Un important incendie a repris de plus belle depuis ce week-end dans la région d’Athènes, en Grèce, alors que les pompiers tentaient encore de maîtriser les flammes malgré des moyens humains et aériens considérables. Selon Franceinfo – Faits divers, ce feu, qui dure depuis quatre jours, a contraint les autorités à évacuer une quinzaine de localités situées à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale grecque.
Ce qu'il faut retenir
- 15 localités évacuées dans la région de Béotie, au nord-ouest d’Athènes, depuis le début des incendies.
- Plus de 500 pompiers et 200 véhicules mobilisés, ainsi qu’une vingtaine d’appareils aériens pour combattre les flammes.
- Des vents dépassant les 100 km/h ont cloué au sol les bombardiers d’eau pendant plusieurs jours, aggravant la situation.
- Le gouvernement grec reconnaît un « combat inégal » face aux conséquences du changement climatique, malgré les investissements récents dans la prévention.
Un feu hors de contrôle pendant plusieurs jours
Le brasier, qui s’étend dans une zone boisée et montagneuse, a connu une intensification samedi et dimanche en raison de conditions météorologiques particulièrement défavorables. Les vents violents, soufflant à plus de 100 km/h, ont empêché les avions et hélicoptères bombardiers d’eau de décoller pendant près de 48 heures. « Les pompiers étaient dans une situation extrêmement difficile », a indiqué un responsable des services de secours locaux, cité par Franceinfo – Faits divers. La reprise des opérations aériennes, lundi, a permis de reprendre partiellement le dessus, mais le feu reste actif et continue de menacer plusieurs zones habitées.
Une mobilisation sans précédent, mais insuffisante face à l’ampleur du sinistre
Face à l’urgence, les autorités grecques ont déployé des moyens colossaux : 500 pompiers et 200 véhicules sont actuellement engagés sur le terrain, soutenus par une flotte de 20 appareils, dont des avions et hélicoptères bombardiers d’eau. Depuis le début de l’été, la Grèce a renforcé ses capacités de lutte contre les incendies, avec un effectif total de 18 000 pompiers, soit bien plus qu’auparavant. Le pays a également investi dans des outils de prévention, comme des opérations de débroussaillage systématiques et une surveillance par drones, tout en modernisant sa flotte aérienne.
Pourtant, malgré ces avancées, le gouvernement admet que la situation reste critique. « Nous menons un combat inégal face aux conséquences de la crise climatique », a déclaré lundi matin un membre de l’exécutif, soulignant que les incendies de grande ampleur se multiplient en Europe du Sud en raison des températures élevées et de la sécheresse persistante. La Grèce devrait d’ailleurs recevoir, à partir de 2028, sept avions Canadair de nouvelle génération, une première en Europe, pour renforcer sa capacité de réponse.
« Nous menons un combat inégal face aux conséquences de la crise climatique. »
— Un membre du gouvernement grec, cité par Franceinfo – Faits divers
Des dégâts matériels et humains encore à évaluer
Si aucune victime directe n’a été signalée pour l’instant, les autorités craignent que les dégâts ne s’étendent. Une épaisse fumée continue de s’élever au-dessus des zones touchées, rendant l’air irrespirable dans certaines communes. Les habitants des localités évacuées ont été invités à rester à l’écart en attendant que la situation se stabilise. Les pompiers, épuisés après plusieurs jours d’intervention, tentent désormais de contenir les flammes pour éviter une propagation vers des zones urbaines ou des infrastructures sensibles.
Les images diffusées par les médias locaux montrent des paysages dévastés, avec des arbres calcinés et des habitations endommagées. Les autorités n’ont pas encore communiqué d’estimation des pertes matérielles, mais les premières observations laissent présager des dégâts importants, tant sur le plan environnemental qu’économique pour les communes concernées.
Cette situation rappelle celle des étés précédents, où la Grèce avait été frappée par des incendies d’une ampleur exceptionnelle, notamment en 2023. Alors que les températures continuent de battre des records en Europe, la question de l’adaptation des stratégies de lutte contre les feux de forêt se pose avec une urgence accrue.