Le géant technologique Google a récemment modifié la nomenclature utilisée par ses équipes dédiées à la cybersécurité pour identifier les groupes de hackers les plus surveillés au niveau mondial. Selon Numerama, cette initiative, portée par le Google Threat Intelligence Group, remplace les anciens identifiants historiques attribués par Mandiant et le Threat Analysis Group par des cryptonymes composés de deux mots.

Ce qu'il faut retenir

  • Google Threat Intelligence Group a annoncé une nouvelle nomenclature pour désigner les groupes de hackers, abandonnant les anciens identifiants de Mandiant et du Threat Analysis Group.
  • Les nouveaux noms sont des cryptonymes en deux mots, une méthode censée clarifier leur classification.
  • Cette initiative s'inscrit dans une volonté de standardisation des noms utilisés par les acteurs de la cybersécurité.
  • Les anciens identifiants historiques, bien que toujours reconnus, ne seront plus utilisés officiellement par Google.

Une refonte des noms pour plus de clarté dans la cybersécurité

Google Threat Intelligence Group, une entité spécialisée dans la lutte contre les cybermenaces au sein de l'entreprise, a décidé de faire évoluer sa méthodologie de désignation des groupes de hackers. D'après Numerama, cette réorganisation vise à simplifier la communication entre les différents acteurs de la cybersécurité, en utilisant des cryptonymes en deux mots plutôt que des codes ou acronymes souvent complexes. Cette approche devrait faciliter le partage d'informations entre les équipes de sécurité, les entreprises et les autorités publiques.

Les anciens identifiants, attribués par Mandiant et le Threat Analysis Group, étaient jusqu'à présent largement utilisés dans les rapports de cybersécurité. Cependant, leur structure parfois opaque pouvait prêter à confusion. Google explique que cette nouvelle nomenclature permettra une meilleure traçabilité des activités malveillantes et une coordination plus efficace entre les acteurs concernés.

Les raisons d'un changement structurel

Selon les explications fournies par Google Threat Intelligence Group, cette réforme s'appuie sur plusieurs constats. Tout d'abord, les anciens noms, souvent basés sur des codes ou des références internes, pouvaient être difficiles à mémoriser ou à interpréter pour des acteurs externes. Ensuite, cette standardisation répond à un besoin croissant de transparence dans la lutte contre la cybercriminalité, où la coordination entre les différentes entités est cruciale.

Pour Mandiant et le Threat Analysis Group, cette transition marque une étape importante. Mandiant, filiale de Google depuis 2022, avait déjà contribué à établir une partie des anciennes nomenclatures. Désormais, ces groupes de hackers seront référencés selon la nouvelle méthode, bien que leurs anciens identifiants restent parfois cités pour des raisons de continuité.

Et maintenant ?

Cette nouvelle nomenclature devrait s'imposer progressivement dans les rapports de cybersécurité publiés par Google et ses partenaires. Une période de transition est attendue, durant laquelle les deux systèmes de désignation pourraient coexister. Les prochains rapports de Google Threat Intelligence Group, prévus pour la fin de l'année 2026, devraient intégrer pleinement ces nouveaux noms. Reste à voir si cette initiative sera adoptée par l'ensemble de la communauté de la cybersécurité ou si des résistances persisteront.

Pour l'instant, cette réforme ne modifie pas la nature des menaces identifiées ni les stratégies de défense mises en place. Elle s'inscrit plutôt dans une dynamique de rationalisation des outils de communication autour de la cybersécurité.

Selon Google Threat Intelligence Group, cette réforme vise à simplifier la communication et la coordination entre les acteurs de la cybersécurité. Les anciens identifiants, parfois opaques, étaient difficiles à interpréter pour les partenaires externes, d'après Numerama.