Une potentielle hausse des prix des tortillas mexicaines suscite l'indignation au Mexique, alimentant un conflit entre les autorités, les producteurs et les acteurs du secteur. Selon les informations relayées par La Jornada, le président du Conseil national de la tortilla (CNT), Homero López, a annoncé une augmentation de 2 à 4 pesos (0,09 à 0,20 centimes d'euro) par kilo à partir du 15 avril, provoquant des réactions contrastées.
Ce qu'il faut retenir
- Potentiellement une hausse des prix des tortillas au Mexique
- Conflit entre autorités, producteurs et acteurs du secteur
- Opposition sur la justification de cette augmentation
Réactions divergentes
Lors d'une conférence de presse, la présidente Claudia Sheinbaum a contesté cette hausse, arguant qu'aucun élément ne la justifiait, notamment en raison de la stabilité des prix du maïs, ingrédient clé des tortillas. Parallèlement, elle a souligné sa volonté de ne pas permettre une exploitation de la crise internationale liée au Moyen-Orient par les producteurs et distributeurs locaux, malgré les pressions économiques évoquées par ces derniers.
Stabilisation des prix internationaux
Le ministère de l'Agriculture et du Développement rural, ainsi que le Bureau fédéral de protection des consommateurs (Profeco), ont rassuré les consommateurs en affirmant qu'aucune augmentation des prix du maïs et du blé ne devrait impacter le coût des tortillas. Cependant, les producteurs mentionnent des difficultés économiques persistantes liées aux coûts du carburant et des transports, affectant l'ensemble de la chaîne de production.
Disparités régionales
Les prix des tortillas varient significativement d'une région à l'autre, avec une différence pouvant atteindre 17 pesos par kilo, selon une enquête d'El Financiero. Le prix moyen national se situe à 24,18 pesos (environ 1,22 euro), les tarifs les plus élevés étant observés à Mexicali, et les plus bas à Xalapa. Cette disparité touche une alimentation essentielle pour près de 94 % des Mexicains, soulignant l'impact potentiel d'une hausse sur la consommation, notamment des ménages modestes.
