Alors que l’incendie parti de Saumos a brûlé près de 32.700 hectares et se rapproche de l’agglomération bordelaise, une question se pose : qu’est-ce qui finira par l’arrêter ? Selon Le Figaro, les précédents de 1949 en Gironde et de 2023 dans l’Evros grec permettent de comprendre comment un front cesse de progresser, bien avant que le feu soit réellement éteint.

À 30 kilomètres de Bordeaux, l’incendie parti de Saumos le 22 juillet a déjà brûlé près de 32.700 hectares, selon la reconnaissance menée au sol samedi midi. Près de 200.000 personnes ont désormais été évacuées dans le Sud-Ouest, dont 167.000 en Gironde - avec 57.000 nouvelles évacuations dans la nuit - et 30.000 dans les Landes.

Ce qu'il faut retenir

  • L’incendie a déjà brûlé près de 32.700 hectares en Gironde.
  • Près de 200.000 personnes ont été évacuées dans le Sud-Ouest.
  • La baisse des températures et la remontée de l’humidité ont permis aux 750 sapeurs-pompiers mobilisés de reprendre l’offensive.

Les précédents historiques

Les archives permettent de comprendre ce qui a fini par contenir deux brasiers hors norme : le feu de Saucats-Cestas, qui ravagea la Gironde en août 1949, et celui de l’Evros, devenu en 2023 le plus vaste incendie enregistré dans l’Union européenne depuis le début des relevés comparables.

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez se déplacera samedi au centre de coordination des secours de l’important incendie, qui a déjà ravagé 6000 hectares dans la région de Madrid.

Les défis à relever

La question de savoir ce qui finira par arrêter l’incendie est d’autant plus pressante que l’accalmie actuelle pourrait être brève : La Chaîne Météo prévoit une nouvelle vague de chaleur la semaine prochaine, susceptible de dégrader à nouveau les conditions de lutte.

Impossible de prévoir la fin d’un tel incendie. Les autorités disent envisager tous les scénarios, y compris une éventuelle évacuation de Bordeaux.

Et maintenant ?

La situation reste incertaine et les autorités restent vigilantes. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer l’évolution de l’incendie et les mesures à prendre pour protéger les populations et les territoires menacés.

En attendant, les secours continuent de lutter contre les flammes et les habitants de la région restent sous haute surveillance, dans l’attente d’une issue à ce drame qui secoue la région.