Un texte européen attendu depuis des années, destiné à renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière, est en passe d’être finalisé. Selon Le Figaro, le règlement « retour », qui vise à faciliter les expulsions des étrangers en situation irrégulière sur le territoire européen, a été adopté à une large majorité au Parlement européen en mars 2026. Après des mois de négociations, ce texte entre désormais dans la phase finale de son processus législatif, avec un accord attendu dès ce lundi 27 mai lors du dernier trilogue entre la Commission, le Conseil et le Parlement européen.

Ce qu'il faut retenir

  • Le règlement « retour », adopté en mars 2026 par le Parlement européen, doit permettre d’accélérer les expulsions des étrangers en situation irrégulière.
  • François-Xavier Bellamy, chef de file des députés européens français du PPE, en a fait un combat prioritaire et a joué un rôle clé dans son adoption.
  • Le texte, soutenu par la quasi-totalité des États membres, doit encore être validé en séance plénière, probablement entre juin et septembre 2026.
  • La droite européenne a massivement soutenu le texte, tandis que la gauche s’y est opposée, reflétant des divisions politiques profondes.
  • François-Xavier Bellamy a souligné : « Un État qui ne gère pas ses frontières met ses voisins en danger. »

Ce texte, souvent présenté comme une réponse à des décennies d’impuissance face aux flux migratoires irréguliers, constitue l’une des priorités portées par l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy. Au Parlement européen, le règlement a été adopté à une large majorité, mais son parcours législatif n’est pas encore terminé. Après le vote de mars, il doit désormais faire l’objet d’un accord définitif lors d’un trilogue technique, programmé pour ce lundi 27 mai. Une fois cet accord trouvé, il sera soumis à un vote en séance plénière, probablement entre juin et septembre 2026, selon les prévisions des institutions.

Côté soutien politique, le texte bénéficie d’un consensus remarquable au niveau des États membres. « Toutes couleurs politiques confondues », comme le souligne Le Figaro, les gouvernements européens ont apporté leur appui à ce règlement. La situation est en revanche bien plus contrastée au Parlement européen, où la droite — notamment le Parti populaire européen (PPE), auquel appartient Bellamy — a massivement voté en faveur du texte. À l’inverse, la gauche, regroupée au sein de plusieurs groupes comme La Gauche ou Les Verts, a majoritairement refusé de le soutenir. « Une écrasante majorité des groupes de gauche a refusé de le voter », précise le quotidien.

François-Xavier Bellamy, qui a mené les négociations au nom des députés français du PPE, a fait preuve d’une « habileté » particulière pour faire avancer ce texte. Dans un entretien accordé au Figaro, il a rappelé l’enjeu central de ce règlement : « Un État qui ne gère pas ses frontières met ses voisins en danger. » Une déclaration qui résume l’argumentaire de ses défenseurs : renforcer le contrôle des frontières européennes pour protéger la sécurité et la cohésion des États membres.

« Un État qui ne gère pas ses frontières met ses voisins en danger. »
François-Xavier Bellamy, eurodéputé PPE, chef de file des députés français au Parlement européen

Pour ses partisans, le règlement « retour » représente une avancée majeure. Il vise à harmoniser les procédures d’expulsion au sein de l’Union européenne, en permettant aux États de renvoyer plus facilement les migrants en situation irrégulière vers leur pays d’origine ou un pays tiers sûr. Aujourd’hui, les disparités entre les législations nationales freinent considérablement l’efficacité de ces reconduites. Avec ce texte, les institutions européennes espèrent mettre fin à une situation où « des décennies d’impuissance » ont laissé des milliers de personnes en situation irrégulière sans solution claire.

Les prochaines étapes s’annoncent décisives. Après le trilogue prévu aujourd’hui, l’accord devra être soumis au vote des eurodéputés lors d’une séance plénière. Selon les observateurs, le texte pourrait être adopté d’ici l’été ou au début de l’automne 2026, à condition que les négociations ne butent pas sur des désaccords techniques ou politiques. « Cet accord devrait aboutir à un texte final », estime-t-on au sein des institutions européennes, tout en reconnaissant que des ajustements pourraient encore être nécessaires.

Et maintenant ?

Si le trilogue de ce 27 mai 2026 aboutit à un accord, le règlement « retour » pourrait être définitivement adopté d’ici la rentrée parlementaire. Une fois en vigueur, il imposera aux États membres de renforcer leurs dispositifs de reconduite à la frontière, sous peine de sanctions ou de pressions accrues de Bruxelles. Les prochains mois seront donc cruciaux pour évaluer l’impact réel de ce texte sur la gestion des flux migratoires en Europe.

Les opposants au texte, principalement issus des rangs de la gauche, ont déjà prévenu qu’ils continueraient à le combattre, estimant qu’il porte atteinte aux droits fondamentaux des migrants. « Ce règlement est une erreur historique », a réagi un porte-parole du groupe La Gauche au Parlement européen. De son côté, François-Xavier Bellamy a réaffirmé sa détermination : « Nous ne pouvons plus accepter que des États membres soient débordés par des flux incontrôlés. »

Reste à savoir si ce texte suffira à répondre aux attentes des Européens en matière de sécurité et d’immigration. Pour l’heure, une chose est sûre : après des années de débats et de reports, l’Union européenne s’apprête à franchir une étape majeure dans la gestion de ses frontières.

Après le trilogue, le texte devra être soumis au vote en séance plénière du Parlement européen, probablement entre juin et septembre 2026. Si adopté, il sera ensuite transmis au Conseil de l’Union européenne pour une adoption définitive avant son entrée en vigueur.