Gabriel Attal, lors d’un meeting politique organisé ce week-end, a détaillé sa vision pour une « France libérée de la vetocratie » et a réaffirmé sa volonté de donner « la parole aux Français via des référendums réguliers ». Selon BFM - Politique, le Premier ministre a multiplié les déclarations fortes, esquissant les contours de sa future campagne présidentielle tout en critiquant frontalement ses adversaires.
Ce qu'il faut retenir
- Gabriel Attal promet de « libérer les Français de la vetocratie » et de renforcer leur participation via des référendums réguliers
- Il rejette le débat sur l’âge légal de départ à la retraite et mise sur l’IA comme levier économique
- Attal affirme que « l’immigration zéro n’est ni possible ni souhaitable » et que « l’Ukraine ne doit pas tomber »
- Il annonce un « combat » pour faire monter les salaires et met en garde contre les économies « sur le dos de nos enfants »
- Le Premier ministre se positionne comme un rempart contre les « extrêmes » et défend la « promesse française de l’élévation »
Une stratégie électorale axée sur la rupture et la démocratie directe
Face à un public mobilisé, Gabriel Attal a martelé que « nous allons gagner cette élection présidentielle, nous avons un an devant nous ». Selon BFM - Politique, il a également pointé du doigt ses adversaires principaux, déclarant : « Mes adversaires, ce sont la France Insoumise et le Rassemblement national ». Son discours s’est articulé autour de quatre axes majeurs pour briser « la tenaille des extrêmes », sans détailler davantage ces chantiers dans ses propos rapportés. « La promesse française, c’est l’élévation », a-t-il lancé, insistant sur une vision optimiste de l’avenir.
Pour lutter contre ce qu’il qualifie de « vetocratie » — un système où les blocages institutionnels paralysent l’action publique —, le Premier ministre a proposé une réponse claire : « Donner la parole avec des référendums réguliers ». Cette proposition s’inscrit dans une logique de démocratie participative, bien que les modalités concrètes n’aient pas été précisées lors de ce meeting. Autant dire que Gabriel Attal mise sur un renouvellement de la pratique politique, loin des blocages traditionnels.
L’intelligence artificielle et la relance économique au cœur du projet
Côté économie, Gabriel Attal a annoncé vouloir faire de la France « la patrie de l’IA ». « Nous sommes en train de sacrifier l’avenir », a-t-il souligné, pointant du doigt les retards accumulés dans les technologies de pointe. Sans chiffrer ses propositions, il a insisté sur la nécessité de placer l’innovation au centre de la stratégie nationale. Parallèlement, il a balayé d’un revers de main le débat sur l’âge légal de départ à la retraite, estimant qu’il « n’est plus le débat ». Une position qui contraste avec les tensions sociales récurrentes autour de ce sujet.
Sur le front social, Attal a martelé : « Notre combat, ce sera de faire monter les salaires ». Il s’est également engagé à mettre fin aux « économies sur le dos de nos enfants », une formule qui vise probablement à critiquer les politiques d’austérité passées. « Si l’Ukraine tombe, Poutine ne s’arrêtera pas là », a-t-il averti, rappelant l’importance de soutenir Kiev dans le contexte géopolitique actuel.
Immigration et extrêmes : un positionnement équilibré ?
Gabriel Attal a pris position sur l’immigration en déclarant : « L’immigration zéro n’est ni possible ni souhaitable, pas plus que le fantasme des portes grandes ouvertes ». Une nuance qui illustre sa volonté de trouver un équilibre, entre fermeté et pragmatisme. Il a également rejeté l’idée d’un « sang et des larmes » dans la gestion du pays, préférant une approche constructive. « Je laisse à d’autres le sang et les larmes », a-t-il lancé, en référence à ses opposants politiques.
La critique des « extrêmes » a occupé une place centrale dans son discours. « Pour briser la tenaille des extrêmes [...] il y a quatre chantiers vitaux », a-t-il affirmé, sans préciser lesquels. Prisca Thevenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine, a résumé l’ambiance du meeting en déclarant : « Tous les autres candidats proposent 50 nuances de déclin ». Une formule qui en dit long sur la tonalité offensive adoptée par la majorité présidentielle.
Dans les semaines qui viennent, Gabriel Attal devra également clarifier ses intentions concernant la présidentielle de 2027. Son discours de samedi confirme une stratégie offensive, mais les détails concrets — notamment sur le financement de ses projets ou les alliances politiques — restent à préciser. Une chose est certaine : il compte bien occuper le terrain médiatique et politique d’ici là.
Le terme « vetocratie », utilisé par Gabriel Attal lors de son meeting, désigne un système politique où les mécanismes de blocage — veto, opposition systématique, lenteurs institutionnelles — paralysent l’action publique. Selon lui, cette situation empêche la France de se réformer efficacement et limite la capacité des gouvernements à agir.