Selon Libération, la Fédération internationale de football (FIFA) étudie la possibilité d'élargir le nombre d'équipes participantes à la Coupe du monde, passant de 48 à 64 dès l'édition 2030. Cette initiative, portée par le président de l'instance, Gianni Infantino, s'appuie sur une analyse indépendante dont les conclusions sont attendues pour le 11 septembre 2026.
Ce qu'il faut retenir
- La FIFA envisage d'augmenter le nombre d'équipes en Coupe du monde de 48 à 64 à partir de 2030.
- Une étude indépendante doit être finalisée et rendue publique le 11 septembre 2026.
- Cette proposition intervient après l'échec commercial de la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
- L'analyse portera sur les conséquences logistiques, économiques et sportives d'un tel élargissement.
Un projet ambitieux porté par Gianni Infantino
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, multiplie les initiatives pour moderniser le football mondial, et cette proposition d'élargissement du Mondial s'inscrit dans cette démarche. Selon un document consulté par L'Équipe et relayé par Libération, la FIFA souhaiterait mandater une agence indépendante afin d'évaluer les répercussions d'un passage à 64 équipes.
Cette réflexion s'appuie sur une volonté de rendre le tournoi plus inclusif et d'offrir davantage d'opportunités aux fédérations moins représentées. Infantino a d'ailleurs souligné à plusieurs reprises que « l'objectif est de donner plus de nations la chance de briller sur la scène mondiale ».
Les enjeux d'un Mondial à 64 équipes
Un tel élargissement soulève des questions majeures, notamment sur le plan logistique. Avec 64 équipes, le nombre de matchs passerait de 64 à 104, ce qui nécessiterait une organisation bien plus complexe, tant en termes de calendrier que d'infrastructures. La FIFA devra aussi évaluer l'impact financier sur les pays hôtes et les diffuseurs, ainsi que la qualité sportive globale du tournoi.
Côté calendrier, une Coupe du monde à 64 équipes impliquerait une durée prolongée, avec des risques de fatigue accrue pour les joueurs. Certains observateurs s'interrogent déjà sur la faisabilité d'un tel projet, d'autant que la dernière édition, à 48 équipes, a déjà suscité des débats sur la dilution de la qualité sportive.
« Nous devons anticiper tous les scénarios pour garantir que cette évolution se fasse dans les meilleures conditions possibles. » — Gianni Infantino
Un contexte marqué par l'échec commercial de 2026
Cette initiative intervient dans un contexte particulier, celui de l'échec relatif de la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Malgré un engouement initial, l'événement a peiné à séduire les fans européens, principaux contributeurs à l'audience mondiale du football. Les recettes publicitaires et les revenus télévisuels ont été en deçà des attentes, posant la question de l'attractivité future du Mondial.
Pour la FIFA, élargir le nombre de participants pourrait être une solution pour redynamiser l'intérêt mondial, notamment en Afrique et en Asie, où le football gagne en popularité. Cependant, cette stratégie comporte des risques, notamment celui de diluer encore davantage la qualité des matchs et d'alourdir les coûts pour les fédérations participantes.
En attendant, les fédérations nationales et les clubs devront se préparer à d'éventuels changements, notamment en termes de calendrier international. Une chose est sûre : la question de l'avenir de la Coupe du monde ne sera pas résolue à court terme.
Les principaux défis incluent l'allongement de la durée du tournoi (passant de 32 à environ 50 jours), la nécessité d'augmenter le nombre de stades et d'infrastructures, ainsi que la gestion des déplacements des équipes et des supporters. Le calendrier des compétitions internationales devra également être repensé pour éviter les conflits avec les championnats nationaux.