La recherche médicale avance constamment pour améliorer les traitements et les résultats pour les patients, en particulier dans le domaine de la fertilité. Selon Euronews FR, un jeune patient a bénéficié d'une procédure pionnière à Édimbourg, consistant en une greffe de son propre tissu testiculaire congelé avant le début de sa chimiothérapie, une avancée qui pourrait ouvrir la voie à la préservation de la fertilité masculine.

Ce traitement innovant vise à aider les garçons qui doivent suivre des traitements agressifs comme la chimiothérapie, qui peuvent endommager définitivement les cellules nécessaires à la production de spermatozoïdes. Rod Mitchell, professeur d'endocrinologie du développement à l'Institute for Regeneration and Repair de l'université d'Édimbourg, a déclaré : « C'est une avancée majeure pour aider les garçons qui doivent suivre des traitements altérant leur fertilité à avoir un jour leurs propres enfants ».

Ce qu'il faut retenir

  • Un jeune patient a reçu une greffe de son propre tissu testiculaire congelé avant le début de sa chimiothérapie.
  • Il s'agit d'une première au Royaume-Uni et d'une deuxième dans le monde.
  • La procédure vise à restaurer la fertilité masculine après des traitements agressifs comme la chimiothérapie.
  • Plus de 1 200 patients au Royaume-Uni et plus de 3 100 dans le monde ont fait conserver du tissu testiculaire en vue d'une utilisation clinique ultérieure potentielle.

Le contexte

La fertilité est un enjeu majeur pour les jeunes hommes soumis à des traitements agressifs comme la chimiothérapie. La congélation du sperme est une option bien établie pour les adolescents et les jeunes hommes, mais elle n'est pas disponible pour les garçons prépubères, qui ne produisent pas encore de sperme et ne disposent donc d'aucun moyen de préserver leur fertilité. La conservation de tissu testiculaire pourrait offrir une alternative, car il contient des cellules souches spermatogoniales, qui produisent des spermatozoïdes à partir de la puberté.

Le projet testiculaire d'Édimbourg a été lancé en 2015 avec le soutien de l'association Children with Cancer UK. Depuis, plus de 1 200 patients au Royaume-Uni et plus de 3 100 dans le monde ont fait conserver du tissu testiculaire en vue d'une utilisation clinique ultérieure potentielle. Rod Mitchell a ajouté : « Nous commençons à voir certains de ces jeunes hommes revenir pour explorer leurs options en matière de fertilité. Cette étude offre un réel espoir de fertilité future aux garçons confrontés à un traitement contre le cancer ».

La procédure

Le jeune homme de 19 ans a reçu en 2023 une greffe de moelle osseuse pour traiter une grave maladie du sang. Avant le début du traitement, on lui a prélevé du tissu testiculaire qui a été congelé, car la chimiothérapie à fortes doses pouvait endommager définitivement les cellules nécessaires à la production de spermatozoïdes. Trois ans plus tard, des examens ont montré que le patient n'avait pas de spermatozoïdes dans son sperme.

En août 2026, des médecins ont réimplanté une partie de son tissu testiculaire congelé dans son corps, dans l'espoir qu'il recommence à produire des spermatozoïdes. Le patient a expliqué : « La question de la fertilité me préoccupe personnellement depuis longtemps. J'ai toujours voulu avoir mes propres enfants, mais à un moment donné, j'ai commencé à accepter peu à peu que cela ne serait peut-être jamais possible pour moi. Cette procédure m'a redonné un véritable espoir pour l'avenir ».

Les phases expérimentales

La procédure expérimentale menée à Édimbourg est une première du genre au Royaume-Uni et seulement la deuxième rapportée dans le monde. La première greffe rapportée de tissu testiculaire congelé a eu lieu en Belgique en janvier 2025. Dans ce cas, le tissu cryoconservé a été réintroduit chez un homme infertile ayant subi une chimiothérapie dans son enfance, après 16 ans de conservation.

Les chercheurs indiquent dans les résultats préliminaires de l'étude que les cellules souches dormantes présentes dans le tissu greffé se sont réactivées et ont commencé à produire des cellules spermatiques, un processus connu sous le nom de spermatogenèse. Lorsque les chercheurs ont évalué le tissu un an après l'intervention chirurgicale, ils ont confirmé que les cellules spermatiques s'étaient pleinement développées.

Et maintenant ?

Au cours des huit prochains mois, les médecins retireront et analyseront une partie du tissu greffé afin de déterminer si des spermatozoïdes ont été produits. Il est encore trop tôt pour savoir si cette procédure sera couronnée de succès, mais elle offre un réel espoir de fertilité future aux garçons confrontés à un traitement contre le cancer.

Les prochaines étapes consisteront à suivre de près l'évolution du patient et à évaluer les résultats de la procédure. Si les résultats sont positifs, cette technique pourrait être utilisée pour aider d'autres jeunes hommes à préserver leur fertilité après des traitements agressifs comme la chimiothérapie.

En conclusion, cette procédure innovante offre un espoir pour les jeunes hommes qui ont subi des traitements agressifs et qui souhaitent avoir des enfants. Il est important de continuer à suivre les progrès de la recherche médicale dans ce domaine et de soutenir les projets qui visent à améliorer la fertilité masculine.