Vernon (Eure), 28 avril 2026 — Franck Pralong, ancien candidat du Rassemblement national (RN) à la tête d’une liste pour les élections municipales de 2025 à Vernon, a été condamné hier par la justice pour « faux et usage de faux ». L’homme de 54 ans a falsifié un justificatif de domicile afin de pouvoir déposer sa candidature, selon les informations rapportées par Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Une enquête a été ouverte début février 2026 pour falsification de justificatif de domicile lors des municipales de 2025 à Vernon (Eure).
- Franck Pralong, ex-tête de liste RN, a été condamné le 28 avril 2026 pour « faux et usage de faux ».
- Il avait falsifié un document pour justifier sa candidature aux élections municipales.
- La peine prononcée n’a pas encore été communiquée par les autorités judiciaires.
Une fraude découverte lors de l’enquête préliminaire
L’affaire remonte aux élections municipales de 2025 à Vernon, où Franck Pralong figurait en tête de la liste du RN. Pour se porter candidat, il devait fournir un justificatif de domicile récent. Or, selon l’enquête diligentée par le parquet, le document produit par ses soins s’est avéré être un faux. L’enquête, ouverte dès le début du mois de février 2026, a permis d’établir que Pralong avait modifié un justificatif authentique pour y intégrer une adresse fictive, lui permettant ainsi de respecter les critères légaux de résidence.
Cette pratique, bien que rare, n’est pas inédite dans le paysage politique local. Elle relève d’une tentative de contourner les règles électorales en vigueur, qui exigent une domiciliation effective sur le territoire concerné pour se présenter. Les services du procureur de la République d’Évreux ont été saisis de l’affaire, conduisant à une mise en examen rapide du prévenu, dont les aveux ont ensuite confirmé les soupçons des enquêteurs.
Un jugement rendu après une instruction rapide
Le tribunal correctionnel d’Évreux a rendu son verdict hier, mardi 28 avril 2026, en condamnant Franck Pralong pour « faux et usage de faux ». La peine prononcée n’a pas été immédiatement communiquée, mais l’affaire a été jugée en procédure accélérée, soulignant l’urgence et la gravité des faits reprochés. Selon Ouest France, le parquet avait requis une peine de prison avec sursis, assortie d’une amende, en raison de la tentative de fraude avérée et de la dimension délibérée de l’acte.
Le RN, contacté par nos soins, n’a pas souhaité réagir officiellement dans l’immédiat. Cependant, cette affaire rappelle les tensions persistantes autour des règles de candidature aux scrutins locaux, où les exigences de résidence peuvent parfois donner lieu à des manœuvres frauduleuses. À Vernon, comme ailleurs, les services municipaux avaient validé la candidature de Pralong avant que les investigations ne révèlent la supercherie.
Reste à savoir si cette affaire aura un écho au-delà du cadre judiciaire, notamment dans le débat sur la moralisation de la vie politique. Une question que les observateurs du RN et des autres formations suivront de près dans les prochaines semaines.
En France, le « faux et usage de faux » est un délit pénal passible de jusqu’à trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, selon l’article 441-1 du Code pénal. En matière électorale, cette infraction peut entraîner une inéligibilité temporaire ou définitive, ainsi que l’annulation de la candidature frauduleuse. Les peines sont aggravées si le faux concerne un document officiel lié à un scrutin.