Plusieurs artistes se désistent les uns après les autres de l’événement Freedom 250, prévu dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis. Selon Euronews FR, cette série d’annulations intervient en raison des liens présumés de la manifestation avec l’ancien président américain Donald Trump et de son financement controversé.

Ce qu'il faut retenir

  • L’événement Freedom 250, prévu du 25 juin au 10 juillet 2026 sur le National Mall à Washington, voit quatre des neuf artistes initialement annoncés se retirer en quelques jours.
  • Parmi les artistes concernés figurent The Commodores, Martina McBride, Morris Day et Young MC, qui dénoncent une affiliation politique non déclarée.
  • Le financement de l’événement, via un partenariat public-privé incluant des entreprises liées à Trump comme Palantir et Oracle, suscite des interrogations au Congrès.
  • Seuls Fab Morvan (Milli Vanilli), Vanilla Ice et Freedom Williams (C+C Music Factory) maintiennent pour l’instant leur participation.
  • Les organisateurs insistent sur le caractère non partisan de l’événement, malgré les polémiques.

Une programmation controversée et des désistements en cascade

Présenté comme l’un des temps forts des festivités commémorant les 250 ans de l’indépendance américaine, Freedom 250 devait réunir une affiche jugée pour le moins atypique par les observateurs. Selon Euronews FR, celle-ci comprenait des noms aussi variés que Vanilla Ice, Martina McBride, The Commodores, C+C Music Factory ou encore Milli Vanilli (représenté par Fab Morvan).

Mais dès l’annonce du line-up, les premiers désistements ont fusé. Morris Day, chanteur emblématique du groupe The Time (proche de Prince), a rapidement démenti via son compte Instagram toute participation à l’événement. Young MC, autre artiste initialement annoncé, a pour sa part justifié son retrait en expliquant que les musiciens n’avaient « jamais été informés d’une quelconque implication politique de l’événement ».

Des artistes dénoncent une affiliation politique trompeuse

Le mouvement de retrait s’est accéléré avec l’annulation de The Commodores, groupe légendaire de soul ayant compté Lionel Richie parmi ses membres. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe a justifié sa décision en affirmant : « Notre musique a toujours été notre voix et nous choisissons de ne pas nous associer publiquement à un parti politique en particulier. Nous soutenons tout ce qui peut améliorer la vie de l’ensemble des Américains. »

Martina McBride, star de la country, a également tiré un trait sur sa participation. Sur les réseaux sociaux, elle a expliqué avoir été « présentée à l’occasion de se produire lors d’un événement non partisan », avant de réaliser que « ce qu’on nous avait dit n’est, en réalité, pas ce qui est en train de se passer ». Elle a précisé avoir « posé beaucoup de questions » avant de signer, voyant dans ce concert « une belle façon de célébrer les États et de rassembler les gens comme seule la musique peut le faire ».

Un financement sous haute surveillance

La polémique autour de Freedom 250 dépasse le cadre des désistements artistiques. Selon Euronews FR, l’événement est financé via un partenariat public-privé, avec des fonds fédéraux et des contributions d’entreprises comme Palantir et Oracle – deux sociétés dirigées par des figures proches de Donald Trump. D’autres sous-traitants fédéraux, tels que Deloitte et Lockheed Martin, participent également au projet.

Cette situation a suscité l’inquiétude de plusieurs groupes de surveillance et de membres du Congrès. Ceux-ci s’interrogent sur l’utilisation de fonds publics pour des manifestations perçues comme alignées sur l’agenda politique de l’ancien président. L’initiative fait désormais l’objet d’un examen accru, alors que les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis approchent.

Seuls quelques artistes maintiennent leur participation

Malgré le mouvement de retrait, certains artistes ont choisi de maintenir leur présence. Fab Morvan, membre survivant du duo Milli Vanilli, a réaffirmé son engagement dans un communiqué à Consequence : « Je suis là pour divertir et rassembler les gens, pas pour les diviser. Célébrons la vie et la musique, et replongeons-nous dans nos souvenirs. » Il a ajouté : « Je suis honoré de participer au Great American State Fair, qui célébrera le 250e anniversaire de l’Amérique en compagnie de nombreux autres artistes accomplis ».

Vanilla Ice, qui s’est déjà produit à plusieurs reprises lors des réveillons du Nouvel An à Mar-a-Lago (la résidence de Trump en Floride), a également confirmé sa présence. Un représentant du rappeur a déclaré à l’Associated Press : « Il est fier d’aider à célébrer le 250e anniversaire de l’Amérique ! Tout le monde est le bienvenu pour venir célébrer l’anniversaire des États-Unis et notre liberté ! »

Freedom Williams, membre du groupe C+C Music Factory, a adopté une position plus ambivalente. Dans une vidéo publiée sur Instagram, il a affirmé n’avoir pas été informé d’un quelconque lien avec Trump au moment de sa réservation. Pourtant, il a décidé de maintenir sa participation malgré les critiques. Assis sur une cuvette de toilettes lors de l’enregistrement, il a tenu des propos virulents : « Je ne baise pas avec Trump. Je m’en fous totalement de Trump […] Mais le jour où je vous laisserai, vous, bande d’enfoirés, me dire quoi faire, ce sera le jour de ma mort ».

Et maintenant ?

Les organisateurs de Freedom 250 affirment toujours que l’événement reste non partisan, malgré les désistements et les polémiques. La question reste entière quant à la viabilité de la programmation actuelle, alors que l’événement doit se tenir dans moins d’un mois. Les prochains jours pourraient voir d’autres artistes revoir leur décision, tandis que les responsables politiques continueront probablement d’examiner l’utilisation des fonds fédéraux alloués à cette manifestation.

Pour l’heure, les organisateurs n’ont pas annoncé de modifications du programme ou de remplacements pour les artistes ayant annulé leur participation. La polémique autour de Freedom 250 illustre, une fois de plus, les tensions persistantes autour de l’héritage politique de Donald Trump, cinq ans après la fin de son mandat.

Parmi les neuf artistes initialement prévus, seuls Fab Morvan (Milli Vanilli), Vanilla Ice et Freedom Williams (C+C Music Factory) maintiennent actuellement leur participation, selon les dernières informations rapportées par Euronews FR.