Selon France 24, six ans après le lynchage d'Akua Denteh, accusée de sorcellerie au Ghana, les défenseurs des droits humains dénoncent l'absence de protection effective des victimes. Malgré un texte adopté par le Parlement en 2023, aucune loi n'est entrée en vigueur pour criminaliser ces accusations. Pourquoi ce blocage ? Que vivent aujourd'hui les femmes contraintes de fuir leur village ?

Ce qu'il faut retenir

  • Le lynchage d'Akua Denteh a eu lieu il y a six ans, et les défenseurs des droits humains estiment que les victimes ne sont toujours pas suffisamment protégées.
  • Un texte a été adopté par le Parlement en 2023, mais aucune loi n'est entrée en vigueur pour criminaliser les accusations de sorcellerie.
  • Les femmes accusées de sorcellerie sont souvent contraintes de fuir leur village pour échapper aux violences.

Le contexte

D'après France 24, les accusations de sorcellerie sont un problème persistant au Ghana, et les victimes sont souvent des femmes âgées ou des personnes vulnérables. Les défenseurs des droits humains estiment que ces accusations sont souvent motivées par des facteurs sociaux et économiques, tels que la pauvreté et l'ignorance.

Comme le rapporte France 24, Habibatou Gologo, Directrice régionale adjointe en charge des campagnes au bureau d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, a déclaré que « les accusations de sorcellerie sont un problème grave qui affecte de nombreuses personnes au Ghana, en particulier les femmes et les filles ».

Les conséquences pour les victimes

Selon France 24, les femmes accusées de sorcellerie sont souvent contraintes de fuir leur village pour échapper aux violences. Elles sont souvent abandonnées par leurs familles et leurs communautés, et sont laissées sans aucune protection ni soutien.

Comme le souligne Habibatou Gologo, « les victimes de ces accusations ont besoin d'une protection et d'un soutien immédiats pour pouvoir reconstruire leur vie et retrouver leur dignité ».

Et maintenant ?

Les défenseurs des droits humains espèrent que le gouvernement ghanéen prendra des mesures pour mettre fin à ces accusations et protéger les victimes. Ils demandent que des lois soient adoptées pour criminaliser les accusations de sorcellerie et que des programmes soient mis en place pour éduquer les communautés sur les dangers de ces accusations.

En conclusion, les accusations de sorcellerie persistent au Ghana malgré les efforts pour les combattre. Il est essentiel que le gouvernement et les organisations de défense des droits humains continuent à travailler ensemble pour protéger les victimes et mettre fin à ces pratiques dangereuses.