Dimanche dernier, à Margny-lès-Compiègne, dans l'Oise, un hommage a été rendu à un homme décédé fin août lors d’une course-poursuite avec la police municipale, comme le rapporte Le Figaro. Les faits remontent au 21 août dernier en fin de soirée, lorsque Paul Tancre, un père de famille de 46 ans, a refusé de se faire contrôler par une patrouille de la police municipale et a démarré en trombe avant de perdre le contrôle de son véhicule et d’y trouver la mort.

Selon Le Parisien, Paul Tancre conduisait sans permis et sous l’emprise de l’alcool. L'hommage a connu des débuts houleux, avec des proches du défunt affirmant lors d’une prise de parole qu’il aurait «été tué» par la police municipale, qualifiée de «cow-boys». Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu, et trois personnes ont été interpellées pour «violences sur agent de la force publique», a précisé la préfecture de l’Oise.

Ce qu'il faut retenir

  • Un hommage a été rendu à Paul Tancre, décédé après une course-poursuite avec la police municipale.
  • Les proches du défunt affirment qu’il aurait «été tué» par la police municipale.
  • Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu, et trois personnes ont été interpellées.

Les circonstances de la mort de Paul Tancre

Les circonstances de la mort de Paul Tancre sont encore floues, mais selon les proches du défunt, il aurait été tué par la police municipale après un choc entre son véhicule et celui de la police, qui lui aurait ensuite roulé dessus, une fois éjecté de l’habitacle. La police municipale a ouvert une enquête pour homicide routier, et le policier municipal conduisant le véhicule de service a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

La marche blanche s’est terminée plus calmement jusqu’au cimetière avec des chants et dépôts de bouquets, mais les tensions restaient vives, avec des slogans tels que «Justice pour Lapin» et «honte à la police». Les proches de Paul Tancre exigent la vérité et demandent que le policier responsable soit poursuivi.

Les conséquences de l’incident

Dans les jours suivant le drame, la colère a monté dans la communauté locale des gens du voyage, dont était issu Paul Tancre. Plusieurs personnes ont dégradé du mobilier urbain, des boutiques et incendié plusieurs véhicules en marge des obsèques de cet homme, selon le parquet de Compiègne. Deux de ces casseurs présumés ont été interpellés mercredi, et l’un d’eux a été condamné à 9 mois de prison, aménagés sous bracelet électronique.

Les réactions

Séverine Tancre, sœur du défunt, a déclaré à l’AFP que «on veut la vérité et on veut que le policier soit en prison». Me Alexis Baudelin, avocat de proches de Paul Tancre, a affirmé que «on n'acceptera pas que cette affaire soit enterrée (...) et qu'au final, on vous dise que tout était normal».

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour élucider les circonstances de la mort de Paul Tancre et pour déterminer les responsabilités. Le procès du second casseur présumé est prévu pour le 9 novembre, et les proches de Paul Tancre attendent avec impatience les résultats de l’enquête.

En attendant, les questions restent nombreuses, et il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Mais une chose est certaine : la mort de Paul Tancre a suscité un grand émoi et a mis en lumière les tensions qui existent entre la police et certaines communautés.