Le fonds d’investissement britannique Sparta Capital a finalisé, ce vendredi 9 août 2026, le montage financier nécessaire au rachat du club des Girondins de Bordeaux, évitant ainsi une liquidation judiciaire. Selon RMC Sport, la somme de 10 millions d’euros, placée sous séquestre, a été réunie pour financer la saison à venir et couvrir les échéances du plan de continuation.
Ce qu'il faut retenir
- Le fonds Sparta Capital a réussi à réunir 10 millions d’euros pour racheter les Girondins de Bordeaux, selon RMC Sport.
- La liquidation judiciaire est évitée, mais le club doit encore obtenir sa réintégration en National 1 pour être définitivement sauvé.
- Le rachat s’est conclu sur le fil, après des négociations tendues jusqu’à la date limite fixée par le CNOSF.
- Les fonds permettront de couvrir 3,5 millions d’euros pour la saison 2026-2027 et les dettes du plan de continuation.
- Les Girondins avaient été exclus des compétitions nationales par la DNCG en juillet 2026 avant de saisir le CNOSF pour obtenir un sursis.
Un rachat finalisé dans l’urgence pour éviter le pire
L’affaire était sur le fil. Après l’exclusion des Girondins de toutes les compétitions nationales, prononcée par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) le 15 juillet 2026, le club avait saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) le 22 juillet afin d’obtenir un délai supplémentaire pour trouver les fonds nécessaires à sa survie. Ce délai a été respecté in extremis, comme le confirme RMC Sport.
Le deal entre Sparta Capital, l’ancien propriétaire Gérard Lopez et plusieurs investisseurs partenaires a été conclu en fin de matinée. Les négociations, qui se sont étirées jusqu’à la dernière minute, ont abouti à la signature d’un accord pour un rachat symbolique d’un euro. Ce montage a facilité la levée des fonds, contrairement à une précédente proposition où Lopez cédait ses parts à Sparta Capital sans succès.
Des investisseurs américains parmi les partenaires du projet
Selon les informations de Sud Ouest, rapportées par RMC Sport, certains des investisseurs associés au projet seraient basés aux États-Unis. Plusieurs d’entre eux sont déjà actifs dans le football, ce qui a permis de rassurer sur la viabilité du plan. Le fonds britannique a placé les 10 millions d’euros sur un compte sous séquestre, une condition indispensable pour que le CNOSF donne son feu vert au recours déposé par le club.
Ces fonds serviront en priorité à financer la saison 2026-2027, estimée à 3,5 millions d’euros, ainsi qu’à apurer les dettes liées au plan de continuation. Leur déblocage définitif n’interviendra toutefois qu’après la levée de l’interdiction de participation aux compétitions nationales, toujours en vigueur.
Une chute vertigineuse qui pourrait trouver une issue
Les Girondins de Bordeaux, six fois champions de France, connaissent une descente aux enfers depuis 2022. Relégués sportivement en Ligue 2 cette année-là, ils ont ensuite été rétrogradés administrativement en National 2 en 2024. Lors de la saison 2025-2026, le club a terminé deuxième du groupe A de National 2 (devenu National 1), sans pour autant éviter la crise financière.
Cette situation illustre les difficultés croissantes des clubs historiques du football français, souvent fragilisés par une gestion hasardeuse ou des choix sportifs hasardeux. Le recours au CNOSF et l’intervention d’un fonds étranger marquent une tentative de sortie de crise, mais le club devra encore convaincre les instances du football français de sa capacité à se réinsérer dans la compétition.
« Le deal avec les investisseurs sera signé dans la journée. Il pourrait s’agir de partenaires américains, dont certains seraient déjà investis dans le football. » — RMC Sport, citant des sources proches du dossier
National 1 ou liquidation : l’ultime étape
Même si la liquidation judiciaire est désormais écartée, la survie des Girondins n’est pas encore totalement garantie. Le club doit désormais obtenir sa réintégration en National 1, la troisième division française. Pour cela, il devra présenter des garanties financières suffisantes et convaincre la Fédération française de football (FFF) et la Ligue de football professionnel (LFP) de sa capacité à honorer ses engagements.
Le recours déposé auprès du CNOSF vise précisément à obtenir ce sursis. Si le club y parvient, les 10 millions d’euros seront définitivement débloqués, lui permettant de repartir sur des bases saines. Dans le cas contraire, la menace de la liquidation judiciaire pourrait resurgir, malgré l’intervention de Sparta Capital.
En attendant, le club bordelais reste sous haute surveillance. Les supporters, déjà éprouvés par des années de crise, attendent avec impatience une issue qui mettrait fin à cette période d’incertitude. Pour Sparta Capital, l’enjeu est de taille : prouver que le rachat d’un club historique peut rimer avec stabilité financière et ambition sportive.
Selon RMC Sport, le fonds britannique a réuni 10 millions d’euros, placés sous séquestre. Cette somme doit couvrir les 3,5 millions d’euros nécessaires à la saison 2026-2027 et les dettes du plan de continuation.
Le CNOSF doit rendre sa décision sur le recours déposé par le club dans les prochains jours, voire semaines. Une réponse positive permettrait au club de participer à la saison 2026-2027 en National 1, sous réserve du respect des garanties financières.