Deux pétroliers ont pris feu dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars, à la suite d’une attaque présumée iranienne à proximité du port d’Al-Faw, près de Bassora, dans les eaux irakiennes du golfe Arabo-Persique, selon nos confrères de Courrier International. Des images filmées sur place et diffusées sur la chaîne YouTube du Guardian montrent une impressionnante explosion ravager l’un des navires.
D’après le média britannique, les pétroliers auraient été visés par des embarcations iraniennes chargées d’explosifs. L’attaque aurait fait au moins un mort, un ressortissant indien présent à bord de l’un des navires. Le Guardian rapporte également que 25 membres d’équipage ont été évacués par les autorités irakiennes, tandis que Bagdad a annoncé la suspension de toutes les opérations dans les ports pétroliers du pays.
Ce qu'il faut retenir
- Deux pétroliers ont pris feu dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars.
- L’attaque aurait été menée par des embarcations iraniennes chargées d’explosifs.
- Un ressortissant indien a été tué et 25 membres d’équipage ont été évacués.
- Les ports pétroliers irakiens ont suspendu toutes leurs opérations.
- Le prix du baril de pétrole a atteint 100 dollars (près de 86 euros) jeudi 12 mars.
Contexte régional
Ces incidents surviennent dans la foulée d’attaques, en partie revendiquées par l’Iran, contre trois cargos dans le détroit d’Ormuz, un corridor vital pour le transport mondial du pétrole, comme le rapporte Courrier International. L’agence de presse Reuters indique aussi qu’au moins un autre navire, un porte-conteneurs, a subi des dégâts mineurs, tôt jeudi 12 mars, au large des Émirats arabes unis.
Depuis le début de l’opération militaire israélo-américaine contre l’Iran, lancée le 28 février, l’instabilité dans le golfe Arabo-Persique et dans le détroit d’Ormuz – deux zones maritimes cruciales pour le commerce international – a déjà entraîné une baisse du trafic et une flambée des prix de l’énergie.
Conséquences économiques
Le prix du baril de pétrole a atteint ce jeudi 12 mars 100 dollars (près de 86 euros) et pourrait grimper jusqu’à 200 dollars, a averti un porte-parole du commandement militaire iranien, Ebrahim Zolfaqari, cité par la BBC. « Le prix du pétrole dépend de la stabilité régionale que vous avez déstabilisée », a-t-il ajouté dans un message adressé aux États-Unis.
Quelques heures après l’attaque, le ministère de l’Intérieur bahreïni a également signalé une frappe iranienne contre des réservoirs de carburant situés dans le gouvernorat nord du royaume, rapporte CNN. Des images diffusées par le Centre national de communications de Bahreïn montrent des pompiers luttant contre d’importantes flammes dans le dépôt touché, à Muharraq.
En conclusion, les incendies de pétroliers au large de l’Irak ont des implications régionales et économiques importantes, et la situation exige une attention vigilante pour prévenir de nouvelles crises.
