Selon RFI, l’armée israélienne a annoncé mercredi 5 août 2026 son intention de maintenir une action militaire « proactive » dans la bande de Gaza. Le chef d’état-major israélien a réaffirmé sa volonté de « poursuivre ceux qui sont responsables » de l’attaque du 7 octobre perpétrée par le Hamas. Ces déclarations surviennent alors que les États-Unis viennent de finaliser un accord visant au désarmement du mouvement islamiste et au retrait israélien de l’enclave palestinienne – une proposition rejetée en bloc par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Dans les faits, les frappes israéliennes sur Gaza se sont même intensifiées depuis le début du mois d’août.
Ce qu'il faut retenir
- L’armée israélienne promet une action « proactive » à Gaza malgré l’accord américain sur le désarmement du Hamas et son retrait, selon RFI.
- Le chef d’état-major israélien a réaffirmé la poursuite des responsables de l’attaque du 7 octobre.
- Les frappes israéliennes sur Gaza ont été intensifiées depuis le 1er août 2026.
- Les États-Unis ont annoncé un accord sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien, rejeté par Benyamin Netanyahu.
Une intensification des frappes malgré les annonces diplomatiques
Malgré l’annonce par Washington d’un accord prévoyant le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes de Gaza, les autorités israéliennes ont choisi d’intensifier leurs opérations militaires. Le chef d’état-major israélien a réaffirmé cette position lors d’une déclaration publique le 5 août 2026, soulignant que l’armée « continuera d’agir de façon proactive ». Cette posture contraste avec les efforts diplomatiques en cours, mais reflète la détermination de Tel-Aviv à poursuivre ses objectifs sécuritaires.
D’après RFI, cette escalade militaire intervient dans un contexte où les infrastructures civiles à Gaza, déjà fortement endommagées par des mois de conflit, subissent une pression accrue. Les systèmes d’égouts et les réseaux électriques, essentiels à la survie de la population, seraient désormais réduits à néant dans plusieurs zones de l’enclave.
Netanyahu rejette l’accord américain et maintient la pression militaire
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a catégoriquement rejeté l’accord proposé par les États-Unis, jugée incompatible avec les exigences de sécurité d’Israël. Dans une allocution retransmise par les médias locaux, il a réaffirmé que « la sécurité d’Israël ne sera jamais négociable ». Cette position durcit encore davantage le ton entre Washington et Tel-Aviv, alors que les négociations sur un cessez-le-feu semblaient avoir progressé ces dernières semaines.
Pourtant, malgré les critiques internationales et les appels à la retenue, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes, ciblant notamment des infrastructures stratégiques et des positions présumées du Hamas. Selon des observateurs locaux cités par RFI, les bombardements ont redoublé d’intensité depuis le début du mois, avec des conséquences dramatiques pour les civils.
Un bilan humanitaire déjà catastrophique
Les frappes israéliennes des derniers jours ont aggravé une situation humanitaire déjà critique à Gaza. Les Nations unies et plusieurs ONG avaient alerté, avant même cette nouvelle escalade, sur l’effondrement des services essentiels. « Les égouts et les infrastructures civiles sont désormais réduits à néant dans certaines zones », a confirmé un responsable humanitaire sous couvert d’anonymat. Selon lui, « plus de 80 % du réseau d’assainissement serait hors service, posant un risque sanitaire majeur pour la population ».
Les hôpitaux, déjà saturés et sous-équipés, peinent à faire face à l’afflux de blessés. Les coupures d’électricité prolongées aggravent les conditions de vie, tandis que l’accès à l’eau potable devient de plus en plus difficile. Les agences humanitaires craignent une propagation de maladies infectieuses, dans un contexte où les systèmes de santé sont à bout de souffle.
Pour l’heure, aucune date n’a été avancée pour un éventuel retrait israélien, malgré les engagements américains. Autant dire que les habitants de Gaza devront composer, dans l’immédiat, avec une intensification des violences et une dégradation accélérée de leurs conditions de vie.