Près de six mois après le devastating incendie qui a ravagé un quartier de Hongkong en novembre 2025, quelque 6 000 résidents ont désormais la possibilité de récupérer leurs affaires dans leurs logements dévastés. Selon Le Monde, les autorités ont mis en place des créneaux horaires de trois heures pour permettre à chacun d’accéder aux lieux et d’emporter les objets encore récupérables.

Ce qu'il faut retenir

  • 6 000 résidents concernés par l’accès restreint à leurs logements après l’incendie de novembre 2025
  • Des créneaux de trois heures sont attribués pour récupérer les affaires personnelles
  • L’incendie avait fait 168 morts et ravagé un quartier entier de la ville

Cette opération, organisée par les autorités locales, vise à faciliter le retour des habitants dans leurs anciens domiciles, bien que les bâtiments restent inhabitables. Les autorités ont souligné que ces créneaux permettaient d’éviter les risques de surcharge et d’assurer la sécurité des personnes sur place. « Nous devons garantir que chaque résident puisse récupérer ce qui lui appartient dans les meilleures conditions possibles », a indiqué un responsable municipal, cité par Le Monde.

Un bilan humain et matériel dramatique

L’incendie, survenu dans la nuit du 12 au 13 novembre 2025, avait pris naissance dans un immeuble du district de Mong Kok, un quartier densément peuplé de Hongkong. Les flammes, alimentées par des matériaux inflammables, avaient rapidement gagné les étages supérieurs, piégeant des dizaines de personnes. Les secours avaient mis plus de six heures à maîtriser le sinistre, au cours duquel 168 victimes avaient été recensées. Les images des façades noircies et des structures tordues par la chaleur avaient marqué l’opinion publique, autant que le bilan humain.

Côté matériel, plus de 200 logements avaient été détruits ou gravement endommagés, laissant des centaines de familles sans abri. Les assurances avaient estimé les dégâts à plus de 500 millions de dollars de Hongkong (environ 58 millions d’euros), un montant qui n’inclut pas les pertes personnelles des habitants. Les travaux de déblaiement et de reconstruction, toujours en cours, devraient s’étaler sur plusieurs années.

Un accès encadré pour éviter les risques

Pour accéder à leurs logements, les résidents doivent se présenter aux points de contrôle mis en place par les autorités. Chaque personne dispose d’un créneau de trois heures, renouvelable une fois si nécessaire. Les objets récupérables incluent des papiers d’identité, des photographies, des vêtements et parfois des meubles de valeur sentimentale. « Certains habitants ont perdu des années de souvenirs en quelques heures, aussi nous faisons tout pour leur faciliter cette étape », a expliqué un porte-parole des services municipaux.

Les forces de l’ordre sont déployées pour prévenir les vols ou les intrusions non autorisées. Les bâtiments endommagés sont toujours sous surveillance pour éviter tout effondrement. Les autorités ont également rappelé que les logements restaient dangereux en raison des structures fragilisées par le feu.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes concernent la sécurisation définitive des sites et l’élaboration d’un plan de reconstruction. Selon les annonces des autorités, un appel d’offres pour la reconstruction des logements sociaux devrait être lancé d’ici la fin du premier semestre 2026. Par ailleurs, une enquête judiciaire est toujours en cours pour déterminer les causes exactes de l’incendie, un dossier qui pourrait prendre plusieurs mois.

Reste à savoir si les indemnisations prévues pour les victimes et les sinistrés suffiront à couvrir leurs besoins. Les associations locales ont déjà alerté sur le risque de précarisation accrue pour les familles les plus touchées.

Les résidents doivent se présenter aux points de contrôle désignés avec une pièce d’identité. Un créneau de trois heures leur est attribué pour accéder à leur logement et récupérer leurs affaires. Les autorités recommandent de se munir d’une liste préalable des objets à récupérer pour optimiser le temps imparti.