Le sélectionneur français Hervé Renard a fait part, jeudi à Abidjan, de sa pleine conscience des enjeux qui l’attendent à la tête des Éléphants de Côte d’Ivoire, onze ans après son premier passage sur le banc ivoirien. Selon RMC Sport, le technicien a évoqué un « grand défi » et une « énorme » attente populaire lors d’une conférence de presse organisée au siège de la Fédération ivoirienne de football (FIF).
Ce qu'il faut retenir
- Hervé Renard a été officiellement nommé sélectionneur des Éléphants de Côte d’Ivoire mardi par la FIF, succédant à Emerse Faé.
- Il a déjà dirigé la sélection ivoirienne entre 2014 et 2015, remportant la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2015.
- Le contrat signé par Renard s’étend sur deux ans, avec deux éditions de la CAN à disputer en 2027 et 2028.
- Il a souligné l’exigence maximale nécessaire pour répondre aux attentes du peuple ivoirien, convaincu que l’équipe est « faite pour remporter des trophées ».
- Avant de prendre ses fonctions, Renard a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial 2026, où son équipe a subi deux défaites en deux matchs.
Présenté à la presse jeudi, Hervé Renard, vêtu de sa traditionnelle chemise blanche, a rappelé l’importance des deux prochaines éditions de la CAN, où la Côte d’Ivoire sera l’une des favorites. « Nous connaissons le travail qui nous attend avec ces deux CAN successives (2027 puis 2028), c’est un grand défi puisque l’attente de tout le peuple ivoirien est énorme », a-t-il déclaré. Le Français, connu pour ses multiples expériences en Afrique, a également rappelé avoir signé un « contrat de deux ans » pour mener les Éléphants vers de nouveaux succès.
Son retour en Côte d’Ivoire, après un passage éclair en Tunisie lors du Mondial 2026, est perçu comme un honneur par Renard. « Quand la Côte d’Ivoire vous contacte, il n’y a pas beaucoup à réfléchir : c’est le haut niveau du football africain », a-t-il affirmé. Le technicien, qui a multiplié les expériences en Afrique, a exprimé sa « fierté » et son « grand honneur » de retrouver le banc des Éléphants, où il a déjà marqué l’histoire en 2015 en offrant à la Côte d’Ivoire son premier titre continental depuis près de 25 ans.
Avant de s’engager avec la FIF, Renard a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial 2026, succédant à Sabri Lamouchi après une lourde défaite 5-1 contre la Suède lors du premier match du tournoi. Sous sa direction, les Aigles de Carthage ont enchaîné deux défaites, contre le Japon (4-0) puis les Pays-Bas (3-1), ce qui a précipité son départ. Libéré de tout contrat après cet épisode, il retrouve désormais la Côte d’Ivoire, un pays où sa popularité reste intacte grâce à son sacre en CAN 2015.
Lors de sa prise de parole, Renard a insisté sur la nécessité d’élever le niveau d’exigence pour répondre aux ambitions ivoiriennes. « La Côte d’Ivoire est une équipe qui est faite pour remporter des trophées et l’exigence doit être au maximum pour obtenir les meilleurs résultats possibles », a-t-il souligné. Son discours reflète une volonté de poursuivre sur la lancée de son prédécesseur, Emerse Faé, tout en apportant sa propre vision tactique et managériale.
Un technicien expérimenté face à un défi ambitieux
Hervé Renard, 57 ans, est l’un des entraîneurs les plus respectés du football africain et mondial. Après avoir dirigé des sélections comme la Zambie, l’Angola, le Maroc ou encore l’Arabie saoudite, il s’est imposé comme un spécialiste des défis sportifs. Son retour en Côte d’Ivoire, où il a déjà prouvé sa capacité à gagner, est perçu comme un choix audacieux mais cohérent pour la FIF.
La Côte d’Ivoire, finaliste de la CAN 2021 et 2023, fait partie des favoris pour les prochaines éditions du tournoi continental. Renard, qui a su construire des équipes solides dans des contextes variés, devra composer avec une génération talentueuse mais aussi des attentes très élevées. « L’exigence doit être au maximum », a-t-il rappelé, confirmant que son approche sera exigeante et tournée vers la performance.
Une transition rapide après l’échec tunisien
Le passage éclair de Renard en Tunisie illustre à la fois sa réactivité et les défis qui l’attendent en Côte d’Ivoire. Arrivé après le fiasco du Mondial 2026, il a tenté de redresser une équipe en difficulté, mais les résultats n’ont pas suivi. Deux défaites en deux matchs ont scellé son départ, laissant le technicien libre de rejoindre Abidjan dès sa nomination par la FIF.
Cette expérience, bien que courte, a probablement renforcé sa motivation à relever le défi ivoirien. Renard, qui connaît bien les réalités du football africain, a toujours su rebondir après des échecs relatifs. Son retour aux Éléphants est donc perçu comme une nouvelle opportunité de prouver son talent, cette fois-ci dans un contexte où il dispose d’un soutien populaire et institutionnel fort.
En Côte d’Ivoire, l’heure est à l’optimisme raisonné. Après des années de disette, le pays a retrouvé le chemin du succès avec la CAN 2015, et Renard incarne l’espoir d’un nouveau titre. Reste à savoir si le technicien saura s’entourer des bons interlocuteurs et adapter son style aux spécificités du football ivoirien.
Les Éléphants devront se préparer pour la Coupe d’Afrique des nations 2027, dont le calendrier exact sera annoncé prochainement. La compétition se déroulera l’année suivante, en 2028, avec une préparation qui pourrait débuter dès la fin de l’année 2026.