Imaginez un instant un royaume où les courses du quotidien coûtent jusqu'à 40% de plus qu'en métropole. Eh bien, c'est un peu ce qui se trame du côté du Groupe Bernard Hayot, mis sous les projecteurs par l'Autorité de la concurrence ce mardi 10 février. En ligne de mire : les écarts de prix vertigineux sur les produits alimentaires par rapport à la France hexagonale et les pratiques tarifaires en vigueur. Plongée au cœur de ce mastodonte, premier employeur privé ultramarin.
Un empire contesté
Et voilà que le Groupe Bernard Hayot se retrouve sous le feu des projecteurs pour ses politiques tarifaires parfois difficiles à avaler. Les chiffres ne mentent pas : 40% de plus, c'est ce qu'il faut débourser pour remplir son caddie en Martinique par rapport à l'Hexagone. Autant dire que la vie chère a un visage bien connu outre-mer.
Des pratiques scrutées à la loupe
Comment expliquer ces écarts de prix qui pèsent lourd sur le pouvoir d'achat des habitants des DOM-TOM ? Les marges appliquées par le géant de la grande distribution sont pointées du doigt, suscitant l'interrogation et parfois la colère. Difficile de ne pas se demander si la concurrence joue pleinement son rôle dans ce contexte tendu.
Un débat qui fait rage
Le débat est lancé et il divise : d'un côté, ceux qui pointent du doigt des pratiques abusives qui plombent le panier de la ménagère, de l'autre, les partisans d'un marché libre qui prônent la sacro-sainte loi de l'offre et de la demande. Autant dire que les opinions sont tranchées et que la bataille ne fait que commencer.
Et demain ?
Alors, que nous réserve l'avenir dans ce bras de fer entre le Groupe Bernard Hayot et les consommateurs ultramarins ? Difficile à dire pour le moment, mais une chose est sûre : la question de la vie chère en outre-mer est plus brûlante que jamais, et les acteurs du secteur devront composer avec des attentes de transparence et de juste prix de plus en plus fortes.
