Selon France 24, le président sortant de la FIFA, Gianni Infantino, voit son avenir politique au sein de l’instance dirigeante du football mondial fortement compromis après l’abandon de son projet controversé d’ouverture aux investisseurs privés. Une réunion de crise est prévue ce mercredi 8 août 2026 au Maroc, où doit se tenir l’élection à la présidence de la FIFA en mars 2027.
Ce qu'il faut retenir
- Un projet controversé abandonné : le plan d’ouverture aux investisseurs privés, vivement critiqué, a été retiré par Infantino.
- Une réunion de crise au Maroc : les instances dirigeantes de la FIFA se réunissent ce 8 août 2026 à Casablanca pour discuter de la crise.
- L’élection présidentielle prévue en mars 2027 : le scrutin pour choisir le successeur d’Infantino aura lieu dans moins d’un an.
- Une fronde interne à gérer : plusieurs fédérations membres de la FIFA remettent en cause la légitimité du président sortant.
Un projet d’ouverture aux investisseurs qui divise la FIFA
Le projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs privés, porté par Gianni Infantino, a été vivement contesté au sein même de l’instance. Plusieurs fédérations nationales, notamment en Europe, ont exprimé leur opposition à cette réforme, jugée contraire à l’esprit sportif et risquée pour l’indépendance du football. Selon France 24, cette fronde a contraint le président sortant à faire machine arrière, alors que son second mandat à la tête de la FIFA s’achève dans quelques mois.
L’abandon de ce projet intervient dans un contexte déjà tendu pour Infantino, dont la gestion a été régulièrement pointée du doigt ces dernières années. Entre accusations de conflits d’intérêts et critiques sur sa méthode de gouvernance, le Suisse de 56 ans voit son leadership fragilisé. Bref, son avenir politique au sein de la FIFA dépend désormais de sa capacité à rétablir la confiance au sein des 211 fédérations membres.
Une réunion de crise décisive au Maroc
La réunion de crise organisée ce 8 août 2026 à Casablanca s’annonce cruciale pour Infantino. Selon plusieurs observateurs cités par France 24, cette rencontre doit permettre de désamorcer les tensions et de proposer une feuille de route pour les mois à venir. Le Maroc, pays hôte de cette réunion, joue ici un rôle symbolique fort, alors que le continent africain représente un enjeu majeur pour la FIFA en termes de développement du football.
Parmi les sujets qui seront probablement abordés figurent la réforme des statuts de la FIFA, la transparence financière et la stratégie de gouvernance pour les prochaines années. Pour Infantino, l’objectif est clair : éviter une destitution ou une remise en cause de sa candidature pour un nouveau mandat. « Nous devons travailler ensemble pour renforcer l’unité de la FIFA », a-t-il déclaré à la presse avant la réunion, sans préciser si son projet d’ouverture aux investisseurs serait définitivement enterré.
L’élection de 2027 sous haute tension
Alors que l’élection présidentielle de la FIFA est prévue en mars 2027, les cartes semblent rebattues. Plusieurs candidats potentiels, dont l’actuel secrétaire général Fatma Samoura, pourraient se lancer dans la course si Infantino ne parvient pas à rallier les fédérations sceptiques. Côté africain, où la FIFA mise beaucoup pour son développement, la question de la représentation est également au cœur des débats.
Selon France 24, certains dirigeants africains pourraient conditionner leur soutien à une réforme en profondeur des instances dirigeantes. « L’Afrique mérite une place centrale dans les décisions de la FIFA », a affirmé un membre de la Confédération africaine de football (CAF) sous couvert d’anonymat. Autant dire que la réunion de ce mercredi sera déterminante pour l’avenir d’Infantino et, plus largement, pour celui du football mondial.
Plus largement, cette crise met en lumière les tensions croissantes entre la volonté de modernisation de la FIFA et les principes traditionnels du football. Alors que l’instance cherche à se réinventer face aux défis financiers et médiatiques, la question de son modèle de gouvernance reste entière. Reste à savoir si Infantino parviendra à concilier ces enjeux avant que les fédérations ne tranchent, d’ici moins d’un an.
Plusieurs noms circulent, dont celui de Fatma Samoura, actuelle secrétaire générale de la FIFA, et de candidats issus des continents africain et asiatique. Aucun candidat officiel n’a encore été déclaré à ce stade.