Alors que les débats sur le pouvoir d’achat et la fiscalité des entreprises s’intensifient à l’approche du 1er Mai, François Ruffin, député de la Somme et président du mouvement « Picardie Debout », a vivement critiqué, ce vendredi 1er mai 2026, les bénéfices jugés « indécents » de TotalEnergies. Selon BFM - Politique, le député insoumis a également réaffirmé son opposition aux plans d’importation de main-d’œuvre étrangère, tout en défendant la nécessité de reconnaître la valeur du travail dans le débat public.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions sociales persistantes et une inflation qui pèse sur le budget des ménages. Les déclarations de François Ruffin ont été faites lors d’une intervention médiatique où il a évoqué, entre autres, la dégradation des services publics, la hausse des prix des carburants et les traditions syndicales du 1er Mai. BFM - Politique rapporte que ces propos s’ajoutent à une série de critiques adressées aux grandes entreprises énergétiques et aux politiques économiques du gouvernement.
Ce qu'il faut retenir
- François Ruffin qualifie les profits de TotalEnergies d’« indécents », sans préciser de chiffres exacts.
- Le député s’oppose fermement aux projets d’importation de main-d’œuvre étrangère, qu’il juge inacceptables.
- Il défend le 1er Mai comme un jour chômé, tout en rappelant son caractère revendicatif pour les droits des travailleurs.
- Éric Coquerel (LFI) propose de « bloquer les prix et les marges des raffineurs » pour limiter la hausse des carburants.
- Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a rassuré sur la tenue pacifique du 1er Mai, malgré un incident violent signalé aux Mureaux (Yvelines).
- Olivier Faure (PS) compare les superprofits des entreprises à des « profits tirés du travail des enfants », tout en ironisant sur une loi socialiste visant à taxer ces bénéfices.
Des profits « indécents » pour TotalEnergies, selon François Ruffin
François Ruffin n’a pas hésité à qualifier les résultats financiers de TotalEnergies de « profits indécents », lors d’une intervention diffusée ce vendredi 1er mai. « Les profits de TotalEnergies sont indécents », a-t-il déclaré, sans pour autant avancer de données précises sur les montants en jeu. Pour le député de la Somme, ces bénéfices reflètent selon lui un déséquilibre structurel dans la répartition des richesses produites par le travail.
Dans le même temps, il a réitéré son opposition à tout plan d’importation de main-d’œuvre étrangère, une mesure qu’il considère comme une tentative de « mépriser le travail » local. « Il faut cesser de mépriser le travail », a-t-il souligné, en faisant référence aux difficultés rencontrées par les services publics, des usines aux hôpitaux en passant par l’Éducation nationale. « Ce sont tous nos services qui vont mal », a-t-il déploré, évoquant une crise systémique des secteurs essentiels.
Le 1er Mai entre traditions et revendications sociales
François Ruffin a également rappelé l’importance des traditions du 1er Mai, qu’il présente comme un jour chômé mais aussi un moment de mobilisation pour les droits des travailleurs. « Je suis partisan de traditions, le 1er Mai c’est un jour chômé et on manifeste pour le travail », a-t-il affirmé. Cette position s’inscrit dans une logique de défense du code du travail et des acquis sociaux, alors que les tensions sur le pouvoir d’achat s’exacerbent.
Dans ce contexte, la hausse des prix des carburants reste un sujet de préoccupation majeur. Éric Coquerel, député LFI, a proposé une solution radicale : « bloquer les prix et bloquer les marges au niveau des raffineurs ». Selon lui, tant que les prix des carburants ne sont pas maîtrisés, « c’est autant d’argent que les Français ne vont pas dépenser ailleurs », ce qui pénaliserait davantage l’économie.
Un incident violent aux Mureaux et la réponse du gouvernement
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a tenu à rassurer sur la tenue du 1er Mai, affirmant qu’« il n’y a pas d’inquiétude particulière ». Cependant, cette déclaration intervient après l’agression d’un équipage de la BAC (Brigade anti-criminalité) aux Mureaux (Yvelines). Laurent Nuñez a fermement condamné cet acte, qualifiant ces violences urbaines d’« inacceptables ».
Ce contexte de tensions sociales a aussi été marqué par des échanges politiques autour des superprofits des entreprises, notamment ceux liés aux conflits au Moyen-Orient. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a comparé ces bénéfices à des « profits tirés du travail des enfants », une formule jugée « hasardeuse » par certains observateurs. Par ailleurs, il a ironisé sur une proposition de loi du PS visant à taxer les superprofits, en déclarant : « C’est une loi totale, mais ce n’est pas une loi pour Total ».
Ces débats s’inscrivent dans un contexte économique et social déjà tendu, où les attentes des Français en matière de justice fiscale et de protection du travail restent fortes. Les prochaines semaines diront si les propositions avancées par les différents groupes politiques trouveront un écho concret.
François Ruffin dénonce les profits jugés « indécents » de TotalEnergies en raison de leur ampleur, qu’il considère comme déconnectée de la réalité économique des Français. Pour lui, ces bénéfices reflètent un déséquilibre dans la répartition des richesses, alors que les services publics et le pouvoir d’achat des ménages subissent des pressions. Il critique également le secteur énergétique, souvent perçu comme un pilier des tensions inflationnistes.