Selon Euronews FR, une nouvelle étude révèle qu'au cours de la dernière décennie, plusieurs dizaines de milliers de personnes en Hongrie auraient échappé à un cancer du poumon ou à d'autres maladies liées au tabagisme grâce à l'interdiction de fumer dans les restaurants, les bars et les cafés, entrée en vigueur le 1er janvier 2012.

Le durcissement de la législation sur la protection des non-fumeurs a été obtenu sous le premier gouvernement Orbán. La préparation du texte avait été pilotée par le secrétaire d'État à la Santé de l'époque, Miklós Szócska, qui affirme qu'il avait fallu travailler dans le plus grand secret, y compris au sein du parti, car le lobby du tabac a tout fait pour torpiller la réforme.

Ce qu'il faut retenir

  • Une nouvelle étude révèle qu'au cours de la dernière décennie, plusieurs dizaines de milliers de personnes en Hongrie auraient échappé à un cancer du poumon ou à d'autres maladies liées au tabagisme.
  • Le durcissement de la législation sur la protection des non-fumeurs a été obtenu sous le premier gouvernement Orbán.
  • Les chercheurs du groupe de recherche HUN-CANCER EPI ont analysé une grande quantité de données et ont constaté que, chez les personnes d’âge moyen, le nombre de cas de cancer liés au tabagisme avait diminué de moitié entre 2011 et 2023.

Les effets de la loi

Les effets de cette loi sont encore plus frappants dans certaines tranches d’âge, où la quasi-disparition du tabagisme passif s'est traduite par des bénéfices sanitaires particulièrement importants, selon Krisztina Bogos, directrice générale de l’Institut national de pneumologie Korányi. « Nous avons constaté que la mortalité chez les personnes âgées de 50 à 59 ans avait baissé de 60 % entre 2011 et 2023. Mais ce qui est encore plus encourageant, c’est que le nombre de nouveaux cas a également diminué », a-t-elle expliqué.

Ces maladies étaient, autrefois, bien plus fréquentes chez les hommes. Aujourd'hui, il n'existe pratiquement plus de différence entre les deux sexes. La loi a également permis de réduire les cas de cancer de la tête et du cou, du larynx et de l’œsophage, qui sont tous étroitement liés au tabagisme.

Les limites de la loi

Mais si les législateurs hongrois ont peut-être remporté une bataille, ils n'ont pas encore gagné la guerre. Car la hausse des prix et le durcissement de la réglementation n’ont pas éliminé le tabagisme : ils l’ont simplement transformé. De nombreux jeunes se sont tournés vers des produits à tabac chauffé, devenu très tendance, ainsi que vers les cigarettes électroniques aromatisées, qui exploitent les failles de la législation.

Ces produits sont tout aussi nocifs que le tabac traditionnel, pour ceux qui les consomment et pour les personnes qui les entourent. Il est donc important de continuer à lutter contre le tabagisme et de trouver des solutions pour réduire son impact sur la santé publique.

Et maintenant ?

Les autorités hongroises devraient continuer à surveiller l'évolution du tabagisme et à adapter leur politique pour répondre aux nouveaux défis. Il est également important de sensibiliser la population aux risques du tabagisme et de promouvoir des alternatives saines.

En conclusion, la loi hongroise sur le tabac a permis de réduire les cas de cancer liés au tabagisme, mais il est important de continuer à lutter contre ce fléau pour protéger la santé publique. Les autorités devraient poursuivre leurs efforts pour réduire le tabagisme et promouvoir des alternatives saines.