Le 11 avril 2026, un Néerlandais de 70 ans, Leo Schilperoord, est décédé à bord du MV Hondius, un navire de croisière, des suites d’une infection à l’hantavirus. Selon BMF - International, il s’agissait du premier cas symptomatique identifié parmi les passagers du bateau, déclenchant une épidémie qui a touché au moins deux autres personnes, dont son épouse. Le couple, originaire de Haulerwijk aux Pays-Bas, avait entamé un voyage de cinq mois en Amérique du Sud avant d’embarquer à bord du navire.

Ce qu'il faut retenir

  • Leo Schilperoord, 70 ans, est identifié comme le patient zéro de l’épidémie d’hantavirus sur le MV Hondius.
  • Il est décédé le 11 avril 2026 à bord du navire, suivi par son épouse Mirjam, décédée le 26 avril 2026 en Afrique du Sud.
  • Le couple avait visité une déchetterie près d’Ushuaia en Argentine pour observer un oiseau rare, un facteur potentiel de contamination.
  • L’hantavirus, transmis par les rongeurs, a déjà fait l’objet d’alerte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2026.

Un voyage ornithologique en Amérique du Sud

Leo et Mirjam Schilperoord, retraités néerlandais originaires du village de Haulerwijk, avaient entamé le 27 novembre 2025 un périple de cinq mois à travers l’Amérique du Sud. Leur itinéraire les avait menés en Argentine, au Chili et en Uruguay, avant un retour en Argentine. Passionnés d’ornithologie, ils avaient écrit plusieurs articles dans des revues spécialisées néerlandaises, témoignant de leur engagement pour la protection des oiseaux.

Lors de leur deuxième passage en Argentine, le couple s’est rendu dans une déchetterie proche d’Ushuaia, ville située à l’extrême sud du pays. Selon les informations rapportées par BMF - International, ce site est « évité comme la peste par les locaux », mais attire les amateurs d’ornithologie du monde entier. En effet, des oiseaux rares, comme le Caraca à gorge blanche — une espèce endémique du Chili et de l’Argentine — viennent s’y nourrir. Or, les piles de déchets y attirent aussi les rongeurs, principaux vecteurs de l’hantavirus.

La contamination et l’évolution de la maladie

Leo Schilperoord a présenté les premiers symptômes de l’hantavirus le 6 avril 2026, soit six jours après avoir embarqué à bord du MV Hondius à Ushuaia. Selon les informations disponibles, il souffrait de fièvre, de maux de tête et d’une légère diarrhée. Son état s’est rapidement dégradé, conduisant à son décès le 11 avril. Mirjam Schilperoord, quant à elle, a présenté des symptômes le 24 avril, alors qu’elle se trouvait déjà en Afrique du Sud. Après avoir été brièvement éconduite d’un vol vers les Pays-Bas en raison de son état de santé, elle est décédée le 26 avril à Johannesburg. Son infection à l’hantavirus a été confirmée par les autorités sanitaires le 4 mai 2026.

Un parcours post-mortem marqué par des étapes sanitaires

Les dépouilles du couple Schilperoord ont été rapatriées en deux étapes. Celle de Leo a été débarquée à Sainte-Hélène (Royaume-Uni) le 24 avril, tandis que Mirjam a été transférée vers Johannesburg avant son décès. Ces déplacements ont nécessité des protocoles sanitaires stricts, dans un contexte où l’hantavirus faisait déjà l’objet de vigilance accrue. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait en effet signalé six cas confirmés de cette maladie en 2026, soulignant la nécessité de surveiller les foyers infectieux émergents.

« Comme des oiseaux en plein vol… Après avoir dû dire au revoir le 11 avril à son mari, Leo Schilperoord, c’est maintenant notre chère amie Mirjam Schilperoord-Huisman qui est décédée le 26 avril. Vous nous manquerez, ainsi que vos histoires. »
— Extrait des avis de décès publiés dans le journal local néerlandais

L’hantavirus, une maladie rare mais potentiellement mortelle

L’hantavirus est une maladie zoonotique transmise principalement par les rongeurs. Les symptômes initiaux, souvent grippaux, peuvent évoluer vers des complications pulmonaires ou rénales, parfois fatales. Selon les experts, la contamination survient généralement par inhalation de particules virales présentes dans les excréments ou l’urine des rongeurs. Les déchetteries, comme celle visitée par le couple Schilperoord, constituent des environnements à risque en raison de la concentration de déchets et de rongeurs.

L’épidémie à bord du MV Hondius a mis en lumière les risques sanitaires liés aux voyages internationaux, notamment dans des zones où des maladies émergentes peuvent se propager. Plusieurs passagers du navire, dont cinq Français, ont été rapatriés par vol sanitaire dès le 12 mai 2026 pour être placés en isolement, comme l’a rapporté l’Organisation mondiale de la santé.

Et maintenant ?

Les autorités sanitaires néerlandaises et internationales devraient publier dans les prochaines semaines un rapport détaillé sur les circonstances de cette épidémie, notamment sur les mesures de prévention prises à bord du MV Hondius et les protocoles de surveillance mis en place pour les passagers et l’équipage. Une réunion de l’OMS est prévue le 20 mai 2026 pour évaluer les risques liés à l’hantavirus et discuter des recommandations à appliquer dans les zones à risque. Par ailleurs, les compagnies de croisière devraient renforcer leurs protocoles de désinsectisation et de surveillance sanitaire dans les ports d’escale, notamment en Amérique du Sud.

Contexte : l’hantavirus en 2026

L’hantavirus, bien que rare, reste une préoccupation majeure pour les autorités sanitaires mondiales. En 2026, l’OMS a recensé six cas confirmés, dont trois mortels, en lien avec des voyages internationaux. Les pays d’Amérique du Sud, où les rongeurs porteurs du virus sont répandus, sont particulièrement surveillés. Les experts rappellent que la prévention passe par des mesures simples : éviter les zones à risque comme les déchetteries ou les granges abandonnées, utiliser des masques lors du nettoyage de locaux infestés, et maintenir une hygiène rigoureuse.

Les symptômes initiaux de l’hantavirus ressemblent à ceux d’une grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et parfois diarrhée. Dans les cas graves, la maladie peut évoluer vers un syndrome pulmonaire ou rénal, nécessitant une hospitalisation en urgence. En cas de suspicion, il est recommandé de consulter rapidement un médecin et de signaler tout contact récent avec des rongeurs ou des zones à risque. Les autorités sanitaires recommandent de ne pas toucher aux excréments ou nids de rongeurs sans protection adaptée.