La Vaudoise Arena de Lausanne a vécu une journée historique pour le judo suisse ce 30 août 2026, selon Euronews FR. Entre la signature du contrat pour l’organisation des Championnats du monde 2028 et l’intégration des athlètes de judo adapté, l’événement a marqué un tournant pour la discipline dans le pays. Autant dire que la capitale vaudoise est désormais sous les projecteurs du monde du judo.

Ce qu'il faut retenir

  • Signature historique : la Fédération Internationale de Judo (IJF) et la Fédération Suisse de Judo ont officialisé l’attribution des Mondiaux 2028 à la Suisse.
  • Ouverture du Grand Slam : Marius Vizer, président de l’IJF, a lancé officiellement la compétition sous les yeux de multiples autorités.
  • Intégration du judo adapté : pour la première fois, des judokas sourds ont concouru aux côtés des athlètes valides.
  • Performances suisses : Aurélien Bonferroni a remporté le bronze en -66 kg, tandis que Daniel Cargnin s’est imposé en -73 kg.
  • Hommage aux légendes : Kazuhiro Mikami Sensei a reçu son 10e dan, le grade le plus élevé en judo.

Un contrat historique signé à Lausanne

C’est dans les locaux de l’École Mont-Olivet, à la Vaudoise Arena, que l’histoire s’est écrite. Avant même le coup d’envoi du Grand Slam 2026, Marius Vizer, président de la Fédération Internationale de Judo, et Sergei Aschwanden, président de la Fédération Suisse de Judo, ont scellé un accord majeur : la Suisse organisera les Championnats du monde 2028. Un contrat qui place le pays au cœur du judo mondial pour les années à venir.

Le président Vizer a ensuite officiellement déclaré ouvert le Grand Slam, en présence d’un aréopage politique et sportif local. Parmi eux, Emilie Moeschler, directrice des Sports et de la Cohésion sociale de Lausanne, Christelle Luisier Brodard, présidente du Conseil d’État vaudois, et Damien Antoine, président de la Fédération Internationale de Judo des Sourds. Autant de voix qui ont souligné l’importance de cet événement pour la promotion du judo et de ses valeurs.

Kazuhiro Mikami Sensei entre dans la légende

La journée a aussi été marquée par un hommage exceptionnel. Kazuhiro Mikami Sensei a reçu son 10e dan, le grade le plus prestigieux en judo. Une cérémonie qui a rappelé l’importance des figures historiques dans l’évolution de la discipline. Un moment symbolique, salué par l’ensemble de la communauté judo présente à Lausanne.

L’inclusion au cœur de la compétition

Pour la première fois, les judokas sourds ont été pleinement intégrés à la compétition du Grand Slam. Ils ont partagé les tatamis avec les athlètes valides, marquant une avancée concrète en faveur de l’inclusion dans le sport de haut niveau. Une initiative saluée par Damien Antoine, président de la Fédération Internationale de Judo des Sourds : « Cette intégration est une étape majeure pour notre discipline. Elle montre que le judo est un sport universel, accessible à tous. »

Les podiums se dessinent : médailles et exploits

Sur le plan sportif, la compétition a réservé son lot de surprises. En catégorie -63 kg, Angelika Szymanska a profité d’une erreur de Manon Deketer pour placer une clé de bras décisive et s’imposer. Une performance qui a enthousiasmé le public, présent en nombre à la Vaudoise Arena.

En -73 kg, Daniel Cargnin a réalisé un contre fulgurant en finale pour remporter l’or. Sous les yeux de son compatriote Nils Stump, champion du monde suisse, il a livré une prestation technique remarquable. « Je suis très heureux, car les points sont désormais importants pour se qualifier pour les Jeux Olympiques », a-t-il déclaré après sa victoire. Une médaille qui lui a été remise par Ingmar de Vos, président de l’Association des Fédérations Internationales Olympiques de Sport (ASOIF).

Côté allemand, Miriam Butkereit s’est imposée en -70 kg après une finale serrée face à Giovanna Scoccimarro. « Hier, les écoliers étaient là, et il y a toujours une belle affluence, un public bruyant, j’adore ça ! », a-t-elle souligné, visiblement ravie de l’ambiance.

Enfin, en -81 kg, Abylaikhan Zhubanazar a marqué les esprits avec un balayage de jambe fulgurant, validé par un yuko, pour s’adjuger la première place. Une performance remarquée, saluée par Mustapha Berraf, membre du Comité International Olympique (CIO).

La Suisse brille, Bonferroni écrit l’histoire

Si les internationaux ont animé les tatamis, les Suisses n’ont pas démérité. La deuxième journée s’est conclue par la médaille de bronze d’Aurélien Bonferroni en -66 kg, offrant au pays hôte un motif de satisfaction. Une performance qui a résonné particulièrement fort dans les gradins, où le public a vibré au rythme des combats.

« La dernière journée nous attend ! » a lancé un membre de l’organisation, laissant présager de nouveaux rebondissements. Une annonce qui a mis en ébullition les supporters, impatients de découvrir la suite de la compétition.

Et maintenant ?

Après cette deuxième journée riche en émotions, la compétition entre désormais dans sa phase finale. Les athlètes encore en lice vont tenter de décrocher les dernières médailles d’or disponibles. Quant à l’organisation des Mondiaux 2028, elle entre désormais dans une phase de préparation intense pour la Suisse. Les autorités locales et la Fédération Suisse de Judo devraient prochainement dévoiler leur calendrier et leur stratégie pour accueillir cet événement majeur. Une échéance qui promet de mobiliser l’ensemble du mouvement judo helvétique dans les mois à venir.

Le Grand Slam de Lausanne 2026 reste donc un succès sportif et humain, qui a su allier performance, inclusion et célébration des valeurs du judo. Une édition qui devrait marquer les esprits bien au-delà des frontières suisses.

Parmi les performances remarquées, Aurélien Bonferroni a remporté la médaille de bronze en -66 kg, tandis que Nils Stump, champion du monde en titre, a assisté à la victoire de Daniel Cargnin en -73 kg. Ces résultats ont mis en lumière l’émergence de talents suisses sur la scène internationale.

Pour la première fois, les judokas sourds ont concouru aux côtés des athlètes valides, partageant les tatamis et les épreuves. Cette initiative, saluée par Damien Antoine, président de la Fédération Internationale de Judo des Sourds, illustre l’engagement du judo en faveur de l’inclusion et de l’accessibilité.