Une fusillade de masse a endeuillé samedi 18 avril la capitale ukrainienne Kiev, faisant six morts et quatorze blessés, selon Courrier International. Le suspect, un homme de 58 ans originaire de Moscou, a été neutralisé par une unité d’élite après avoir pris des otages dans un supermarché de la ville. Parallèlement, des attaques de missiles et de drones russes ont marqué la journée, ajoutant à la tension déjà élevée dans le pays.

Ce qu'il faut retenir

  • Une fusillade de masse à Kiev a fait 6 morts et 14 blessés, dont un enfant toujours hospitalisé.
  • Le tireur, un Moscovite de 58 ans, a été abattu après avoir pris des otages dans un supermarché et incendié son propre appartement.
  • Dans le détroit d’Ormuz, des tirs ont visé un pétrolier sans faire de victimes, tandis que l’Inde a convoqué l’ambassadeur iranien après des incidents impliquant des navires indiens.
  • Aux États-Unis, Donald Trump a réaffirmé son soutien à Israël, tandis que Kamala Harris a critiqué la politique de Nétanyahou et évoqué des motivations cachées derrière le conflit.
  • La justice américaine refuse de coopérer avec la France dans l’affaire Elon Musk, qui doit être entendu lundi par des enquêteurs français.

Kiev endeuillée par une fusillade sanglante

Un drame s’est joué samedi dans un supermarché de Kiev. Un homme de 58 ans, originaire de Moscou, a ouvert le feu avant de prendre des otages, selon les informations rapportées par le Kyiv Post et confirmées par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Après plusieurs heures d’affrontements, les forces de l’ordre ont neutralisé le suspect, qui a également mis le feu à un appartement à son nom. Le bilan est lourd : six morts et quatorze blessés, dont un enfant toujours hospitalisé. « L’incident s’ajoute à une journée de haute tension en Ukraine », a souligné le Kyiv Post, rappelant que des attaques de missiles et de drones russes ont frappé plusieurs régions du pays dans la même journée.

Tensions en mer d’Ormuz : un pétrolier visé, l’Inde s’en mêle

Dans le détroit d’Ormuz, zone stratégique pour le transport maritime, la situation reste confuse. Selon le Washington Post, les Gardiens de la révolution iraniens ont tiré sur un pétrolier naviguant à environ 35 kilomètres des côtes d’Oman, sans faire de blessés. L’incident survient alors que l’ouverture du détroit, partiellement fermé en raison des tensions régionales, fait débat. Par ailleurs, le ministre indien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur iranien à New Delhi pour protester contre des tirs ayant impliqué deux navires sous pavillon indien, comme l’indique le même quotidien américain.

Donald Trump et Kamala Harris s’affrontent sur la politique israélienne

Aux États-Unis, la campagne électorale bat son plein, et les positions sur Israël divisent. Sur Truth Social, le président américain Donald Trump a publié un message sans ambiguïté : « Que les gens aiment Israël ou pas, le pays a été un grand allié des États-Unis d’Amérique. Ils sont courageux, audacieux, loyaux et intelligents, et contrairement à d’autres, qui ont montré leurs vraies couleurs dans une période de stress et de conflit, Israël se bat dur et sait comment gagner. » Ces propos tranchent avec ceux tenus par la vice-présidente Kamala Harris, qui a accusé, lors d’un discours dans le Michigan, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou d’avoir « entraîné » Donald Trump dans le conflit avec l’Iran. Harris a également évoqué une « piètre tentative de faire oublier au public les dossiers Epstein », selon le Jerusalem Post.

Affaire Elon Musk : la justice américaine refuse de coopérer avec la France

Le patron de X (ex-Twitter), Elon Musk, doit être entendu lundi par des enquêteurs français dans le cadre d’une enquête sur le rôle de la plateforme dans la diffusion de contenus illicites, notamment des deepfakes, de la pédopornographie ou des propos négationnistes. Pourtant, le département américain de la Justice (DOJ) a indiqué par écrit qu’il ne coopérerait pas avec les autorités françaises. Dans une lettre citée par le Wall Street Journal, le DOJ dénonce une « investigation qui cherche à se servir du système légal en France pour réguler un lieu public d’expression libre d’idées et d’opinions », qualifiant la procédure de « politique ». Le parquet de Paris n’avait toujours pas reçu cette missive samedi matin, tandis qu’un porte-parole de Twitter a remercié les autorités américaines. Les bureaux parisiens du réseau social avaient déjà été perquisitionnés en février.

Et maintenant ?

En Ukraine, les autorités devraient renforcer les mesures de sécurité dans les lieux publics, alors que la guerre contre la Russie se poursuit. Dans le détroit d’Ormuz, la communauté internationale pourrait tenter de désamorcer les tensions, notamment après les incidents impliquant l’Inde. Aux États-Unis, les propos de Donald Trump et Kamala Harris pourraient alimenter les débats avant l’élection présidentielle de novembre. Enfin, l’audition d’Elon Musk en France devrait permettre d’éclairer le rôle des réseaux sociaux dans la modération des contenus, sous haute surveillance des autorités judiciaires.

Ces événements surviennent dans un contexte géopolitique déjà très tendu, où chaque crise s’ajoute à une liste déjà longue de défis internationaux. La semaine à venir pourrait apporter des éléments supplémentaires pour comprendre l’ampleur de ces crises et leurs répercussions.

L’Inde a convoqué l’ambassadeur iranien à New Delhi après que des tirs ont visé deux navires naviguant sous pavillon indien dans le détroit d’Ormuz, selon le Washington Post. Ces incidents, qui n’ont fait aucune victime, ont été perçus comme une atteinte à la sécurité maritime, d’où la réaction diplomatique indienne.