Au moins six personnes, dont un enfant, ont été tuées dans une frappe israélienne sur un port de Gaza, alors que les autorités israéliennes viennent d’interdire aux enfants de faire voler des cerfs-volants. Cette décision, perçue comme une mesure disproportionnée par les habitants, s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Hamas, selon nos confrères de BMF - International.

Ce qu'il faut retenir

  • Une frappe israélienne a causé la mort de six personnes, dont un enfant, dans un port de Gaza.
  • Les autorités israéliennes ont interdit aux enfants de Gaza de faire voler des cerfs-volants, jugés dangereux par l’armée.
  • Le ministre israélien Itamar Ben-Gvir a tenu des propos jugés « insupportables et inhumains » par la France.
  • Benjamin Netanyahu a réaffirmé son opposition au plan américain pour la paix à Gaza.
  • L’armée israélienne a reconnu avoir tiré sur la voiture de Hind Rajab, une journaliste palestinienne.

Une interdiction jugée « injuste » par les habitants

Depuis quelques jours, les enfants de Gaza ne peuvent plus s’adonner à l’un de leurs passe-temps favoris : faire voler des cerfs-volants. Les autorités israéliennes ont justifié cette mesure en invoquant des « risques de sécurité », sans préciser les menaces concrètes. Pour les habitants, cette décision est perçue comme une nouvelle privation dans un quotidien déjà marqué par les restrictions et les violences. « C’est une mesure injuste, car les cerfs-volants ne représentent aucun danger pour Israël », a réagi un père de famille sous couvert d’anonymat.

Cette interdiction s’ajoute à une série de restrictions imposées à la population civile de Gaza depuis le début du conflit. Les écoles, les hôpitaux et les infrastructures civiles sont régulièrement ciblés, aggravant une crise humanitaire déjà critique. Selon les Nations unies, plus de 80 % des habitants de Gaza dépendent aujourd’hui de l’aide internationale pour survivre.

Six morts, dont un enfant, dans une frappe sur un port

La mesure contre les cerfs-volants intervient au lendemain d’une frappe israélienne sur un port de Gaza, qui a causé la mort de six personnes, dont un enfant de 10 ans. L’armée israélienne a confirmé avoir visé une cible qu’elle accuse d’abriter des combattants du Hamas, mais n’a pas fourni de preuve immédiate. Les autorités locales, elles, évoquent une frappe « disproportionnée » qui a également blessé plusieurs civils.

Cet incident illustre la dégradation continue de la situation à Gaza, où les frappes israéliennes et les roquettes du Hamas se succèdent depuis des mois. Selon BMF - International, plus de 3 500 Palestiniens ont été tués depuis le début de l’année, dont une majorité de civils. Côté israélien, les autorités recensent près de 1 200 morts depuis octobre 2023.

Les déclarations controversées de Ben-Gvir et Netanyahu

La décision d’interdire les cerfs-volants à Gaza n’est pas la seule mesure controversée prise par Israël ces derniers jours. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a tenu des propos jugés « insupportables et inhumains » par la France. « Les propos de Ben-Gvir sont inacceptables et ne font qu’attiser les tensions », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réitéré son opposition au plan américain pour la paix à Gaza, qualifiant les négociations de « vaines ». « Je doute qu’un accord puisse être conclu avec ces sauvages », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, une formulation qui a suscité une vague de critiques à l’international. Le plan américain, dévoilé en août 2026, prévoit notamment la création d’un État palestinien et la fin des colonies israéliennes en Cisjordanie.

Une voiture tirée par l’armée israélienne

Dans un autre incident, l’armée israélienne a reconnu avoir tiré sur la voiture de Hind Rajab, une journaliste palestinienne de 24 ans travaillant pour la chaîne locale Al-Jazeera. L’incident s’est produit dans la bande de Gaza, où la journaliste couvrait les conséquences d’une frappe israélienne. « Nous présentons nos excuses pour cette erreur regrettable », a indiqué un porte-parole de l’armée, tout en précisant que les circonstances exactes de l’incident faisaient encore l’objet d’une enquête.

Hind Rajab avait déjà survécu à plusieurs incidents similaires depuis le début du conflit. En janvier 2026, elle avait témoigné devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur les dangers encourus par les journalistes en zone de guerre. Selon Reporters sans frontières, au moins 20 journalistes ont été tués à Gaza depuis octobre 2023.

Et maintenant ?

Alors que les tensions persistent à Gaza, la communauté internationale appelle à un cessez-le-feu immédiat. L’ONU a annoncé qu’elle organiserait une réunion d’urgence la semaine prochaine pour discuter des moyens de protéger les civils. Côté israélien, le gouvernement devrait annoncer de nouvelles mesures sécuritaires dans les prochains jours, sans qu’il soit encore possible de prévoir leur impact sur la population.

Pour les enfants de Gaza, la privation de cerfs-volants n’est qu’un symbole de l’étau qui se resserre autour d’eux. « Nous espérons que cette mesure sera temporaire, mais avec la situation actuelle, on ne sait même plus quoi espérer », confie un habitant de Gaza sous le couvert de l’anonymat.

Pour suivre l’évolution de la situation, BMF - International continue de publier des mises à jour régulières sur la crise à Gaza.