La transition écologique s’impose désormais comme un critère incontournable dans l’investissement immobilier, selon nos confreres de BFM Business. Dans son émission « Tout pour investir » diffusée ce lundi 31 août 2026, Antoine Larigaudrie a consacré un segment entier à Stéphane Carpier, expert en placement immobilier, pour analyser les opportunités et les défis de l’immobilier bas carbone. L’émission, diffusée du lundi au vendredi, permet aux auditeurs de suivre les conseils d’experts en gestion de patrimoine et en investissement.

Ce lundi 31 août, l’émission « Tout pour investir » sur BFM Business a mis en avant l’immobilier bas carbone comme un axe stratégique pour répondre aux enjeux climatiques actuels. Stéphane Carpier, invité du jour, a détaillé les mécanismes et les avantages de ce type d’investissement, alors que le secteur immobilier représente près de 40 % des émissions mondiales de CO₂. Selon l’expert, cette tendance ne relève plus d’une simple niche, mais d’une nécessité pour les investisseurs souhaitant allier performance financière et responsabilité environnementale.

Ce qu'il faut retenir

  • L’immobilier bas carbone est désormais un pilier de la transition écologique, avec un impact direct sur 40 % des émissions mondiales de CO₂.
  • Stéphane Carpier, expert en placement immobilier, a été invité à s’exprimer sur le sujet dans l’émission « Tout pour investir » sur BFM Business, ce lundi 31 août 2026.
  • L’émission « Tout pour investir », diffusée du lundi au vendredi, permet aux auditeurs d’accéder à des analyses financières et patrimoniales de qualité.
  • L’immobilier bas carbone n’est plus une option marginale, mais un critère central pour les investisseurs soucieux de leur empreinte écologique.

Un secteur en pleine mutation sous la pression réglementaire

L’immobilier, l’un des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, est aujourd’hui au cœur des débats sur la décarbonation. Stéphane Carpier a souligné que les réglementations européennes et françaises, comme la directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD), poussent les acteurs du secteur à repenser leurs stratégies. « Les normes se durcissent, et les bâtiments les plus énergivores deviennent rapidement obsolètes », a-t-il précisé lors de son intervention. Pour les investisseurs, cela signifie que les actifs non conformes risquent de perdre une partie de leur valeur, voire de devenir invendables.

Le durcissement des normes s’accompagne d’incitations fiscales pour les projets immobiliers bas carbone. En France, des dispositifs comme le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) ou les subventions de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) encouragent les propriétaires à rénover leurs biens. Carpier a rappelé que ces aides, combinées à une demande croissante de la part des locataires et des acquéreurs pour des logements écologiques, créent un écosystème favorable à l’investissement dans ce secteur.

Les critères d’un placement immobilier bas carbone réussi

Pour Stéphane Carpier, un investissement immobilier bas carbone réussi repose sur plusieurs critères clés. D’abord, la localisation du bien est déterminante : les projets situés dans des zones bien desservies par les transports en commun ou dotées d’infrastructures vertes (comme des pistes cyclables ou des espaces verts) sont particulièrement recherchés. Ensuite, la qualité des matériaux utilisés et la performance énergétique du bâtiment – certifiée par des labels comme BBCA, BREEAM ou LEED – sont des gages de valeur durable.

« Un bon placement immobilier bas carbone doit aussi intégrer une approche globale, incluant la gestion des déchets, l’utilisation d’énergies renouvelables et une conception bioclimatique », a expliqué Carpier. Il a ajouté que les investisseurs doivent désormais considérer le coût total de possession (TCO) du bien, qui inclut non seulement le prix d’achat, mais aussi les dépenses énergétiques et les risques réglementaires futurs. « Autant dire que les actifs les plus vertueux sur le plan environnemental sont aussi ceux qui offrent les meilleurs rendements à long terme », a-t-il conclu.

Les défis à relever pour les investisseurs et les promoteurs

Malgré les opportunités offertes par l’immobilier bas carbone, le secteur doit encore surmonter plusieurs obstacles. Le premier est celui du surcoût initial lié à la construction ou à la rénovation de bâtiments performants. Selon une étude récente citée par Carpier, le surcoût moyen pour un bâtiment à énergie positive (BEPOS) s’élève à environ 10-15 % par rapport à un bâtiment classique. Ce différentiel peut freiner certains investisseurs, malgré les économies réalisées à long terme sur les factures énergétiques.

Un autre défi réside dans la disponibilité des compétences et des matériaux durables. « La filière du bâtiment manque encore cruellement de main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande croissante en rénovation énergétique », a souligné Carpier. De plus, certains matériaux écologiques, comme le bois certifié ou les isolants biosourcés, restent plus chers et moins accessibles que les solutions traditionnelles. Ces contraintes pourraient ralentir le rythme des transformations si des mesures incitatives supplémentaires ne sont pas mises en place.

Et maintenant ?

Dans les mois à venir, l’immobilier bas carbone devrait continuer de gagner en importance, sous l’effet combiné des réglementations et de la pression des marchés. Les investisseurs devraient privilégier les actifs déjà conformes ou facilement adaptables, tandis que les promoteurs seront incités à intégrer dès la conception les critères environnementaux. Pour les auditeurs souhaitant approfondir le sujet, l’émission « Tout pour investir » propose chaque semaine des analyses et des conseils pratiques, disponibles en podcast. Reste à voir si les dispositifs fiscaux et les aides publiques seront maintenus ou renforcés dans le cadre des prochains budgets.

Alors que l’immobilier bas carbone s’impose comme un incontournable, Stéphane Carpier a rappelé que le succès de cette transition dépendra largement de la capacité des acteurs du secteur à concilier performance économique et responsabilité écologique. « Les investisseurs qui sauront anticiper ces changements en tireront un double avantage : un impact positif sur l’environnement et une rentabilité préservée », a-t-il résumé. Pour suivre les prochaines émissions et les conseils des experts, les auditeurs peuvent se rendre sur le site de BFM Business ou écouter les podcasts disponibles en ligne.

Parmi les labels les plus reconnus, on trouve BBCA (Bâtiment Bas Carbone), BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) et LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Ces certifications évaluent la performance énergétique, l’utilisation des matériaux durables et l’impact global du bâtiment sur l’environnement.

Les auditeurs peuvent réécouter l’intégralité de l’émission « Tout pour investir » en podcast sur le site de BFM Business ou via les plateformes d’écoute habituelles (Spotify, Apple Podcasts, Deezer, etc.). Chaque émission est disponible dès la fin de sa diffusion.