Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise ont été relaxés par la justice administrative après l'immersion de 15 rochers dans une aire marine protégée de Méditerranée pour dénoncer le chalutage de fond, selon Le Figaro. Le tribunal administratif de Montpellier a annulé les poursuites.

La préfecture des Pyrénées-orientales réclamait à l'ONG et au capitaine du navire le paiement de 3.000 euros par bloc de calcaire largué, soit un total de 90.000 euros d'amendes, ainsi que le retrait des rochers sous astreinte financière.

Ce qu'il faut retenir

  • Greenpeace et le capitaine de l'Arctic Sunrise ont été relaxés par la justice administrative.
  • Les poursuites ont été annulées par le tribunal administratif de Montpellier.
  • La préfecture des Pyrénées-orientales réclamait 90.000 euros d'amendes et le retrait des rochers.

Le contexte

Le 21 mai 2025, à deux semaines du sommet de l'ONU sur les océans à Nice, Greenpeace avait déposé 15 blocs de calcaire dans le parc naturel marin du Golfe du Lion, afin de «dénoncer l'absence de protection effective des aires marines protégées françaises» et «appeler le gouvernement à y interdire le chalutage de fond».

La ministre de la Transition écologique de l'époque, Agnès Pannier-Runacher, avait alors jugé «profondément choquant» de déverser «plus de dix tonnes de gravats dans une aire marine protégée, sous prétexte de faire une campagne contre le chalutage de fond, à un endroit où les chaluts ne pénètrent pas».

Les réactions

«Nous accueillons cette décision avec soulagement», a réagi dans un communiqué François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France. «Nous restons pleinement mobilisés pour renforcer la protection des aires marines protégées françaises, aujourd'hui insuffisante face aux activités de pêche les plus destructrices».

Et maintenant ?

Greenpeace reste mobilisé pour la protection des aires marines protégées et pour l'interdiction du chalutage de fond. Les prochaines étapes de la campagne de l'ONG seront à suivre de près, notamment en ce qui concerne les réactions du gouvernement et des autres parties prenantes.

Le jugement du tribunal administratif de Montpellier est une victoire pour Greenpeace, mais le combat pour la protection des océans et des aires marines protégées est loin d'être gagné.