« C’est de très loin le candidat qui progresse le plus » : l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2027, bénéficie d’un soutien marqué au sein de son camp, à en croire Paul Midy, député Ensemble pour la République (EPR) de l’Essonne. Invité ce samedi 30 mai sur Franceinfo dans l’émission « La politique s’éclaire », ce dernier a livré une analyse sans réserve du candidat, qu’il présente comme porteur d’un « projet positif qui redonne un espoir » et capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels. Selon Franceinfo - Politique, Paul Midy, qui doit se rendre cet après-midi au grand meeting d’Attal à Paris, a multiplié les éloges envers son projet, jugé optimiste et résolument tourné vers l’avenir.
Ce qu'il faut retenir
- Gabriel Attal enregistre une progression significative dans les sondages, selon Paul Midy, qui évoque un « bond » de cinq à six points depuis sa déclaration de candidature.
- Le député EPR souligne que son meeting de cet après-midi à Paris, prévu pour rassembler 5 000 personnes, s’inscrit dans une dynamique de mobilisation inédite pour un candidat centriste.
- Paul Midy rejette les accusations de sous-anticipation du gouvernement face à la canicule, estimant que le plan canicule a été activé « au moment et là où il devait l’être ».
- Il appelle à un rassemblement du bloc central en cas de risque de duel entre le RN et la France Insoumise au second tour, tout en excluant toute urgence immédiate à fusionner les candidatures d’Attal et d’Édouard Philippe.
- Le député défend l’idée d’une campagne présidentielle longue, nécessaire pour « débattre et faire le bon choix » sur les dix prochaines années.
Un projet « optimiste et positif » qui séduit au-delà des clivages
Pour Paul Midy, Gabriel Attal incarne une alternative crédible face aux discours « populistes » qu’il juge simplistes, qu’ils viennent du Rassemblement National ou de la France Insoumise. « On a besoin de travailler tous ensemble », a-t-il déclaré, avant de rappeler que « le monde est complexe ». Le député, qui s’apprête à rejoindre le meeting de l’ancien Premier ministre à 13h30 dans la capitale, insiste sur le caractère « radicalement nouveau » du projet porté par Attal. « Il n’y a pas de fatalité au déclin », a-t-il martelé, opposant cette vision à celle de candidats qui « nous font choisir entre 50 nuances de déclin ».
Paul Midy a également balayé les comparaisons entre Attal et Emmanuel Macron, affirmant sans détour que le candidat EPR ne saurait être « ni Macron, et encore moins mini-Macron ». Pour lui, l’enjeu dépasse largement le clivage gauche-droite et s’inscrit dans une « nouvelle étape de cinq à dix ans » pour la France, marquée par des défis inédits comme l’intelligence artificielle ou la guerre en Europe, absents en 2017 lors de l’élection de Macron.
Un meeting climatisé pour attirer les électeurs en pleine canicule
Le meeting de cet après-midi, prévu pour s’achever à 15 heures, se tiendra dans un lieu climatisé, un argument de poids à l’approche des fortes chaleurs qui frappent actuellement le pays. « Si vous cherchez une source de fraîcheur, venez écouter le discours de Gabriel Attal », a lancé Paul Midy, qui a d’ailleurs prévu de rester sur place pour assister à la retransmission du match de football prévu à 18 heures. Le député, optimiste, a appelé ses concitoyens à « faire la fête » sans tomber dans les débordements, malgré le dispositif policier exceptionnel déployé à Paris et en province (22 000 policiers et gendarmes), « digne des Jeux Olympiques ». « Faire la fête, ça ne veut pas dire brûler des voitures », a-t-il souligné, espérant que le PSG remporte la rencontre pour permettre à tous de célébrer dans la sérénité.
Transition écologique et finances publiques : Midy défend un investissement massif
Interrogé sur les critiques visant le gouvernement pour sa gestion de la canicule et son inaction climatique, Paul Midy a rejeté ces polémiques. « Le gouvernement a déclenché le plan canicule au moment et là où il devait l’être », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que la situation restait « pénible et difficile » pour des millions de Français. Il a profité de l’entretien pour rappeler l’urgence climatique, plaidant pour une accélération de la lutte contre le changement climatique et une réduction des émissions de carbone. « On a multiplié par quatre la vitesse de réduction du carbone dans notre pays », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que « beaucoup reste à faire » pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050.
Sur le financement de cette transition, le député a évoqué la nécessité de « réduire les dépenses sur les sujets les moins prioritaires » pour investir dans l’écologie, l’intelligence artificielle et les technologies d’avenir. Il a balayé les craintes liées au coût de la rénovation des bâtiments scolaires, estimé à 40 milliards d’euros, en soulignant que « la transition écologique est aussi une source de gains de productivité ». « C’est bon pour notre économie et pour sauver la planète », a-t-il résumé. Concernant le Fonds vert, passé de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 840 millions en 2026, Paul Midy a rappelé que ce dispositif avait été créé par sa famille politique, tout en concédant que son budget avait été ajusté « pour respecter l’équation budgétaire ».
Rassemblement du bloc central : une nécessité seulement en cas de risque avéré
Alors que les sondages évoquent un possible duel au second tour entre le Rassemblement National et la France Insoumise, Paul Midy a reconnu la nécessité d’un rassemblement du bloc central, mais seulement « s’il y a un risque » de ce scénario. « Si tous les autres candidats arrêtent leur campagne et qu’il ne reste plus que Édouard Philippe et Gabriel Attal, il n’y a pas besoin de se rassembler », a-t-il expliqué. Il a précisé que les deux hommes avaient « discuté » de cette hypothèse, sans pour autant formaliser de pacte immédiat. « Il n’y a pas urgence à se rassembler maintenant », a-t-il ajouté, estimant qu’une campagne de plusieurs mois permettrait à Gabriel Attal de créer une dynamique suffisante pour emporter l’adhésion des Français.
Le député a par ailleurs confirmé que Gabriel Attal obtiendrait sans difficulté ses 500 parrainages, écartant tout doute sur sa candidature. Il a également défendu l’idée d’une campagne présidentielle longue, nécessaire selon lui pour permettre aux électeurs de « débattre et faire le bon choix » dans un contexte marqué par des transformations majeures, comme l’essor de l’IA ou la guerre en Europe.
Dans un contexte marqué par la canicule et les débats sur la transition écologique, le discours de Gabriel Attal sur l’écologie et la prospérité économique pourrait également peser dans les mois à venir. Les prochains mois seront décisifs pour mesurer l’ampleur de la dynamique en cours et l’impact des propositions du candidat sur l’opinion publique.
Paul Midy, député EPR, a confirmé ce samedi 30 mai que Gabriel Attal obtiendrait sans difficulté ses 500 parrainages, écartant ainsi tout doute sur la validité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.