à la France. Des semaines de manifestations étudiantes, parfois violentes, ont aussi « secoué l’Italie, l’Espagne, le Portugal et l’Albanie », note le Guardian. Une alliance informelle de groupes appelée Gen Z regelt (la génération Z s’en occupe) a appelé ses partisans à se rassembler dans plus de 30 villes pour exiger davantage de dépenses pour les écoles, la protection du climat et le logement, et s’opposer à tout projet de retour au service militaire obligatoire.
La situation en France et en Europe reste donc très tendue, avec des manifestations et des violences qui pourraient s’intensifier dans les prochaines semaines. Il est important de suivre de près les développements de cette crise pour comprendre les enjeux et les conséquences potentielles.