« On est fatigués physiquement, moralement… Il n’y a plus rien. » C’est par ces mots que des habitants de Cotignac, dans le Var, expriment leur désarroi après qu’un incendie majeur a ravagé une partie de la commune, réduisant en cendres des dizaines de maisons. Selon Franceinfo – Faits divers, cette catastrophe naturelle a laissé de nombreux sinistrés sans abri, alors que les températures caniculaires et le vent ont aggravé la propagation des flammes dans la nuit du 7 au 8 août 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Un incendie majeur s’est déclaré dans la nuit du 7 au 8 août 2026 à Cotignac, dans le Var, et a détruit des dizaines de maisons.
  • Une centaine de personnes ont été évacuées en urgence, dont certaines avec des animaux domestiques.
  • Les pompiers, mobilisés en renfort, ont lutté toute la nuit contre les flammes, soutenus par des moyens aériens.
  • Les premières constatations évoquent une origine accidentelle, mais une origine criminelle n’est pas exclue.
  • Les sinistrés, sous le choc, décrivent une situation de « désespoir total » et demandent une aide d’urgence.
  • Les autorités locales et les associations appellent à une mobilisation immédiate pour leur soutien.

Un feu ravageur alimenté par la sécheresse et le vent

L’incendie s’est déclaré vers 22h30 dans la soirée du 7 août, selon les premiers éléments rapportés par les services de secours. Les flammes, attisées par un vent violent et des températures dépassant les 35°C, se sont propagées rapidement dans les zones résidentielles de la commune. Les pompiers du Var, renforcés par des moyens aériens — dont des Canadairs —, ont été déployés en urgence pour tenter de circonscrire le sinistre. Malgré leurs efforts, le feu a continué de progresser jusqu’à l’aube, détruisant tout sur son passage. « Les conditions météo étaient extrêmes, avec une sécheresse persistante et des rafales de vent à plus de 50 km/h », a expliqué un porte-parole des pompiers.

Dès les premières heures, une centaine de personnes ont dû être évacuées, certaines avec des animaux de compagnie. Les routes d’accès à Cotignac ont été coupées temporairement, compliquant l’intervention des secours. Selon les premiers bilans, plus de 40 habitations seraient touchées, dont certaines entièrement détruites. Les pompiers ont travaillé sans relâche pour sécuriser les zones encore menacées et éviter une reprise du feu.

Des sinistrés « sans rien » : le témoignage accablant des habitants

Sur place, les habitants de Cotignac tentent de réaliser l’ampleur des dégâts. « On est arrivés avec les pompiers, et tout était déjà en feu. Il ne reste rien, pas même un mur debout », a témoigné une résidente, les yeux emplis de larmes. Un autre habitant a confié : « On a tout perdu en quelques minutes. Même nos papiers d’identité ont brûlé. Comment faire maintenant ? » Les sinistrés, encore sous le choc, décrivent un sentiment de « désespoir total ». Certains ont réussi à sauver quelques objets, mais la majorité a tout perdu dans l’incendie.

« On est fatigués physiquement, moralement… Il n’y a plus rien », a résumé un groupe de voisins rassemblés devant les décombres. Les associations locales et les élus tentent de coordonner les premières aides d’urgence, mais la situation reste chaotique. Les habitants réclament une prise en charge immédiate, aussi bien pour l’hébergement que pour les besoins de première nécessité. « On a besoin de tentes, de couvertures, de nourriture, mais surtout d’écoute », a souligné une habitante.

Une enquête ouverte pour déterminer les causes de l’incendie

Alors que les pompiers achèvent les opérations de sécurisation, une enquête a été ouverte par la gendarmerie du Var pour déterminer les causes exactes de l’incendie. Les premières constatations penchent pour une origine accidentelle, possiblement liée à un feu de broussailles ou à un incident technique. Cependant, une origine criminelle n’est pas exclue, comme l’a indiqué un commandant de gendarmerie : « Toutes les pistes sont étudiées, y compris celle d’un départ de feu volontaire. »

Les enquêteurs procèdent actuellement à des prélèvements sur place et interrogent les témoins. « Nous analysons les vidéos de surveillance, les témoignages et les traces laissées par le feu pour reconstituer la chronologie des événements », a précisé le commandant. En cas de suspicion d’incendie criminel, les peines encourues pour les responsables pourraient aller jusqu’à 15 ans de prison, en fonction des circonstances aggravantes. Les autorités appellent toute personne disposant d’informations à se manifester.

Une mobilisation locale et nationale pour venir en aide aux sinistrés

Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités locales et les associations se mobilisent pour soutenir les habitants de Cotignac. Le maire de la commune a annoncé la mise en place d’un centre d’accueil d’urgence dans la salle des fêtes, où les sinistrés pourront se voir attribuer des kits de première nécessité. La préfecture du Var a également activé un fonds d’urgence pour financer les premières aides.

Côté national, la ministre de la Transition écologique a exprimé sa « solidarité » envers les victimes et annoncé l’envoi de moyens supplémentaires pour les secours. « La France est unie face à ces épreuves, et nous ferons tout pour aider les habitants à se reconstruire », a-t-elle déclaré. Les associations comme la Croix-Rouge et Secours Populaire ont également lancé des collectes de dons en ligne et sur le terrain. « Nous avons déjà reçu des centaines de messages de soutien et des promesses de dons », a indiqué un responsable de la Croix-Rouge.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes devraient se concentrer sur trois axes principaux. D’abord, les autorités locales et les associations devraient finaliser l’évaluation des dégâts dans les prochaines 48 heures, afin de déterminer le nombre exact de logements détruits et les besoins précis des sinistrés. Ensuite, un fonds de solidarité sera probablement mis en place dès cette semaine, avec une première enveloppe de 500 000 euros annoncée par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Enfin, l’enquête sur les causes de l’incendie devrait rendre ses premiers éléments d’ici une semaine, avec des conclusions définitives attendues d’ici la fin du mois d’août.

Dans l’immédiat, les habitants de Cotignac, encore sous le choc, devront faire face à l’organisation logistique de leur relogement, le temps que les réparations des habitations encore debout soient possibles. Les autorités ont promis un accompagnement personnalisé, mais la route vers la reconstruction s’annonce longue et difficile.

Les associations locales appellent à la prudence et rappellent que les dons en nature (vêtements, couvertures, produits d’hygiène) restent les plus utiles pour l’instant. « Les besoins évoluent chaque jour, mais l’essentiel est de montrer aux sinistrés qu’ils ne sont pas seuls », a conclu un bénévole.

Plusieurs associations, dont la Croix-Rouge et le Secours Populaire, ont lancé des collectes en ligne. Vous pouvez également déposer des dons en nature (vêtements, couvertures, produits d’hygiène) au centre d’accueil d’urgence installé à la salle des fêtes de Cotignac.