Le format 2-en-1, autrefois star des ordinateurs portables, conserve un public fidèle malgré un recul de popularité ces dernières années. Parmi les utilisateurs qui plébiscitent ces appareils, nombreux sont ceux qui apprécient la possibilité d’annoter des documents à la volée ou de disposer d’une tablette sous Windows 11. C’est pour répondre à cette demande que HP propose son OmniBook X Flip 16, décliné en version équipée du processeur AMD Ryzen AI 7 350. Pourtant, comme le rapporte Frandroid, ce modèle, bien que performant, accumule des compromis qui limitent son attrait pour le grand public.

Ce qu'il faut retenir

  • Écran OLED tactile de 16 pouces en 1920 x 1200 pixels (16:10), mais avec une luminosité maximale de seulement 276 cd/m², insuffisante pour un usage en extérieur.
  • Processeur AMD Ryzen AI 7 350 (8 cœurs, 16 threads, jusqu’à 5 GHz) couplé à 24 Go de RAM LPDDR5X et un stockage de 512 Go en PCIe Gen 4.
  • Clavier et pavé tactile jugés peu stables et peu ergonomiques, avec des switches en plastique de basse qualité.
  • Connectique variée (2x USB-A 10 Gbps, HDMI 2.1, 2x USB-C dont un seul en USB4), mais absence d’un deuxième port USB4 pour justifier un prix de départ à 1 049,99 €.
  • Autonomie de 9 à 10 heures en usage bureautique, mais obtenue au détriment de la luminosité de l’écran.

Un châssis métallique éprouvé, mais un poids qui surprend

HP réutilise ici le châssis métallique de ses précédents modèles, une conception qui a fait ses preuves en termes de robustesse et de légèreté. Avec une épaisseur de 15,3 mm et un poids de 1,89 kg, l’OmniBook X Flip 16 reste maniable pour un 2-en-1 de cette taille. Le métal utilisé, bien que correct, n’est cependant pas du haut de gamme : ses finitions, bien que soignées avec des bords arrondis, trahissent un choix de matériaux économiques. « Le constructeur a fait des efforts pour rendre l’appareil agréable au toucher, mais le poids de deux kilogrammes reste un frein pour certains utilisateurs », souligne Frandroid.

Un clavier et un pavé tactile en dessous des standards du marché

Le clavier, doté de touches larges et bien espacées, souffre d’une stabilité perfectible et de switches en plastique à faible course d’activation. « C’est utilisable, mais loin d’être compétitif face à la concurrence », explique le média. Le pavé tactile, bien que fonctionnel, ne se distingue pas non plus : son revêtement en plastique et ses performances moyennes contrastent avec les surfaces en verre désormais courantes sur des modèles similaires. Une ergonomie perfectible qui handicape l’expérience utilisateur au quotidien.

Une connectique généreuse, mais des choix discutables

Côté ports, HP propose une connectique variée : à gauche, on trouve un port USB-A 10 Gbps, un HDMI 2.1, un USB-C 4.0 et un USB-C 10 Gbps ; à droite, un second USB-A 10 Gbps et un combo jack. « La seule ombre au tableau est l’absence d’un deuxième port USB4, remplacé par un USB-C 10 Gbps, ce qui semble être une optimisation des coûts », relève Frandroid. Une décision qui surprend d’autant plus que ce compromis n’est justifié ni par le prix ni par l’espace disponible dans le châssis.

Un écran OLED prometteur mais handicapé par sa luminosité

L’écran tactile OLED de 16 pouces, en 1920 x 1200 pixels (16:10), affiche une couverture colorimétrique impressionnante : 122 % du DCI-P3 et 182 % du sRGB. Pourtant, ses performances pratiques sont limitées par une luminosité maximale de seulement 276 cd/m², bien en deçà des attentes pour un usage en extérieur ou en environnement lumineux. « Avec un écran aussi peu lumineux et un revêtement glossy qui capte les reflets, l’expérience devient rapidement pénible en journée », note le testeur. Le Delta E00 moyen de 3,22 indique un calibrage correct, mais la température de couleurs moyenne de 6 115 K apparaît légèrement trop chaude pour certains utilisateurs.

Autre point noir : l’absence de compatibilité HDR sur ce modèle, contrairement à la version équipée de 1 To de stockage. Une différence de traitement qui interroge, surtout à ce niveau de prix.

Des performances solides, mais bridées par des choix logiciels

Sous le capot, l’AMD Ryzen AI 7 350 (8 cœurs, 16 threads, jusqu’à 5 GHz) offre des performances satisfaisantes pour de la bureautique et de la création légère. Sur Cinebench 2024, il affiche 789 points en multi-core et 115 points en single-core, des scores qui placent ce processeur dans la moyenne haute de sa catégorie. La puce graphique intégrée AMD Radeon 860M obtient 1 566 points sur Steel Nomad Light, permettant de gérer des jeux légers et des tâches de retouche photo basiques. « Ces performances sont encore très compétitives en 2026 pour un usage quotidien, d’autant que les 24 Go de RAM LPDDR5X offrent une marge confortable », précise le test.

En revanche, l’expérience logicielle de HP laisse à désirer : entre les applications inutiles et les publiciels préinstallés (comme McAfee), l’utilisateur doit souvent procéder à un nettoyage complet dès la première utilisation. « Les logiciels de suivi payants intégrés poussent à l’abonnement, une pratique que HP n’a toujours pas su corriger », déplore Frandroid.

Une autonomie correcte, mais dépendante des réglages

Avec une batterie de 68 Wh, l’OmniBook X Flip 16 affiche une autonomie de 9 à 10 heures en usage bureautique avec une luminosité réglée à 50 %. « Une performance honnête pour un SoC de cette génération, même si les modèles récents doublent facilement cette durée », tempère le testeur. Cependant, cette autonomie est obtenue au prix d’un écran peu lumineux, ce qui limite son utilité en conditions réelles. Le PC ne dispose pas de chargeur inclus, mais prend en charge la recharge via un adaptateur Power Delivery de 65 watts.

Un appareil qui aurait pu être excellent, mais reste convenable

Malgré ses atouts — un processeur moderne, un écran tactile OLED au calibrage correct et une connectique complète — l’OmniBook X Flip 16 se heurte à des compromis coûteux. « Avec une dalle plus lumineuse et un clavier plus ergonomique, ce modèle aurait pu se démarquer. En l’état, il reste un choix acceptable pour ceux qui privilégient les performances à l’expérience utilisateur », résume le test. Son prix de départ de 1 049,99 € en France le positionne dans une fourchette où la concurrence propose des alternatives plus abouties, comme l’Asus ProArt PZ14 ou le Dell 16 Plus 2-en-1.

Les utilisateurs en quête d’un 2-en-1 polyvalent devront donc peser le pour et le contre : les performances sont là, mais les défauts de conception — écran peu lumineux, clavier médiocre, logiciels intrusifs — pèsent lourd dans la balance.

Et maintenant ?

HP pourrait corriger ces lacunes dans une prochaine révision de l’OmniBook X Flip 16, notamment en améliorant la luminosité de l’écran et en reconsidérant le choix des matériaux pour le clavier. D’ici là, les utilisateurs devront soit accepter ces compromis, soit se tourner vers des alternatives comme le Framework Laptop 12, qui mise sur la modularité et l’absence de bloatware. Le marché des 2-en-1 reste en évolution, et les prochains mois pourraient voir émerger des modèles mieux équilibrés à des prix similaires.

D’après Frandroid, cette luminosité maximale de 276 cd/m² est un choix délibéré de HP pour réduire les coûts, malgré les attentes élevées des utilisateurs de 2-en-1. Le constructeur a visiblement privilégié d’autres fonctionnalités, comme la connectique ou le processeur, au détriment de l’écran, ce qui limite fortement l’ergonomie en extérieur.

Oui, dans une certaine mesure. Grâce à la puce graphique intégrée AMD Radeon 860M, qui affiche un score de 1 566 points sur Steel Nomad Light, l’appareil peut faire tourner des jeux légers et des applications de retouche photo. Cependant, il ne faut pas s’attendre à des performances comparables à celles d’un PC dédié au gaming.