D'après BMF - International, le cercueil d'Ali Khamenei est exposé à la Grande Mosalla jusqu'à dimanche, avant une procession organisée lundi à Téhéran. Au deuxième jour d'obsèques nationales, la plupart des hauts responsables iraniens lui ont rendu hommage.
La plupart des hauts responsables iraniens ont assisté dimanche 5 juillet à Téhéran à une grande prière d'hommage à l'ayatollah Ali Khamenei, au deuxième jour d'obsèques nationales, sauf son fils Mojtaba, invisible en public depuis qu'il lui a succédé à la fonction de guide suprême.
Ce qu'il faut retenir
- Le cercueil d'Ali Khamenei est exposé à la Grande Mosalla jusqu'à dimanche.
- Une procession est organisée lundi à Téhéran.
- Les funérailles se poursuivront ensuite dans d'autres villes d'Iran et de l'Irak voisin.
- Les autorités affirment attendre au total entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.
- Les funérailles se veulent une démonstration de force, en pleines discussions avec Washington après la signature le mois dernier d'un accord-cadre pour mettre fin au conflit.
La grande prière d'hommage
La prière a duré une dizaine de minutes et a été dirigée par Ja'far Sobhani, un ayatollah de 97 ans qui enseigne dans la ville sainte de Qom. Aux premiers rangs devant le cercueil, aux côtés des milliers de fidèles continuant à affluer dans l'immense complexe de la Grande Mosalla, se trouvaient notamment le président Massoud Pezeshkian, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et chef de l'équipe de négociation, ou encore le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution.
Le chef des Gardiens Ahmad Vahidi, discret depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël le 28 février, est arrivé au milieu d'une foule se pressant pour le saluer. Selon des images de la télévision d'État, trois fils d'Ali Khamenei - Massoud, Mostafa et Meysam - étaient présents. Mais pas Mojtaba.
Les funérailles et les discussions avec Washington
Les funérailles se poursuivront ensuite dans d'autres villes d'Iran et de l'Irak voisin. L'inhumation aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Ali Khamenei était originaire. Les autorités entendent afficher leur unité, aucun des présidents toujours en vie qui ont précédé Massoud Pezeshkian et entretenaient des relations difficiles avec Ali Khamenei - Mohammad Khatami, Mahmoud Ahmadinejad et Hassan Rohani - n'ont été aperçus.
Le guide suprême, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'État, a présidé aux destinées de l'Iran pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans. Ses funérailles, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre.
En conclusion, les funérailles d'Ali Khamenei constituent un moment crucial pour l'Iran et pour la région, avec de nombreuses questions en suspens sur la succession et les discussions avec Washington. Les prochaines semaines seront à suivre de près pour comprendre les évolutions futures de la situation.