Un projet naval d’une ambition sans précédent est actuellement à l’étude en Floride. Selon Euronews FR, la société Freedom Cruise Line International envisage la construction du Freedom Ship, un navire conçu pour devenir la première « ville flottante » permanente au monde, capable d’accueillir jusqu’à 80 000 personnes en continu.
Ce qu'il faut retenir
- Un navire de 1,6 km de long, soit 244 mètres de large, pour un poids de 2,3 millions de tonnes et 30 ponts.
- Capacité d’accueil de 50 000 résidents permanents, 10 000 visiteurs et 20 000 membres d’équipage.
- Propulsion nucléaire, coût estimé à 13,87 milliards d’euros, construction prévue en Indonésie.
- Infrastructures incluant un stade de 15 000 places, deux musées, un hôpital, une salle de concert, des écoles et un parc aquatique.
- Tour du monde en deux ans à une vitesse de 7 nœuds, sans escale dans un port classique.
Le secteur des croisières n’a cessé de se développer depuis des décennies, avec des paquebots toujours plus imposants. Pourtant, même les géants actuels, comme le Star of the Seas ou l’Icon of the Seas de Royal Caribbean, pourraient paraître minuscules face au Freedom Ship. Proposé pour la première fois à la fin des années 1990, ce projet pharaonique est porté par l’équipe à l’origine de Freedom Cruise Line International, une entreprise basée en Floride.
Une ville autonome sur l’eau : logements, écoles et commerces à bord
Si le navire voit le jour, il deviendra bien plus qu’un simple paquebot. D’après les promoteurs du projet, il s’agirait d’une véritable métropole maritime, dotée de toutes les infrastructures nécessaires à une vie quotidienne. Parmi les installations prévues, on compte un stade de 15 000 places, deux musées, un centre de congrès et une salle de concert symphonique. Les résidents bénéficieraient également d’un hôpital, de commerces, de banques, d’une boîte de nuit et même d’un aquarium pour les amateurs de plongée.
Pour les familles, un système éducatif complet est envisagé, allant du primaire jusqu’à l’université. Les enfants pourraient ainsi suivre leur scolarité à bord sans interruption. Côté détente, un parc aquatique est prévu, ainsi qu’un hall de restauration sur deux niveaux et trois acres de parcs. Deux hôtels de grande hauteur et huit hélipads sont également prévus pour les visiteurs.
Une mobilité adaptée à l’échelle du navire
Avec une longueur de 1,6 km, le Freedom Ship nécessitera des solutions de transport adaptées à sa taille. Un système de tramway est ainsi prévu pour relier les différents ponts, en complément de 24 km de cheminements piétons et de 1,2 hectare de parcs. La mobilité à bord s’annonce donc aussi variée que dans une grande ville.
La propulsion du navire serait assurée par un combustible nucléaire, une technologie permettant une autonomie énergétique adaptée à la durée des traversées. Le navire devrait faire le tour du monde en deux ans à une vitesse moyenne de 7 nœuds. En revanche, en raison de ses dimensions exceptionnelles, il ne pourra pas accoster dans un port classique et devra rester en eaux internationales. Les visiteurs souhaitant monter à bord devront emprunter des ferries depuis les ports les plus proches.
Un financement colossal et une construction en Indonésie
Le coût de construction du Freedom Ship est estimé à 13,87 milliards d’euros, soit près de 12 milliards de livres sterling. Selon Roger Gooch, directeur général de Freedom Cruise Line International, les fonds nécessaires sont en cours de collecte. « Nous pourrions presque justifier la construction de trois navires », a-t-il déclaré au Telegraph. « Nous sommes très confiants quant à notre capacité à y parvenir. »
Une fois le financement réuni, la construction du navire débutera en Indonésie. Les travaux pourraient durer jusqu’à quatre ans. Une particularité du projet réside dans le fait que les premiers habitants pourraient emménager dans leurs logements avant même la fin des travaux. Une fois opérationnel, le Freedom Ship n’aura pas de port d’attache : les opérations de maintenance seront réalisées en mer.
Ce projet soulève également des questions environnementales et logistiques majeures. L’utilisation d’un réacteur nucléaire à bord, bien que justifiée par l’autonomie énergétique, pourrait susciter des débats sur son impact écologique. De même, l’absence de port d’attache pose la question de la maintenance à long terme et de la gestion des déchets. Autant dire que le Freedom Ship ne manquera pas de faire parler de lui dans les années à venir.
Oui, selon les promoteurs du projet, le navire serait propulsé par un combustible nucléaire, ce qui lui permettrait une autonomie énergétique adaptée à la durée des traversées. Cette technologie vise à garantir une production d’énergie stable et durable pour les 80 000 personnes à bord, sans dépendre des escales en port.
Le navire, avec ses 244 mètres de large et sa longueur de 1,6 km, serait tout simplement trop imposant pour les infrastructures portuaires existantes. Les ports ne disposent pas des équipements nécessaires pour accueillir un tel colosse, ce qui explique pourquoi il devra rester en eaux internationales. Les visiteurs pourront le rejoindre via des ferries depuis les ports les plus proches.